dimanche 6 mai 2007

4 écrivains que je relirais encore

Jusqu'à l'âge de 35 ans, j'ai lu avec voracité, en anglais, en francais, tout ce qui me tombait sous la main.
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Le premier livre «d'adulte» que j'ai lu? Françoise Sagan (je devais bien avoir 12 ans!). Bonjour Tristesse et Un certain sourire demeurent des livres que je n'oublierai pas. Ses autres romans m'ont moins attirée mais ces 2 premiers romans... une auteure qui savait créer une atmosphère avec de simples mots comme outils. Je relirais (et j'ai relu).
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"Quelque chose monte alors en moi que j’accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse."
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Amatrice de polars, je relirais bien la série d'Agatha Christie mais j'aime tout autant Ruth Rendell, auteure prolifique (Live Flesh a été fait en film par Pedro Almodovar) et l'autre incontournable, P.D. James. La série de Ripley, de Patricia Highsmith. En français, Boileau-Narcejac et un autre dont l'humour noir était insurpassable, Hubert Monteilhet (Les pavés du diable est épatant ou Les mantes religieuses).
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Man and His Symbols, de Carl Jung et The Power of Myth de Joseph Campbell. Je les relis souvent. Par extension (et ne rigolez pas, surtout), les livres de James Redfield et sa série sur La prophétie des Andes (que j'ai lu en anglais) m'ont plu comme lecture rapide et pas trop exigeante mais riche en synthèse de la nouvelle physique et des courants de pensée nouvel âge.
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Et la poésie d'Aragon. Et les fables de la Fontaine. Et j'en oublie tellement...
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Lorsque j'ai étudié le droit, j'ai cessé de lire pour le plaisir... horrible, mais vrai. Nous devions nous taper un 8-9 heures de lecture préparatoire tout ce qu'il y a de plus aride pour un pauvre cours minable de 3 heures et cela, à tous les jours. J'ai vite appris le sentiment de culpabilité car je ne suivais pas le rythme. À la fin de mon cours de droit, j'avais la lecture en horreur car à chaque nouveau texte que j'abordais, je pensais : Encore un autre texte obscur écrit par quelqu'un qui brille par son manque de talent pour l'écriture ou qui désire tout simplement que le lecteur ne comprenne rien à ce qu'il raconte, pour se faire valoir. Durant plusieurs années ensuite, je n'ai pas pu lire de livre pour le simple plaisir de lire car j'avais toujours l'impression de 'perdre mon temps'.
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J'ai recommencé à lire en usant de compromis... s'il y avait du 'contenu', quelque chose à y apprendre, alors je m'autorisais la lecture. Livres sur l'Art, sur l'Histoire, sur les plantes, les herbes, les recettes, les cultures étrangères... il fallait que ce soit 'productif'. Heureusement que certaines écrivaines de talent, comme Jeanne Bourin par exemple dans La rose et la mandragore, ont écrit sur les jardins!
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J'y suis revenue à la lecture maintenant. J'ai en réserve le dernier P.D. James, le livre de Saramago sur le Portugal que je lis doucement. Mais je ne lis plus avec la même voracité qu'auparavant. Je savoure par petites bouchées, un petit peu à la fois, comme pour ralentir le temps. Je suis en convalescence...
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Je n'ai évidemment pas suivi les consignes du questionnaire. Le contraire vous aurait surpris?

3 commentaires:

Gracianne a dit...

Pas trop surprise non :)
Lire par petite bouchees - je ne sais pas faire. C'est peut-etre pour ca que je relis souvent certains livres.
Les polars, c'est comme toi, je lis tout ce qui me tombe sous les yeux.

cristina a dit...

Françoise Sagan, que de souvenirs de classe...il y à longtemps!!!
Bom semana!

Mijo a dit...

Je lis avec voracité et aussi par petites bouchées.

Je lis plusieurs livres à la fois. Quand l'un d'eux me plaît énormément, je préfère le déguster par petites bouchées pour mieux l'apprécier et faire durer le plaisir. Mais souvent, je me laisse avaler toute entière par le livre pour ne plus le lâcher.

Cette voracité a un prix. Je préfère donc aller à la biliothèque. Je prends toujours le maximum de livres. J'ai toujours peur d'en manquer.