jeudi 31 mai 2007

FOND D'ÉCRAN

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Mon fond d'écran est un endroit mouvant... Il change, au gré de mon humeur, de mes pensées. Voici une image que j'ai souvent en fond d'écran. Elle m'a été envoyée par un ami, comme une énigme, sans explication aucune... Tout ce que je savais c'était que c'est au Portugal.
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Il se doutait bien que je serais intriguée. J'ai donc fait des recherches et, à peine un an plus tard, j'ai pris cette photo. Vous voyez le tout petit point blanc minuscule sur le bout de la falaise dans le haut à gauche de la première photo? Eh bien, c'est ce petit bâtiment, sur la photo d'en bas, que j'ai prise à cet endroit-là même, à l'aube.
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C'est un peu comme aller au musée, admirer un tableau et y pénétrer.
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Photo Gato Azul

mercredi 30 mai 2007

BAGEL DE MONTRÉAL - TERROIR QUÉBÉCOIS

Photo Gato Azul
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Cette recette pourrait se qualifier pour faire partie des recettes du terroir d’Elvira, tout comme le smoked meat, la tourtière, le pâté chinois, le ragoût de pattes de cochon, le pâté au saumon, le homard des Îles, les crevettes de Matane, les huîtres de Malpèque et de Caraquet, le filet de doré, la charlotte à l’érable, le beurre d’érable, la tire sur la neige, les têtes de violon… alouette!
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Si cette liste a attisé votre curiosité, consultez l’index des recettes, à droite.

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Photo Gato Azul
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Le bagel de Montréal est unique et il est différent du bagel de New York. Ce petit pain nous est arrivé à Montréal en 1919, grâce à un boulanger russe nommé Engelman. Si le bagel de Montréal se retrouve maintenant dans les boulangeries de l’Amérique du Nord, c’est en grande partie à cause de l’exode lors du mouvement de souveraineté au Québec. La population juive s’est alors déplacée vers Toronto, New York, Israël, apportant avec elle ses bagels de Montréal.
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Pourquoi sont-ils différents? Parce qu’il n’y a pas de sel dans la pâte qui contient des oeufs, que le pain est cuit dans une eau additionnée de miel avant qu’il ne soit cuit au four et qu’il est invariablement cuit dans un four à bois. Les bagels sont garnis de graines de pavot ou de graines de sésame et les puristes vous diront que toute autre variante n’est pas traditionnelle. Voici un lien vers une recette trouvée sur Internet (mais n'oubliez pas de ne pas ajouter le sel). Ou, encore, voici la recette d'Anna (La cuisine d'Anna) avec du sel et sans miel. Vous pourriez utiliser sa recette, retrancher le sel, ajouter le miel à l'eau pour pocher les bagels avant de les faire cuire et vous auriez l'authentique bagel de Montréal. Merci, Anna!
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Les Montréalais d’origine vous diront qu’il n’y a qu’un seul endroit où acheter des bagels, une petite boulangerie entièrement dédiée à la tâche située sur la rue St-Viateur, St-Viateur Bagel, ouverte 24 heures par jour, 7 jours par semaine. La quantité de bagels qu'elle produit est faramineuse!
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Photo Gato Azul
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Comment mange-t-on le bagel de Montréal? La façon la plus délicieuse, selon moi, est avec du saumon fumé, et le Bagel with Cream Cheese and Lox (bagel au fromage à la crème et au saumon fumé) est un autre monument de la culture juive à Montréal.
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Pour ce bagel, j’ai choisi du saumon sauvage Sockeye, plutôt que du Coho ou du Chinook. Le fromage à la crème que j’utilise est du Philadelphia Cream Cheese, celui-là même qui sert à faire le cheesecake traditionnel. Je l’ai agrémenté de thym citron, de ciboulette et de poivre noir fraîchement moulu. J’ai aussi ajouté ce que j’estime être un must avec le saumon fumé, des tranches fines d’oignon blanc doux, des quartiers de citron et des câpres.
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Photo Gato Azul
(je n'ai pas pu attendre la fin de la session de photo... j'ai pris une bouchée!)
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Pour assembler, je coupe le bagel en 2 tranches que je mets au grille pain. Je beurre avec du beurre salé et j’enduis de fromage à la crème. Je dispose des tranches fines de saumon fumé, j’arrose d’un filet de jus de citron et je garnis d’oignon et de câpres.
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Délicieux!
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Les recettes de nos terroirs sont souvent une façon d'aprêter les mêmes aliments de base qui circulent à travers le monde. N'eût-ce été des voyages de Marco Polo, l'Italie ne connaîtrait pas les pâtes. N'eût-ce été des explorateurs portugais, bon nombre d'épices ne nous seraient pas parvenues. N'eût-ce été de la migration des Européens au Nouveau-Monde, l'ancien ne connaîtrait pas le chocolat, le maïs, la tomate, la pétaque et j'en passe!
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Aucun d'entre nous ne vit dans un vase clos. C'est bien là la beauté (et quelquefois, le drame) de la chose.

lundi 28 mai 2007

OPÉRATION... MYSTÈRE DÉVOILÉ

Photo Gato Azul
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Voici venu le moment de dévoiler le mystère de ce que nous faisons... Temps de sortir les fleurs pressées, les fournitures et de s'amuser un peu...
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Les 2 cadres sur le pupitre ont été faits il y a 10 ans. Les couleurs se sont estompées et je veux rafraîchir tout ça... Et puis il y a tant de myosotis et de petits trésors au jardin...
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Voici ce que nous allons faire, si vous le voulez bien... un coeur en fleurs.
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Photo Gato Azul
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Il faudra que je traite mon assemblage comme une aquarelle, une fois qu'il sera terminé. Ne pas le mettre à la lumière directe du soleil ou du grand jour, pour préserver les couleurs le plus longtemps possible. Je m'assure aussi qu'il est protégé par une vitre.
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Photo Gato Azul
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Je commence par étaler mes trésors... Je coupe le papier à aquarelle au format voulu...
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Photo Gato Azul
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Je mets un peu de colle blanche sur la veine de la feuille, à l'endos... Puis je la place sur la feuille. J'estompe avec un papier mouchoir pour presser et fixer et enlever l'excédant de colle...
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Photo Gato Azul
(pas facile de prendre une photo pendant qu'on travaille... c'est flou!)
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Je corrige la forme du coeur en y ajoutant des alyssums aériens et blancs... Je me sers de la vieille pince à sourcils...
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Photo Gato Azul
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Avant d'enduire de colle, je dispose pour 'organiser' mon arrangement...
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Photo Gato Azul
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Je superpose, j'agence, je dessine avec les fleurs...
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Photo Gato Azul
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Voici des fleurs...
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous...
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Verlaine

samedi 26 mai 2007

ROSA'S SUNDAY BRUNCH MEME

Photo Gato Azul
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La radieuse et très vivante Rosa de Rosa's Yummy Yums m'a demandé de vous raconter mon petit-déjeuner, ou mon brunch, de fin de semaine. Puis, douce Gracianne a fait de même...
Radiously vibrant Rosa from Rosa's Yummy Yums asked me to talk about my weekend breakfast or brunch. Then, sweet Gracianne did the same...
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Photo Gato Azul
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Invariablement, si le temps est beau le samedi matin en été, je commence la journée en faisant un petit tour dans le jardin... Et je cueille un bouquet de fleurs.
Invariably, if the weather is nice on summer Saturday mornings, I start the day by making the rounds in the garden. And I pick a bouquet of flowers.
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Photo Gato Azul
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Tout arrive en même temps ces jours-ci. Le sureau est en fleurs.
Everything is happening at the same time these days. The elderflowers are blooming.
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Photo Gato Azul
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Il neige des pétales de pommier.
It's snowing apple blossoms.
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Photo Gato Azul
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L'été, je prends mon petit-déjeuner sur la véranda. Du coin repas, c'est le point de vue sur une partie du jardin.
Summer mornings, I breakfast on the verandah. From the table, this is the view on part of the garden.
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Photo Gato Azul
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Voici le coin repas. J'ai dû y installer un rideau pour nous protéger du soleil à l'heure du dîner. Le matin, nous sommes à l'abri d'une lumière trop vive et je le referme. Puisque je me lève tôt, mes compagnons sont les livres et les oiseaux.
Here's the corner where we eat our meals. I had to put up a curtain to protect us from the sun's rays at dinnertime. Mornings, the light is softer and I set it aside. Since I'm up early, I breakfast with books and birds.
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Photo Gato Azul
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Ces jours-ci, je suis choyée. Une amie tout aussi passionnée de broderie au point de croix que moi m'a prêté de merveilleux livres.
These days, I'm spoiled. A friend who is just as fanatic about cross stitching has lent me some marvelous books.
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Photo Gato Azul
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Des fleurs de pommier, du myosotis, du lilas, une des dernières tulipes au jardin, un bouquet tout en douceur printannière.
Apple blossoms, forget me nots, lilac, one of the last tulips from the garden, a bouquet all in springtime softness.
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Photo Gato Azul
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J'aime le bleu.
I love the color blue.
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Photo Gato Azul
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Un livre de Roger Vergé sur les légumes. Un merveilleux livre sur des broderies de chat au point de croix de Marie-Thérèse Saint-Aubin - des designs minimalistes et très rafffinés.
A vegetable recipe book from Roger Vergé. A wonderful book on cross stitched cats by Marie-Thérèse Saint-Aubin - very minimalist designs which are truly sophisticated.
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Photo Gato-Azul
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Je commence avec le yaourt à l'érable. Les pétales de fleurs de pommier se sont déposées sur le dessus avec la brise. Elles sont comestibles.
I start with maple yogourt. The apple blossom petals blew on top with the breeze. They are edible.
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Photo Gato Azul
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Le must, un bol de café au lait. J'aime ce bol qui m'a été offert par ma belle-soeur, orné de points de croix.
I have to have some café au lait. I love this bowl given to me by my sister-in-law, decorated with cross stitches.
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Photo Gato Azul
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Symphonie en bleu.
Symphony in blue.
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Photo Gato Azul
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Cette assiette bleue de la faïencerie Bordallo Pinheiro au Portugal, ornée de coquillages, me fait penser aux vacances dans le Maine au bord de l'océan, aux bleuets (myrtilles)...
This blue plate from Bordallo Pinheiro in Portugal, decorated with sea shells, makes me think of seaside vacations in Maine, of blueberries...
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Photo Gato Azul
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La glaçure est impeccable. Il faudra y mettre... des crêpes américaines (flapjacks, griddle cakes, pancakes) aux bleuets!
The glaze is perfect. I'll have to put some blueberry pancakes on it!
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Photo Gato Azul
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Blueberry Griddle Cakes
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Ingrédients - Ingredients
  • 2 tasses de farine tout usage - 2 cups all purpose flour
  • 3 c. à thé de poudre à pâte - 3 teaspoons baking powder
  • 1/4 tasse de sucre (ou Splenda) - 1/4 cup sugar (or Splenda)
  • 1 c. à thé de sel - 1 teaspoon salt
  • 1/2 c. à thé de cannelle moulue - 1/2 teaspoon ground cinnamon
  • 1 1/2 tasse de lait - 1 1/2 cup milk
  • 1/4 tasse de shortening, fondu - 1/4 cup shortening, melted
  • 2 oeufs, légèrement battus - 2 lightly beaten eggs
  • 1 1/4 tasse de bleuets frais - 1 1/4 cup fresh blueberries
Karine me demande ce qu'est le shortening. En général, c'est un gras tout végétal semi-solide (du Crisco, par exemple) hydrogéné. Le beurre, par exemple, est une forme de shortening. Si vous ne trouvez pas de shortening Crisco chez vous, utilisez une huile liquide 100% végétale ou même, à la rigueur, du beurre fondu. Je ne traduis pas cette note, les Américains sauront tout de suite ce qu'est le shortening.

Méthode - Method

Mélanger la farine, la poudre à pâte, le sucre, le sel et la cannelle. Ajouter le lait, le shortening et les oeufs. Mélanger rapidement et ajouter les bleuets. Mettre 1/4 de tasse du mélange dans une poêle beurrée très chaude. Cuire jusqu'à ce qu'il y ait des petits trous qui se forment à la surface de la crêpe, retourner et cuire l'autre côté. Ne retourner qu'une fois.
Mix flour, baking powder, sugar, salt and cinnamon. Add milk, shortening and eggs. Mix lightly and stir in blueberries. Spoon batter onto a lightly buttered hot griddle or frying pan. Cook until small bubbles appear on the surface, turn and cook the other side. Turn only once.
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Servir avec des saucisses de porc et du sirop d'érable.
Serve with breakfast sausages and maple syrup.
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Photo Gato Azul
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Même si les samedi matins ne sont plus les mêmes depuis que je travaille à la maison (j'ai beaucoup de traduction à faire les fins de semaine), j'ai tout de même l'impression d'être en congé. Mais, ce matin, j'ai du boulot...
Even though Saturday mornings are not the same since I work at home (I get lots of translation work to do over weekends), I still have the feeling that I'm on holiday. But then, this morning, I've got some work to do...
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Photo Gato Azul
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Voici l'autre coin de la véranda. Les treillis ont été installés pour que le coin soit plus abrité.
Here's the other side of the verandah. The trellises were put up to make the area more sheltered.
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Photo Gato Azul
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Temps d'enlever mes chaussures...
Time to kick off my shoes...
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Photo Gato Azul
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De mettre un peu de musique...
To put some music on...
...
Photo Gato Azul
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Et de me mettre au travail. Si je lève les yeux, voici ce que j'aperçois...
And get to work. If I happen to glance up, here's what I see...

vendredi 25 mai 2007

WAOOOUUUWWW!

Pas de photos...
Pas de dissertation...
Rien que ce simple mot....
WAOOOUUUWWW !
31 degrés celsius!
Ça embaume le lilas!
C'est merveilleux!
La vie est belle!

La nuit est tombée,
La brise fait tinter le carillon
Sur un arrière-fond sonore
De bruissement de feuilles
Oui, oui, des feuilles, des vraies!
Il y aura peut-être un orage
Si c'est le cas, tant mieux
J'aime les orages d'été


jeudi 24 mai 2007

OUF!

Photo Gato Azul
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C'est fait! Ou presque... Il ne reste qu'à nettoyer la terre qui traine partout, laver le plancher, prendre un looooooonnnnnnnngggggggg bain et récurer mes ongles!
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Photo Gato Azul
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J'ai installé la gloire du matin. Bientôt de grands plants de Queen Ann's Lace l'entoureront, car ces petites pousses de plantes ne sont surtout pas des mauvaises herbes, ou si peu...
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Photo Gato Azul
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Un geranium dans une urne murale mexicaine...
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Photo Gato Azul
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L'hibiscus qui a passé l'hiver à l'intérieur est monté en orgueil. Une fois qu'il aura fleuri, il sera rabattu sévèrement. Il a de la compagnie, j'ai placé quelques annuelles pour conserver l'humidité...
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Photo Gato Azul
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Deux buissons d'hibiscus rouges montent la garde... Demain, c'est opération balai. Il y a de la terre partout!
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Photo Gato Azul
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Le laurier rose est heureux d'être dehors. Il commençait à perdre sérieusement ses feuilles. De l'alyssum et quelques petunias feront un tapis d'humidité.
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Photo Gato Azul
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Un porte revue vient d'être recyclé. J'y ai mis mes fleurs comestibles...
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Photo Gato Azul
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Des pensées comestibles et un plant de capucines au pied du romarin qui a très bien survécu à l'hiver.
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Photo Gato Azul
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Des pensées, des oeillets de poète, des capucines, des géraniums, autant de jolies fleurs colorées pour agrémenter la salade... Puisque ce n'est pas moi qui les ai fait pousser, j'attends la deuxième floraison pour les manger. Je ne mets que de l'engrais pour les plantes comestibles. Quant au producteur, je n'ai aucune garantie de ce qu'il a pu utiliser... Mieux vaut être prudente.k

Photo Gato Azul
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Les fleurs ont survécu au traumatisme de la transplantation après une bonne nuit au calme et à l'humidité.
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Photo Gato Azul
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Le pommetier et le lilas rivalisent avec les jardinières.
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Moi porter des gants quand je jardine? Jamais! Vivement le bain et la brosse!
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mercredi 23 mai 2007

PETITE BALADE AU JARDIN

Photo Gato Azul
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La journée a plutôt bien débuté... Il faisait beau soleil, le temps était doux, j'ai fait un peu de traduction sur la véranda en sirotant mon café au lait... le chant des oiseaux se mêlait aux sons de Weiss et de Bach...
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Aille! Arrêtez! Aille! Ouille! Ne me jetez plus de cailloux! STOP!
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;-D
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Photo Gato Azul
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Au milieu de l'après-midi, j'ai été faire un petit tour au jardin. J'y ai trouvé des merveilles! Une petite violette se cache sous les feuilles du muguet...
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Photo Gato Azul
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Des petites violettes sauvages peuplent la pelouse (qui pousse, qui pousse...). Je vous fais grâce des pissenlits vigoureux, tout le monde connaît.
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Photo Gato Azul
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un tapis de myosotis... faites-vous vos cueillettes?
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Photo Gato Azul
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Le pommetier décoratif est en fleurs et l'ange veille...
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Photo Gato Azul
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Je devrai couper la moitié de l'arbre qui dépérit sévèrement. Heureusement que l'autre côté est vigoureux...
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Photo Gato Azul
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Au grand dam des voisins, citadins habitués aux jardins bien rangés et impeccables, nous gardons un acre à l'état presque sauvage. Nous coupons l'herbe mais les fleurs et les arbres y poussent presque librement. C'est un oasis, comme la campagne doit l'être. Le pommier est en fleurs. Le cerisier a déjà fleuri. Nous n'avons jamais goûté à une cerise provenant de cet arbre en 30 ans... les oiseaux sont plus rapides que nous et vont même jusqu'à s'y percher des journées entières en attendant que les cerises soient mûres!
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Photo Gato Azul
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Merveilleusement délicat et sublime.
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Photo Gato Azul
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À mes pieds, des fleurs de fraisiers sauvages se cachent dans l'herbe...
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Photo Gato Azul
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Puis ce matin, j'ai planté la jardinière de légumes dépannage pour la véranda... quelques plants de laitue, un plant de tomates cerises se sont ajoutés à la jardinière de fines herbes et au romarin. Je place la jardinière et l'urne sur un support avec des roues qui me permet de déplacer au gré du soleil.
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Ce soir, à la tombée du jour, opération jardinières... On est à tondre l'herbe, ça sent le gazon coupé, une odeur incomparablement verte.

SMOKED MEAT et MONTRÉAL

Photo Gato Azul
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Le smoked meat est une méthode de préparer la poitrine de boeuf qui tire son origine dans la cuisine des Juifs de l'Europe centrale et qu'on associe très souvent avec la ville de Montréal. En fait, le Montreal Smoked Meat ressemble au pastrami ou au corned beef, à la façon de New York, mais pas tout à fait... le smoked meat est unique et tout à fait montréalais.
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Voici ce qu'en dit Wikipedia...
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Un sandwich à la viande fumée, parfois appelé un smoked meat, est un mets québécois. Il s'agit d'un style montréalais de corned beef, bien qu'il y ait une différence significative entre les deux. Le style et la saveur ressemblent aussi au pastrami... Beaucoup de gens viennent de partout pour aller en pélerinage dans les restaurants de viande fumée les plus célèbres de Montréal afin d'emporter des coupes de viande fumée assurant une année de dégustation... On trouve aujourd'hui la viande fumée partout au Québec et non plus seulement dans la région de Montréal. Sa popularité augmente d'ailleurs à l'extérieur du Québec...

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Ce sont les Juifs ashkénazes qui préparaient le boeuf ainsi et, lors de la vague d'immigration au 19e des Juifs provenant de Bessarabie et de Roumanie, le mets fut importé à Montréal.
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La pièce de boeuf est fumée, épicée et assaisonnée presque comme un corned beef. Ce qui fait la différence avec le corned beef, la pièce de boeuf et les épices utilisées.
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Quelques établissements sont des musts si l'on visite Montréal (et les touristes qui le savent ne ratent pas l'occasion)... Dunn's, le Main Deli, Lester's, le Snowdon Deli, Schwartz et, jusqu'à tout récemment, Ben's.
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La poitrine de boeuf, une fois aprêtée, est tranchée en de fines tranches et empilée généreusement sur du pain de seigle bien frais. Le pain est enduit de moutarde jaune (j'ai essayé un peu de moutarde de Meaux ce soir - la moutarde jaune est meilleure, plus piquante, avec le smoked meat). Puis, il faut des dill pickles, des cornichons à l'ail et à l'aneth, casher, si possible. Et un Cherry Coke, un coca avec du sirop de cerises. D'autres y ajouteront une salade de choux vinaigrée et des frites.

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C'est très salé, fumé, épicé avec un goût d'ail prononcé. C'est unique et c'est délicieux!
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Les oignons rouges marinés que j'ai pris au marché sont délicieux, aussi. Croustillants et sucrés.
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Ce soir, traffic aérien intense dans le ciel au-dessus de la maison et ces étranges chemtrails. Certains disent que l'épidémie d'asthme peut être associée à ces étranges traînées qui sont apparues dans nos cieux au cours des dernières années. Ce ne sont certainement pas des traînées de condensation laissées par les avions car, comme nous le savons tous, la condensation s'évapore...
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Jetez un coup d'oeil régulièrement à votre ciel... remarquez-vous ces traînées et ces formes étranges chez vous? Qu'en est-il? De quoi s'agit-il?

mardi 22 mai 2007

visite éclair au marché

Photos Gato Azul, tous droits réservés
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J'avais termné la traduction. Il faisait enfin soleil et presque doux à 14 h. J'ai donc sauté dans la voiture pour faire une visite éclair au marché, à Montréal. Une petite heure et demie de route, mais pour le Québec, c'est juste à côté...
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Le marché Jean-Talon, à Montréal, est le plus grand marché à ciel ouvert en Amérique du Nord. Mais il y en a d'autres dans la ville. Celui que je préfère est le marché Atwater, près du canal. Premièrement, parce que je le connais comme le fond de ma poche. Les vendredi soirs, lorsque j'étais jeune, nous y allions pour faire le plein chez le boucher car, à l'intérieur, à l'étage, il y a de nombreux étals de boucherie, tous plus appétissants les uns que les autres. Pour le poisson, nous nous approvisionnions chez Waldman's, près du quartier portugais.
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Ensuite, j'aime le marché Atwater parce qu'il est plus chaleureux, plus petit. On vient à connaître les marchands, qui sont moins nombreux qu'au marché Jean-Talon.
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Enfin, c'est beaucoup plus près pour moi car c'est juste à côté du pont Champlain. Je n'ai pas à traverser la ville pour m'y rendre.
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C'était, en fin de semaine, la folie collective. Tous les Québécois participent à cette euphorie. C'est le temps de fleurir parterres et balcons. Les marchands de fleurs attendaient le stampede.
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Fleurs de toutes sortes, paniers déjà faits, jardinières, pots à planter en terre...
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même des bougainvillées, des dahlias, des roses en fleurs, des calla (la petite variété, vivace dans notre région)...
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têtes de violon, fraises et asperges importées... patience, les nôtres s'en viennent... un artisan, maître de la conserve et des produits régionaux, dont les produits sont absolument divins (presque comme les miens ;-D)...
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un comptoir de champignons, du sorbet à faire rêver, encore de ces merveilleuses conserves, le marchand de pizzas, calzones et paninis...
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il était 16h et je n'avais pas déjeuné...
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caissettes d'annuelles, jardinières suspendues, marchand de fines herbes, gardenia sur le point de fleurir, gloires du matin...
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tarte au sirop d'érable et à la crème...
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mes achats de fines herbes, basilic pourpre, estragon, menthe chocolat, mélisse, thym citron, sauge ananas, caissette de laitues mixtes et le romarin que j'avais déjà (je l'entre à l'intérieur l'hiver et il y a survécu)...
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mes coups de coeur pour les boîtes à fleurs et pour le jardin. Une gloire du matin absolument ravissante qui ornera la colonne en pierres à l'entrée de la propriété, des pétunias triples qui me font penser à des pompoms, des phlox annuels parce qu'on les appelle des Louises, des impatiens doubles qui se déguisent en rosettes, des cosmos miniatures, des pensées multicolores, un lantana jaune, les fines herbes...
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des bok choy miniatures pour un éventuel sauté au boeuf à la chinoise, des oignons rouges marinés (par simple curiosité), des haricots fins (importés), une tarte au sirop d'érable que nous partagerons avec mon frère et sa compagne...
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J'étais arrivée tard, les marchands commençaient tranquillement à fermer leurs étals, c'était le temps de rentrer et je n'avais toujours pas visité les bouchers, les boulangers, les fromagers, le marchand de vin (commerce d'État), l'épicerie fine, la brûlerie de café... Avant de prendre la route du retour, un bref arrêt chez Dunn's au centre-ville pour y prendre du smoked meat (boeuf fumé) et du pain de seigle... une spécialité bien Montréalaise, les New Yorkais se déplaçant jusque vers Montréal simplement pour manger un bon smoked meat. On le déguste avec des cornichons casher à l'ail et à l'aneth... je vous montrerai ce que ça donne comme sandwich...
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Il fait plus chaud à Montréal. C'est une île baignant dans le Fleuve et le climat y est un peu plus doux (zoné différemment pour la culture des végétaux). Les pommiers étaient en fleurs. En voici un que j'ai croisé sur ma route.
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L'explosion de couleurs, d'odeurs, de saveurs commence. Le printemps, lorsqu'il démarre au Québec, est comme nulle part d'autre au monde. C'est l'exubérance, un festival de couleurs et de fleurs.

samedi 19 mai 2007

TERROIR DU QUÉBEC POUR ELVIRA

Photo Gato Azul, tous droits réservés/all rights reserved
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REGIONAL QUEBEC RECIPE FOR ELVIRA
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Querida Elvira (de l'incontournable Tasca da Elvira au Portugal) nous convie à proposer des recettes de nos terroirs respectifs d'ici le 17 juin prochain. Or, mon terroir ne prendra pas son envol maraîcher avant la fin juin. D'ici là, c'est la quasi-disette en ce qui concerne fruits et légumes frais du terroir.
Dear Elvira (from the must-see Tasca da Elvira blog in Portugal) asked us to submit recipes using local produce before next June 17th to illustrate our regional cuisine. Well, fresh local produce is a scarcity in my neck of the woods and it won't appear in the fresh produce department until the end of June. Until then, it's virtually a no-show for fresh local fruit and vegetables.
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Au risque de susciter l'opprobre de certains blogueurs qui lancent, ex cathedra, que c'est un crime méritant le pire des châtiments que de consommer des produits importés des autres régions/pays (;-D), je vous présente quelques produits, certes québécois, mais dont quelques uns sont «importés» dans ma région. Où j'ai pu, j'ai pris du local.
At the risk of stirring indignation from some bloggers who preach that it's a capital offence warranting the vilest punishment to eat produce imported from other areas/countries (;-D), I'd like to propose some produce, certainly from Quebec, but some of which are 'imported' into my area. Wherever I was able to, I used local produce.
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Commençons par les tulipes... plus local que ça? Impossible! Elles viennent de la platebande à côté de la porte d'entrée. Certifiées biologiques, par surcroît! Elles sont comestibles et ont un petit goût qui s'apparente à celui des pois mange-tout. Il faut bien les laver, puis retirer pistils et étamine.
Let's start with the tulips ... closer to home? Impossible! They come from the flower border next to my front door. Certified organic, as a bonus! They are edible and taste a bit like snow peas. They need to be well washed and have their pistils and stamen removed.

La ciboulette, quant à elle, a été fraîchement cueillie dans la platebande derrière la maison. La menthe, le basilic, le thym citron ont été prélevés dans ma boîte d'herbes de «dépannage» sur la véranda, à 2 mètres de la cuisinière (électrique - une énergie propre et renouvelable, tout ce qu'il y a de plus écolo).
As for the chives, they're freshly picked in the flower border at the back of the house. Mint, basil and lemon thyme were harvested in the flowerbox filled with 'last-minute herbs' on the verandah, a short 6 feet walk from the stove (an eletric range - renewable and clean energy, very green).
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Les feuilles de fougère à l'autruche (non comestibles mais tellement jolies pour émuler la laitue qui ne pousse pas encore ici) sont locales aussi. Les tulipes devant la maison s'y cachent. Les crosses de fougères à l'autruche proviennent du marchand de légumes au village (je ne m'aventure pas à cueillir les crosses de fougères au jardin... une erreur est si vite arrivée, ce qui aurait des conséquences fâcheuses... pour moi). Certaines personnes de la région «harcèlent» le propriétaire du marché de fruits et légumes pour l'inciter à s'approvisionner chez les cultivateurs locaux.
The ostrich ferns (non edible but so lovely to emulate the lettuce which hasn't started to grow) are local too. The tulips in front of the house hide in them. The fiddleheads (ostrich fern shoots) come from the greengrocer in the village (I wouldn't even attempt at picking them in my garden ... mistakes are so easily made with unfortunate results ... for me). Some the of the locals harrass the greengrocer so that he stocks up from local producers.
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Photo Gato Azul, tous droits réservés/all rights reserved
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Les crevettes de Matane (ce sont de petites crevettes pêchées sur les bancs de crevettes près de Sept-Iles, sur le fleuve Saint-Laurent, sont quant à elles décortiquées à Matane. Elles ont un goût d'une douceur incomparable, elles sont presque sucrées. Lorsque j'habitais à Sept-Iles (il y a moult années) on pouvait obtenir un sac de 2,5 kilos pour 0,25 $. On devait toutefois procéder à les décortiquer nous-même. Peu importe, ça en valait la peine. Le prix a quelque peu grimpé, il en faut maintenant 18 $ pour un kilo (même prix que le homard en période de festival).
The Matane prawns (tiny prawns fished off the coast near Sept-Iles on the St. Lawrence) are shelled in Matane. They have an incredible taste, nearly sweet. When I used to live in Sept-Iles (many years ago) we could get a 5 pound bag for a quarter. We had to shell them ourselves but so what, they were well worth it. The price has gone up a bit, the same quantity sells for roughly $9 a pound (same price as the lobster when it's in season).
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Le homard, quant à lui, nous arrive des Îles-de-la-Madeleine, dans l'estuaire du Saint-Laurent. La saison de pêche au homard dans cette zone est maintenant ouverte. Il faut en profiter... nous sommes bénis des dieux.
The lobster comes from Îles-de-la-Madeleine in the St. Lawrence Estuary. It's lobster fishing season now in that region. We have to take advantage of the bounty ... We are blessed by the Gods.
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Nous ne produisons pas de citron au Québec... j'ai donc utilisé ma fine herbe préférée (parmi tant d'autres), le thym citron, pour remplacer (avantageusement) le citron. Pas de sel, non plus. J'utilise de la fleur de sel de l'Algarve. Le poivre? Du poivre long, cette fois-ci, qui n'est franchement pas local du tout.
We never grow lemons in Quebec ... So I used one of my favorite herbs (amongst many), lemon thyme, to replace (advantageously) fresh lemons. No salt either. I use fleur de sel from the Algarve. Pepper? Long pepper this time, which is really not local at all.
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La crème que j'utilise provient d'une laiterie locale - dont je tairai le nom afin de protéger ma source d'approvisionnement puisqu'il faut parfois taire les bonnes adresses - c'est un établissement d'exception. Le troupeau laitier est nourri exclusivement au soja, ce qui donne aux produits laitiers les mêmes propriétés anticancérigènes (études médicales à l'appui) que le soja.
The cream I use comes from a local dairy (I won't mention its name to protect my source since it's sometimes a good idea to not divulge good addresses - this dairy is exceptional). The dairy herd is fed exclusively with soya and the dairy produce have the same anti-cancer properties (medically proven) as soya.
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Les autres produits sont du supermarché local (l'un de plusieurs établissements au village).
The other ingredients come from the local grocery store (one of many in the village).
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Voici donc ma recette printanière, avec les moyens du bord, pour le jeu d'Elvira...
So here's my springtime recipe, using whatever I could find locally, for Elvira's game ...
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Tulipes printanières farcies
aux fruits du Saint-Laurent

et salade de têtes de violon
Spring Tulips Garnished
With St. Lawrence Seafood
and Fiddlehead Salad
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Ingrédients (pour 2 personnes)
Ingredients (for 2)
  • 8 tulipes fraîchement cueillies, lavées, pistils et étamine enlevées, conservées tige à l'eau jusqu'à ce qu'elles soient utilisées. 8 freshly picked tulips, well washed, pistils and stamen removed, reserved with their stem in some water until they are used.
  • 500 g de crevettes de Matane (ou de crevettes nordiques), cuites et décortiquées. 1 pound of Matane prawns (or Nordic shrimp)
  • 500 g de homard cuit et décortiqué 1 pound of cooked and shelled lobster meat
  • 2 tasses de têtes de violon (vous pourrez remplacer par des asperges vertes) 2 cups of fiddleheads (you can replace these with green asparagus)
  • Crème champêtre (15%) Dairy cream (15%)
  • Moutarde de Dijon Dijon mustard
  • Sauce cocktail pour les fruits de mer (j'ai utilisé Cross & Blackwell) Seafood cocktail sauce (I used Cross & Blackwell)
  • Herbes fraîches : thym citron, ciboulette, menthe, basilic Fresh herbs: lemon thyme, chives, mint

Méthode
Method
  • Crevettes à la menthe/Minted Prawns. Prendre la moitié des crevettes, y ajouter de la mayonnaise et mélanger. Assaisoner de menthe ciselée, de sel de mer et de poivre long. Farcir 2 tulipes. Take half of the cooked and shelled shrimp, add a touch of mayonnaise and mix well. Season with chopped mint. Garnish 2 tulips
  • Crevettes au basilic/Basil Prawns. Prendre l'autre moitié des crevettes, y ajouter de la mayonnaise et de la sauce cocktail aux fruits de mer (sauce rouge piquante) et mélanger. Ajouter du basilic ciselé, du sel et du poivre long. Farcir 2 tulipes. Take the remaining half of the prawns, add a touch of mayonnaise mixed with some cocktail sauce and mix well. Add chopped basil. Garnish 2 tulips.
  • Homard au thym citron/Lemon Thyme Lobster. Prendre la moitié du homard coupé en morceaux de 1,5 cm, y ajouter de la mayonnaise et mélanger. Ajouter du thym citron, du sel de mer et du poivre long. Farcir 2 tulipes. Take half of the lobster meat cut into 1-inch pieces, add a touch of mayonnaise and mix well. Season with lemon thyme leaves, sea salt and ground long pepper. Garnish 2 tulips.
  • Homard à la ciboulette/Chive Lobster. Prendre l'autre moitié du homard, y ajouter de la mayonnaise et de la sauce cocktail pour fruits de mer (sauce rouge piquante) et mélanger. Assaisonner de ciboulette ciselée, de sel et de poivre long. Farcir 2 tulipes. Take the remaining half of the diced lobster meat, add a touch of mayonnaise mixed with cocktail sauce and mix well. Season with sea salt, ground long pepper and chopped chives. Garnish 2 tulips.
  • Salade de crosses de fougères/Fiddlehead Salad. Nettoyer les crosses de fougères, les cuire à l'eau bouillante salée pendant 15 minutes, puis les refroidir immédiatement à l'eau froide. Dans un bol, mélanger 1/4 de moutarde de Dijon pour 3/4 de crème champêtre. Saler, poivrer et ajouter du thym citron. Verser sur les têtes de violon dressés sur un plat de service. Clean the fiddleheads and cook them in salted boiling water for 15 minutes then cool them immediately in iced water. In a bowl, mix 1 part Dijon mustard for 3 parts of cream. Season with salt, pepper and lemon thyme. Drizzle over the fiddleheads set on a serving platter.
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Pour accompagner le repas (ou la lecture de ce billet) un peu de musique d'un artiste originaire de mon coin de pays, tout ce qu'il y a de plus local (à 3 km d'ici)... In the mood for a bit of music while you enjoy your tulips (or read this post) from a local boy who hails from just a few miles away from my home?...

Garou + Céline Dion (CLICK).
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Pour plus de recettes du terroir québécois, consultez l'index des recettes en cliquant sur le lien en haut de la page, à droite.
For more recipes from Quebec, there's a link on the right at the top of the page that will take you to the list of my recipes. Any recipe you're interested in will be happily translated should you request it. Just send me an email.

vendredi 18 mai 2007

opération mystère no 6

Photo Gato Azul
Mise en place
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Vous avez maintenant compris la «technique», il est temps de vous en dévoiler un peu plus sur notre petit jeu... Non, Tiuschia, ce n'est pas un herbier, quoique ce pourrait l'être. C'est vous qui déciderez...
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Photo Gato Azul
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Il vous faut donc du papier de bonne qualité, sans acide, qui réagit bien à l'humidité. Le mieux que j'aie trouvé c'est du papier à aquarelle. J'ai aussi trouvé ces jolies cartes avec du papier à l'aquarelle que l'on fixe dedans. La page du dessus a un joli ovale découpé... C'est à vous de jouer pour dénicher ce qui vous plaira...
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Pour ma part, j'aime bien la couleur coquille d'oeuf. Encore là, vous déciderez...
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Photo Gato Azul
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Puis, il vous faudra de jolis cadres, anciens ou neufs, de la grandeur que vous voulez, dorés ou non... Vous déciderez... prenez ce que vous trouvez joli, ou qui vous rappelle un bon souvenir, ou... Mais ils doivent avoir une vitre.
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Et (parce que je n'ai pas encore été faire mes achats, je n'ai pas de photo) une Marie-Louise qui fait dans votre cadre, de la teinte que vous voudrez), pour faire joli.
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Et des pinces à sourcils (prenez votre paire de pinces éraillées dont vous ne vous servez plus). Et des petits cure-dents en bois. Et vous aurez besoin aussi d'une boîte de papiers mouchoirs...
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Oh, et j'oubliais! De la colle à papier. La bonne vieille colle blanche faite à la farine et à l'eau. Pas la nouvelle en bâton. Rien de chimique non plus. Ici, on l'appelle la colle blanche Lepage...
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Bonnes trouvailles et/ou achats! La suite lorsque mes végétaux seront secs, dans 4-5 jours. Et entre temps, n'oubliez pas de continuer vos récoltes et vos pressages de fleurs et de feuilles.

opération mystère no 5

Photo Gato Azul
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Un peu de sommités fleuries d'alyssum.
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Photo Gato Azul
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Des fleurs de verveine, séparées, que l'on coupe au ras des pétales...
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Cette fin de semaine, congé férié au Québec. Pour certains, c'est la fête de la Reine (Victoria!). Pour d'autres, celle de Dollard DesOrmeaux (explorateur québécois). Peu importe, c'est l'occasion traditionnelle pour fleurir jardins et balcons. Une véritable folie collective après un long hiver dans la grisaille. Le Québec fleurit ses balcons et ses parterres.
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A moins qu'il n'y ait un changement drastique dans la température, la mode sera à l'anorak et aux bottes de caoutchouc.
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Moi, j'ai du travail... l'équivalent d'une semaine de traduction à rendre mardi matin. Je ne me plaindrai donc pas du temps qu'il fait. Carpe diem.

LOS TACOS! OLÉ!

Photo Gato Azul
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Pas le temps ni l'énergie pour mijoter? Une salsa, des tacos, du steak haché assaisonné, un peu de fromage cheddar ou Monterey Jack (facultatif) et l'affaire est chocolat! Tout le monde mange avec ses doigts, ça dégouline partout, les enfants sont ravis et ils mangent tout plein de légumes. Party time! Olé!
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Photo Gato Azul
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Pour faire la salsa, il vous faudra une grosse tomate bien mûre, des oignons verts, un petit oignon blanc doux, du poivron rouge, du poivron orange à défaut d'avoir une mangue bien mûre qui s'ennuie au frigo. Un peu de jus de tomates, du tabasco ou du piri-piri (au goût et au niveau de votre tolérance du piquant), du sel et du poivre, un filet de jus de citron ou de lime. Couper tous les légumes en dés, ajouter l'assaisonnement puis le jus de citron ou de lime. Bien mélanger. Si vous avez de la coriandre fraîche, ciselez-en dans la salsa.
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Photo Gato Azul
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Pour le steak haché :
  • 500 g de steak haché
  • 1 c. à s. de poudre de piment chili
  • 1/4 c. à café. de poudre d'ail
  • 1/4 c. à café de poudre d'oignon
  • 1/4 c. à café d'origan séché
  • 1/2 c. à café de paprika
  • 1 1/2 c. à café de poudre de cumin
  • 3-4 ou même 5 gouttes de tabasco ou de piri piri
  • 1 c. à café de sel de mer
  • 1 c. à café de poivre noir fraîchement moulu
  • 12 coquilles de tacos au maïs séchées (compter 2-3 coquilles par personne)

Faire bien cuire le steak haché dans une poêle. Lorsqu'il est cuit et bien défait, ajouter les épices et assaisonnements. Mouiller avec 1/2 verre à vin d'eau et laisser mijoter jusqu'à ce que le liquide soit absorbé. C'est prêt!


Photo Gato Azul
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Dresser les coquilles à tacos avec un triangle de fromage cheddar orange en tranches ou du Monterey Jack tranché finement. Chacun se sert de steak haché assaisonné chaud (qui fera ramolir le fromage) puis de salsa. C'est tout!
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Photo Gato Azul
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Ça fait crounch, c'est piquant et goûteux, c'est de la malbouffe absolument saine. C'est un repas complet. Et il n'y aura pas beaucoup de vaisselle ou de rangement pour les mamans bien fatiguées après de longues réunions embêtantes.

jeudi 17 mai 2007

opération mystère no 4

Photo Gato Azul
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Voici les fougères qui ont bien profité depuis la semaine dernière. Elles ne sont pas encore à leur taille maximale. Ce sont vraiment parmi mes plantes préférées, les fougères à l'autruche.
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Photo Gato Azul
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D'ici 4-5 jours, le muguet sera en fleur.
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Photo Gato Azul
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Ma fine herbe préférée, avec le thym citron et l'estragon... la ciboulette toute jeune a un goût incomparable!
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Le myosotis s'installe. Ce sont les premiers plants... ailleurs au jardin, ils font de véritables tapis. J'ai du pain sur la planche avec les petits ciseaux...
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Photo Gato Azul
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Voilà ma maigre récolte (je suis entrée au pas de course - la bruine était froide et j'avais les orteils gelés). L'achillée a grandi. Elle n'est pas à sa taille maximale, mais c'est suffisant pour mes besoins.
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Photo Gato Azul
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J'ai investi le Webster's New World Dictionary. Je prends 2 feuilles d'achillée de même taille et je forme des petites couronnes. Je scotch avec un bout minuscule de ruban adhésif puis je referme la page.
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Photo Gato Azul
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Des petits coeurs. Je prévois en faire de différente tailles. Même procédé que pour les couronnes.
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Photo Gato Azul
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N'est-ce pas mignon? Attendez la suite, ça s'améliore!
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Vous vous souvenez des coeurs saignants? Ils sont bien applatis mais ils sont encore tendres. Encore 4-5 jours pour qu'ils deviennent secs. La couleur deviendra, malheureusement, plus fade. Mais j'ai mon idée là-dessus.
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Faites vos récoltes. Des fleurs particulièrement agréables à travailler... des fleurs de sureau, de l'alyssum (je préfère le blanc ou le rose tendre), l'ammi major (le Queen Ann's Lace - désolée, je ne connais pas le nom en français mais ce sont des fleurs sauvages minuscules blanches regroupées dans un assez grand cercle parfait et cela ressemble à de la dentelle), des fleurs de delphinium, de toutes les teintes de bleu, à séparer et à presser individuellement, et des oeillets de poète, et des fleurs de verveine à presser une par une... ouvrez l'oeil et faites des expériences.

RATON LAVEUR À MA FENÊTRE

Photo Gato Azul
Bien installé sur le rebord de la fenêtre, à 20 cm de la caméra...
Nous sommes séparés par un mince filet de moustiquaire...

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Ma chambre à coucher donne sur le jardin. C'est pourquoi j'ai de jolies images d'oiseaux dans les mangeoires que je place à côté de la fenêtre...
kPhoto Gato Azul
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Le rebord de la fenêtre est à environ 1 m du sol. Facile pour un raton laveur de s'y hisser et de faire du ravaud (vous servez-vous de cette vieille expression qui veut dire faire du bruit, du tintamarre?).
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Dans mon premier billet sur ce blog, j'avais publié la photo d'un raton laveur insomniaque, friand des graines de tournesol destinées aux oiseaux...
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Puis au printemps, j'ai aperçu un raton laveur mort sur la route devant la maison, frappé par une voiture, et j'ai eu un petit pincement au coeur. J'ai pensé que mon ami avait été victime d'un sort fréquent, mais triste.
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Puis, cette nuit, j'ai entendu du bruit à la fenêtre. Les images ne sont pas superbes... pas facile de prendre des clichés derrière un moustiquaire, lampe de poche à la main et raton laveur aux aguêts... Le voici qui redescend doucement, à reculons, vers le sol...
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Photo Gato Azul
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Est-ce monsieur ou madame. Est-il veuf, est-elle veuve? En tout cas, elle ou il a froid et faim. Il pleut à boire debout.
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Pas facile la vie de raton laveur...
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Puis, ce matin aux nouvelles, avertissement à la population qu'il y a une épidémie de rage chez les ratons laveurs de la région. Nos voisins du Sud, à peine à 30 km, lancent une nouvelle campagne de réduction de la population de ratons laveurs. Survolant les forêts en avion, ils larguent des croquettes empoisonnées dans les forêts et les prés que les ratons laveurs et les renards mangent. Ils en meurent, évidemment.
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J'irai mettre les graines d'oiseau à distance de la maison, dans la pinède en bas de la haie de cèdres. Il n'est pas utile pour le chat qu'il y ait de la salive de raton laveur dans le jardin. Il est vacciné mais je préfère ne pas prendre de risque.


mercredi 16 mai 2007

Être de commerce agréable...

Photo Gato Azul

Il y a des personnes qui sont tout simplement... gentilles. Alors, me vient à l'esprit l'expression être de commerce agréable.
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Expression vieillie, pour sûr, mais combien descriptive d'échanges interpersonnels enrichissants.
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Il y a des personnes avec qui c'est un plaisir de « transiger ». Les relations avec elles sont comme un baume.
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Merci chère globetrotter et reviens vite ... Elle est là, cette jolie gargouille, qui veille sur mon ordinateur et mon blog. Elle est arrivée aujourd'hui même et j'en suis ravie!
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J'aime les gargouilles qui, pour chasser les mauvais esprits en les effrayant, se parent de leurs atours les plus terribles.
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Moi, elles me font tout simplement sourire!

ragoût de homard - recette simple et élégante

Photo Gato Azul
Un excellent ragoût de homard...
toute la saveur de l'océan dans son assiette
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Photo Gato Azul
le homard contient très peu de calories...
on peut donc se permettre d'y ajouter de la crème
(avec modération, bien entendu)

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L'autre jour, en allant chercher du lait, j'ai aperçu cette banderole...
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Journée grise, menace de neige demain, il fallait mettre du soleil et de l'océan dans mon assiette... (Vous aurez remarqué que la moindre menace de neige suscite chez moi des phantasmes d'évasion. Allez donc savoir pourquoi!)
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J'ai donc repensé à ma série de billets sur le homard, j'ai fouillé dans ma mémoire. Le souvenir d'un ragoût de homard (Lobster Stew) à Kennebunk, dans le Maine, a fait surface.
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Je ne flotte certes pas sur des effluves d'air marin, je ne suis pas submergée non plus dans le bruit des vagues qui se brisent à marée montante sur la grève, mais j'ai du homard, de la crème, du lait, du beurre, un peu de porto blanc et... je peux faire semblant (puis mettre un cd de déferlements de vagues et allumer une chandelle qui sent l'océan) et...
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Ragoût de homard
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Ingrédients (pour 2 personnes)
  • 1 homard de 650 g, cuit, décortiqué, puis coupé en morceaux d'environ 2,5 cm sauf pour les pinces que vous garderez pour la garniture
  • Tomalli (foie du homard) et corail (voir la note ci-dessous)
  • 3 c. à s. de beurre
  • 1 tasse (250 ml) de crème à cuisson à 15 % de matières grasses (voir la note ci-dessous)
  • 3 tasses (750 ml) de lait
  • Porto blanc ou Madère
  • Sel de mer et poivre fraîchement moulu
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Méthode
  • Faire fondre le beurre sur feu doux dans une poêle puis y délayer le tomalé, le corail et tous les petits morceaux de chair de homard. Ajouter l'eau du homard que vous avez réservée (pas l'eau de cuisson, mais l'eau qui coule du homard lorsque vous le décortiquez).
  • Ajouter les morceaux d'environ 2,5 cm de chair de homard et cuire dans le beurre, sur feu doux pendant 4-5 minutes. Réserver dans une assiette à part pendant la finition de la sauce.
  • Ajouter environ 4 c. à s. de porto blanc ou de madère, puis la crème et le lait
  • Amener au seuil du bouillon et faire frémir ainsi pendant 15-20 minutes. Retourner le homard réservé.
  • Saler, poivrer et servir, garni des pinces que vous avez réservé
  1. Selon les experts, ceux qui pêchent le homard : La chair de homard est en général d'un blanc délicat, mais on retrouve plusieurs autres couleurs dans un homard. On peut voir un corail rouge à côté de la chair chez les homards femelles; ce sont les oeufs... La substance texturée verte s'appelle le tomalli et est en fait le foie.
  2. La crème à cuisson n'a rien à voir avec la crème fleurette qui contient 40 % de matières grasses! Vous rendez-vous compte?!? C'est une crème qui bien qu'allégée à 15% épaissit bien à la cuisson. Oubliez ces consignes farfelues qu'il ne faut jamais faire bouillir la crème. Une bonne crème de qualité supporte très bien le bouillon et épaissit merveilleusement. Cette méthode permet de s'abstenir d'ajouter des féculents pour épaissir la sauce - souvent consommés immodérément dans tous les sucres, la boulangerie et la pâtisserie de notre alimentation moderne).
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Un bon verre de Sancerre ou de Bourgogne aligoté bien frais... Ou encore, ce merveilleux Colares branco, indescriptiblement superbe (et rare). Que dites-vous de mon choix de vin?
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Photo Gato Azul
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Simplement exceptionnel et délicieux. À preuve qu'il en faut peu pour... et que la cuisine nord-américaine peut être très élégante et raffinée par sa simplicité-même.
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Nous avons la chance inouïe, en Amérique du Nord, d'avoir des produits de nos côtes et de nos lacs qui sont d'une qualité que l'univers entier nous envie (et cherche à s'approprier par tous les moyens possibles et imaginables). Profitons donc sagement de ces bienfaits et laissons aux autres le soin de dire que... les raisins sont verts.

questionnaire littéraire

Photo Gato Azul
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Temps pluvieux et froid (3 C)... Quoi de mieux qu'une tasse de soupe aux légumes homemade bien chaude?
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et un Lobster Roll avec les restes d'hier...
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Finies les longues nuits jusqu'à 7 heures du matin à traduire des derniers jours... le texte est livré, je peux souffler un peu et finir de répondre au questionnaire littéraire auquel j'avais été invitée à répondre par Elvira, puis par Tara.
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Mes réponses aux 2 premières questions, les 4 livres qui ont marqué mon enfance et les quatre auteur(e)s que je (re)lirais ont déjà paru (cliquer pour y accéder).
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Voici les quatre livres/auteurs que je ne relirais plus (ou qui ramassent de la poussière parce que je n'arrive pas à en finir la lecture).
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D'accord, il y en a 6 mais je ne pouvais pas résister à la tentation d'ajouter les 2 derniers! ;-D
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Quant aux 4 livres sur ma liste à lire/relire? Le nouveau polar de P.D. James que je n'ai pas encore eu le temps de lire (car pour les polars, il me faut assez de temps pour les lire d'une traite), A Menina do Mar et A Fada Oriana de Sophia de Mello Breyner Andresen, les livres d'Umberto Eco publiés après Le Roman de la Rose et Le Pendule de Foucault et terminer Journey to Portugal de Saramago.
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Pour l'île déserte... la Bible, sûrement, j'aurai beaucoup de temps. Quelqu'un a répondu, avec beaucoup d'esprit, un manuel de survie et j'endosse l'idée. L'oeuvre complète d'Umberto Eco, ou de P.D. James, ou de Giono, ou de Ruth Rendell, ou d'Agatha Christie ou... ou... et quelquechose avec beaucoup d'images sur l'Art baroque à travers le monde.
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Quant aux 4 derniers mots... est mort paisiblement en... (Giono)
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Je lirais volontiers les réponses de Brigitte, de Nina, d'Espera et de Paola, si elles veulent bien prendre le relais.

dimanche 13 mai 2007

opération mystère no 3

Photo Gato Azul
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Tiens, voilà les pensées sauvages qui font leur apparition au jardin. Si on plante des pensées sauvages une fois et qu'on les laisse un tant soit peu monter en graines, on aura de jolies surprises un peu partout où on ne s'y attend pas, année après année...
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Prendre ces jolies surprises, faire comme pour le myosotis en éliminant tout superflu derrière la fleur avec de petits ciseaux, placer la face de la fleur à plat contre la page, puis refermer le livre...
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Puis il y a les coeurs saignants (ce que vous appelez des coeurs de Marie). Cueillir les fleurs, les disposer dans le livre, puis refermer la page.
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Puisque ces fleurs sont charnues, n'oubliez pas de mettre un poids pour qu'elles soient bien applaties.
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Tiens, voilà l'achillée mille feuilles qui s'éveille. La suite sur l'achillée dans opération mystère no 4.
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Vous devez bien commencer à vous douter de ce que nous faisons?
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vendredi 11 mai 2007

Comme nulle part ailleurs...

Photo Gato Azul
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Du coin de l'oeil, le reflet du coucher de soleil sur le carreau de la fenêtre a attiré mon attention...
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Photo Gato Azul
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Je suis donc sortie, caméra à la main pour prendre ces quelques images du firmament...
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Photo Gato Azul
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De seconde en seconde, les lueurs créaient des formes changeantes à l'horizon...
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Photo Gato Azul
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Et je sais qu'à la latitude où je me trouve, parce que les couchers de soleil sont plus longs, ils sont aussi plus spectaculaires, comme nulle part ailleurs...
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A part les couchers de soleil, il y a les hamburgers. Comme nulle part ailleurs, d'ailleurs. J'assume mon américanité, pour un bon cheeseburger fait maison.
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Photo Gato Azul
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Il vous faut du pain à hamburger, du steak haché, du sel, du poivre, du fromage cheddar en tranches, de belles rondelles de tomates et d'oignon blanc doux... un barbecue bien chaud...
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Photo Gato Azul
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Il vous faut de la moutarde douce (ou de la moutarde de Dijon, mais ce ne sera pas pareil), de la relish aux cornichons sucrés, du coke diète à la cerise...
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Photo Gato Azul
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C'était délicieux, comme nulle part ailleurs.

MISE EN GARDE IMPORTANTE - Voici un lien vers le site de Santé Canada et les consignes de sécurité alimentaire lorsqu'on faire cuire le steak haché pour éviter une contamination éventuelle à l'E coli qui peut avoir des conséquences graves. On ne doit JAMAIS cuire sommairement le steak haché, à moins évidemment qu'on prenne notre santé ou celle de ceux que l'on nourrit à la légère.

jeudi 10 mai 2007

opération mystère no 2

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Deux superbes journées d'été... température de 28 C... c'est magique! Les plantes et les arbres adorent! Moi aussi! J'ai passé l'avant-midi à traduire sur la véranda... vive le wi-fi!
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Après les courses, je suis arrivée à la maison entre chien et loup. L'été, c'est le moment de la journée que je préfère. Ça et à l'aube. Le ciel est à l'orage et il y a un petit vent au jardin qui fait tinter le carillon. J'entends les grenouilles qui se font la cour dans la mare, de l'autre côté du chemin. J'aime pouvoir dormir la fenêtre grande ouverte (nous avons des moustiquaires et si jamais je vis en Europe, j'arrive avec un conteneur plein de moustiquaires! Ainsi, on ne craint pas les bêtes ni les oiseaux et on peut profiter de l'air parfumé des nuits d'été).
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J'ai vérifié l'achillée... elle dort toujours. Mais les fougères poussent comme des champignons. C'est tellement joli... cela qualifie pour être 'un trésor du jardin'. J'ai donc cueilli 4 feuilles presque minuscules...
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Peut-être est-ce que chez vous l'achillée est éveillée? Si oui, n'hésitez pas à vous servir de ses feuilles pour faire un coeur et un rond... Et si vous êtes en manque de myosotis mais qu'il y a des petites pensées tricolores, faites la même chose que pour le myosotis. Il vous en faudra beaucoup de ces petites pensées minuscules.
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Prendre un peu de ruban adhésif (du scotch tape) et disposer 2 feuilles sur une page de votre livre en mettant un tout petit morceau pour les fixer... Les feuilles de fougères se prêtent merveilleusement bien à la forme du coeur.
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Mon Grévisse est un peu petit. Je dénicherai un vieux bottin téléphonique demain. Les feuilles seront plus à leur aise.
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Puis j'ai pris les deux autres feuilles et j'ai formé un rond que j'ai fixé sur la page. Les formes n'ont pas à être parfaites. Cela sera sans grande conséquence plus tard...
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Les pages du livre sont un peu distendues. Il faudra que je le mette sous un poids, pour l'aplatir parfaitement...
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Je pense que l'énigme devient beaucoup moins énigmatique!
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Petite note à Espera... tu sais les pauvres personnes qui entretiennent les jardins publics ont beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. Quelques tiges de myosotis, juste avant qu'il ne fane... D'ailleurs je suis une aide précieuse dans les stationnements de centres d'achats... les rosiers, si on veut qu'ils remontent, il faut couper leurs fleurs. J'ai toujours un sécateur dans la voiture (et un pot d'eau fraîche...). Cela n'empêche pas d'être discrète lorsqu'on aide ainsi. Vous ai-je déjà raconté l'histoire des tulipes de la voisine lorsque j'avais à peine 3 ans? Je n'ai jamais pu résister aux fleurs... et ma mère ne m'avait pas grondée... alors...

mercredi 9 mai 2007

Femmes avant tout - 2 recettes

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Lorsque j'ai vu l'appel de Requia pour qu'une chaîne soit créée sur les blogs culinaires pour faire valoir le site Femmes avant tout dans sa lutte pour les femmes contre le cancer je me suis sentie interpelée.
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Il y a 15 ans maintenant que ma mère a eu un diagnostic de cancer... Pas du sein, mais de la vessie. Inutile de vous dire que ce fut le branle-bas de combat, une mobilisation générale, pour la mettre en état de combattre.
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Ce qu'elle fit, avec succès.
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Nous avons tous poussé un soupir de soulagement jusqu'à ce que, 4 ans plus tard, cette saleté de maladie refasse surface. Encore une fois, mobilisation générale, branle-bas de combat et victoire.
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Cela fait maintenant 11 ans qu'elle est rétablie. On peut donc parler de guérison et c'est bien ainsi car tous ne sont pas aussi chanceux dans leur lutte.
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Ce genre d'expérience change les gens. Ils sont plus enclins à vivre le présent et à le savourer. Plus portés aussi à s'aménager des petites douceurs dans la vie.
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En plus du shortcake aux petits fruits déjà publié, je vous propose donc 2 recettes santé, bien tendres, bien roses, conçues pour vous sentir choyées ou pour choyer les gens qui vous entourent.
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Photo Gato Azul
Smoothie aux framboises
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Il faut, tout d'abord, sortir vos plus beaux verres car les beaux objets sont faits pour être vus et utilisés. Voici les ingrédients et la méthode toute simple pour un smoothie absolument délicieux.
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Ingrédients (pour 3 grands verres ou 4 verres moyens)
  • 150 ml de lait écrémé
  • 250 ml de yaourt (nature, vanille ou framboises) - j'ai utilisé du yaourt biologique aux framboises sans gras
  • 250 g de framboises que vous étalerez sur une plaque après les avoir lavées et que vous mettrez au congélateur pour que les framboises fassent de petits glaçons. Les framboises sont bourrées d'anti-oxydants, pour aider à prévenir le cancer.
  • 8 glaçons
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Méthode
  • Verser le lait et le yaourt dans le robot culinaire. Ajouter ensuite les framboises congelées et les 8 cubes de glace.
  • Mélanger pour briser la glace et faire un mélange onctueux
  • Servir et déguster de suite
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Toute la saveur d'un milk shake sans le gras de la crème glacée. Décadence sage et volupté.
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Photo Gato Azul
Pâté au saumon
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Ce pâté est délicieux chaud ou froid. C'est un classique de la cuisine québécoise. Il est fait à partir d'une belle purée de pommes de terre à laquelle on ajoute du saumon et des oignons de printemps. Certains le servent nappé d'une béchamel agrémentée de rondelles d'oeufs cuits durs. Pour ma part, la béchamel ajoute trop de glucides à un mets qui en comporte déjà beaucoup.
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Utiliser, de préférence, du saumon en conserve. J'ai utilisé du saumon rose sauvage du pacifique, car le saumon en conserve a un goût plus prononcé que le saumon frais.
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Ingrédients
  • 2 abaisses de pâte à tarte
  • 5-6 grosses pommes de terre à bouillir
  • Lait et beurre pour la purée
  • 10-12 oignons de printemps
  • 425 g de saumon (sauvage) en conserve
  • sel et poivre
  • 1 oeuf battu
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Méthode
  • Faire bouillir les pommes de terre, vider l'eau, ajouter le lait et le beurre, du sel et du poivre, les oignons de printemps émincés et faire une purée.
  • Ajouter le contenu de la boîte de conserve de saumon, sans oublier d'y ajouter le liquide de conservation.
  • Bien mélanger et garnir le fond de tarte.
  • Recouvrir de la deuxième abaisse, y pratiquer des trous et badigeonner de l'oeuf battu.
  • Cuire à 200 C pendant 10 minutes et réduire le four à 180 C pour cuire un 15 minutes de plus, jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée.
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Plein d'oméga-3, de calcium, de potassium. Un joli repas santé à servir avec une belle salade fraîche.

Photo Gato Azul
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Il faut savoir prendre soin de soi, si on veut être en mesure de prendre soin des autres.

mardi 8 mai 2007

opération mystère no 1

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Je vous propose une petite énigme qui se déroulera sur les prochaines semaines... et, si vous acceptez de jouer à ce jeu et de faire ce que je vous montre, vous aurez une belle surprise à la fin du roman mystère...
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Il vous faut, pour commencer l'aventure, un petit bouquet de myosotis. Commencez petit et, s'il le faut, recommencez plusieurs jours de suite. Le myosotis ne souffre pas le manque d'eau (ni d'être cueilli, d'ailleurs). Il faut donc le couper et procéder de suite, immédiatement, sur le champ.
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Il vous faut, ensuite, un livre assez volumineux, aux pages absorbantes. J'ai choisi Le bon usage de Grévisse. Cela a pour avantage que je m'attarde un peu sur la page et que j'y apprenne quelques règles occultes de grammaire.
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Il vous faut aussi de petits ciseaux... et de la patience... car vous couperez la fleur au ras des pétales...
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Vous étalerez toutes les petites fleurs sur la page puis... vous refermerez le livre.
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Vous pourrez recommencer l'opération demain, puis le jour d'ensuite.
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Entre temps, vous vous promènerez au jardin, l'oeil aux aguets, pour déceler les moindres trésors qui s'y cachent. Je peux vous dire qu'ici, dans mon jardin, j'attends l'apparition des pensées tricolores (les Johnny Jump Ups), des petites violettes qui se cachent dans la pelouse, des feuilles d'achillée mille feuilles, des coeurs saignants, des fleurs de sureau... bref, suivez-moi au jour le jour, au fil des trésors trouvés au jardin et je vous promets d'être ravies dans quelques semaines.
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Pour le moment, je recommencerai demain avec du myosotis, en attendant la suite...
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Vous pourrez suivre l'énigme lorsque je publierai un billet dont le titre est 'opération mystère'...

lundi 7 mai 2007

têtes de violon - crosses de fougères à l'autruche

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Elles sont arrivées! Elles sont là!
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kPhotos Gato Azul
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Petite remarque importante : Les têtes de violon (crosses de fougères à l'autruche) sont une espèce de crosses de fougères comestible - en fait la seule qui le soit. Il n'est donc pas avisé de cueillir les crosses de fougères dans la nature ou votre jardin pour les manger. Il faut se fier aux produits vendus commercialement. J'ai vu sur Internet que la crosse de fougère à l'autruche est exportée en Belgique (elle doit donc être disponible sur les marchés européens... ouvrez l'oeil!). Autre petite remarque importante :Si vous trouvez des crosses de fougères à l'autruche, celles-ci doivent être bouillies 15 minutes avant de les consommer car crues, elles contiennent une toxine. Ne vous servez pas de l'eau de cuisson car elle pourait contenir cette toxine. Si vous voulez faire sauter à la poêle ou mariner vos têtes de violon, faites-les bouillir auparavant.
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Elles ont un goût qui ressemble à celui des asperges vertes et de l'oseille. Absolument délicieuses et si jolies!

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Comment les cuire? 15 minutes d'eau bouillante salée, plongées dans de l'eau froide (pour conserver leur belle verdure) puis servies avec une hollandaise ou encore, un peu de beurre monté au citron. Rien de plus simple. Rien de plus délicieux. Un petit goût d'asperges vertes et d'oseille, le goût du beurre salé et du citron.
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Printemps!

Oh et j'oubliais!


Et Jean Giono?
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Je peux reproduire ce texte de Jean Giono et vous l'offrir comme un bouquet de fleurs ce joli matin de printemps parce que, selon l'auteur...
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J'ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions. Un américain est venu me voir dernièrement pour me demander l'autorisation de faire tirer ce texte à 100 000 exemplaires pour les répandre gratuitement en Amérique (ce que j'ai bien entendu accepté). L'Université de Zagreb en fait une traduction en yougoslave. C'est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c'est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit.
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L'homme qui plantait des arbres (1953)
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Pour que le caractère d'un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l'idée qui la dirige est d'une générosité sans exemple, s'il est absolument certain qu'elle n'a cherché de récompense nulle part et qu'au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d'erreurs, devant un caractère inoubliable.
Il y a environ une quarantaine d'années, je faisais une longue course à pied, sur des hauteurs absolument inconnues des touristes, dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence.
Cette région est délimitée au sud-est et au sud par le cours moyen de la Durance, entre Sisteron et Mirabeau; au nord par le cours supérieur de la Drôme, depuis sa source jusqu'à Die; à l'ouest par les plaines du Comtat Venaissin et les contreforts du Mont-Ventoux. Elle comprend toute la partie nord du département des Basses-Alpes, le sud de la Drôme et une petite enclave du Vaucluse.
C'était, au moment où j'entrepris ma longue promenade dans ces déserts, des landes nues et monotones, vers 1200 à 1300 mètres d'altitude. Il n'y poussait que des lavandes sauvages.
Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et, après trois jours de marche, je me trouvais dans une désolation sans exemple. Je campais à côté d'un squelette de village abandonné. Je n'avais plus d'eau depuis la veille et il me fallait en trouver. Ces maisons agglomérées, quoique en ruine, comme un vieux nid de guêpes, me firent penser qu'il avait dû y avoir là, dans le temps, une fontaine ou un puits. Il y avait bien une fontaine, mais sèche. Les cinq à six maisons, sans toiture, rongées de vent et de pluie, la petite chapelle au clocher écroulé, étaient rangées comme le sont les maisons et les chapelles dans les villages vivants, mais toute vie avait disparu.
C'était un beau jour de juin avec grand soleil, mais sur ces terres sans abri et hautes dans le ciel, le vent soufflait avec une brutalité insupportable. Ses grondements dans les carcasses des maisons étaient ceux d'un fauve dérangé dans son repas.
Il me fallut lever le camp. A cinq heures de marche de là, je n'avais toujours pas trouvé d'eau et rien ne pouvait me donner l'espoir d'en trouver. C'était partout la même sécheresse, les mêmes herbes ligneuses. Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire, debout. Je la pris pour le tronc d'un arbre solitaire. A tout hasard, je me dirigeai vers elle. C'était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui.
Il me fit boire à sa gourde et, un peu plus tard, il me conduisit à sa bergerie, dans une ondulation du plateau. Il tirait son eau - excellente - d'un trou naturel, très profond, au-dessus duquel il avait installé un treuil rudimentaire.
Cet homme parlait peu. C'est le fait des solitaires, mais on le sentait sûr de lui et confiant dans cette assurance. C'était insolite dans ce pays dépouillé de tout. Il n'habitait pas une cabane mais une vraie maison en pierre où l'on voyait très bien comment son travail personnel avait rapiécé la ruine qu'il avait trouvé là à son arrivée. Son toit était solide et étanche. Le vent qui le frappait faisait sur les tuiles le bruit de la mer sur les plages.
Son ménage était en ordre, sa vaisselle lavée, son parquet balayé, son fusil graissé; sa soupe bouillait sur le feu. Je remarquai alors qu'il était aussi rasé de frais, que tous ses boutons étaient solidement cousus, que ses vêtements étaient reprisés avec le soin minutieux qui rend les reprises invisibles.
Il me fit partager sa soupe et, comme après je lui offrais ma blague à tabac, il me dit qu'il ne fumait pas. Son chien, silencieux comme lui, était bienveillant sans bassesse.
Il avait été entendu tout de suite que je passerais la nuit là; le village le plus proche était encore à plus d'une journée et demie de marche. Et, au surplus, je connaissais parfaitement le caractère des rares villages de cette région. Il y en a quatre ou cinq dispersés loin les uns des autres sur les flans de ces hauteurs, dans les taillis de chênes blancs à la toute extrémité des routes carrossables. Ils sont habités par des bûcherons qui font du charbon de bois. Ce sont des endroits où l'on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d'une rudesse excessive, aussi bien l'été que l'hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L'ambition irraisonnée s'y démesure, dans le désir continu de s'échapper de cet endroit.
Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancoeurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l'église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières.
Le berger qui ne fumait pas alla chercher un petit sac et déversa sur la table un tas de glands. Il se mit à les examiner l'un après l'autre avec beaucoup d'attention, séparant les bons des mauvais. Je fumais ma pipe. Je me proposai pour l'aider. Il me dit que c'était son affaire. En effet : voyant le soin qu'il mettait à ce travail, je n'insistai pas. Ce fut toute notre conversation. Quand il eut du côté des bons un tas de glands assez gros, il les compta par paquets de dix. Ce faisant, il éliminait encore les petits fruits ou ceux qui étaient légèrement fendillés, car il les examinait de fort près. Quand il eut ainsi devant lui cent glands parfaits, il s'arrêta et nous allâmes nous coucher.
La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandai le lendemain la permission de me reposer tout le jour chez lui. Il le trouva tout naturel, ou, plus exactement, il me donna l'impression que rien ne pouvait le déranger. Ce repos ne m'était pas absolument obligatoire, mais j'étais intrigué et je voulais en savoir plus. Il fit sortir son troupeau et il le mena à la pâture. Avant de partir, il trempa dans un seau d'eau le petit sac où il avait mis les glands soigneusement choisis et comptés.
Je remarquai qu'en guise de bâton, il emportait une tringle de fer grosse comme le pouce et longue d'environ un mètre cinquante. Je fis celui qui se promène en se reposant et je suivis une route parallèle à la sienne. La pâture de ses bêtes était dans un fond de combe. Il laissa le petit troupeau à la garde du chien et il monta vers l'endroit où je me tenais. J'eus peur qu'il vînt pour me reprocher mon indiscrétion mais pas du tout : c'était sa route et il m'invita à l'accompagner si je n'avais rien de mieux à faire. Il allait à deux cents mètres de là, sur la hauteur.
Arrivé à l'endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes. Je lui demandai si la terre lui appartenait. Il me répondit que non. Savait-il à qui elle était ? Il ne savait pas. Il supposait que c'était une terre communale, ou peut-être, était-elle propriété de gens qui ne s'en souciaient pas ? Lui ne se souciait pas de connaître les propriétaires. Il planta ainsi cent glands avec un soin extrême.
Après le repas de midi, il recommença à trier sa semence. Je mis, je crois, assez d'insistance dans mes questions puisqu'il y répondit. Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille était sortis. Sur ces vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu'il y a d'impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n'y avait rien auparavant.
C'est à ce moment là que je me souciai de l'âge de cet homme. Il avait visiblement plus de cinquante ans. Cinquante-cinq, me dit-il. Il s'appelait Elzéard Bouffier. Il avait possédé une ferme dans les plaines. Il y avait réalisé sa vie. Il avait perdu son fils unique, puis sa femme. Il s'était retiré dans la solitude où il prenait plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien. Il avait jugé que ce pays mourait par manque d'arbres. Il ajouta que, n'ayant pas d'occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses.
Menant moi-même à ce moment-là, malgré mon jeune âge, une vie solitaire, je savais toucher avec délicatesse aux âmes des solitaires. Cependant, je commis une faute. Mon jeune âge, précisément, me forçait à imaginer l'avenir en fonction de moi-même et d'une certaine recherche du bonheur. Je lui dis que, dans trente ans, ces dix mille chênes seraient magnifiques. Il me répondit très simplement que, si Dieu lui prêtait vie, dans trente ans, il en aurait planté tellement d'autres que ces dix mille seraient comme une goutte d'eau dans la mer.
Il étudiait déjà, d'ailleurs, la reproduction des hêtres et il avait près de sa maison une pépinière issue des faînes. Les sujets qu'il avait protégés de ses moutons par une barrière en grillage, étaient de toute beauté. Il pensait également à des bouleaux pour les fonds où, me dit-il, une certaine humidité dormait à quelques mètres de la surface du sol.
Nous nous séparâmes le lendemain.
L'année d'après, il y eut la guerre de 14 dans laquelle je fus engagé pendant cinq ans. Un soldat d'infanterie ne pouvait guère y réfléchir à des arbres. A dire vrai, la chose même n'avait pas marqué en moi : je l'avais considérée comme un dada, une collection de timbres, et oubliée.
Sorti de la guerre, je me trouvais à la tête d'une prime de démobilisation minuscule mais avec le grand désir de respirer un peu d'air pur. C'est sans idée préconçue - sauf celle-là - que je repris le chemin de ces contrées désertes.
Le pays n'avait pas changé. Toutefois, au-delà du village mort, j'aperçus dans le lointain une sorte de brouillard gris qui recouvrait les hauteurs comme un tapis. Depuis la veille, je m'étais remis à penser à ce berger planteur d'arbres. « Dix mille chênes, me disais-je, occupent vraiment un très large espace ».
J'avais vu mourir trop de monde pendant cinq ans pour ne pas imaginer facilement la mort d'Elzéar Bouffier, d'autant que, lorsqu'on en a vingt, on considère les hommes de cinquante comme des vieillards à qui il ne reste plus qu'à mourir. Il n'était pas mort. Il était même fort vert. Il avait changé de métier. Il ne possédait plus que quatre brebis mais, par contre, une centaine de ruches. Il s'était débarrassé des moutons qui mettaient en péril ses plantations d'arbres. Car, me dit-il (et je le constatais), il ne s'était pas du tout soucié de la guerre. Il avait imperturbablement continué à planter.
Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J'étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction.
Il avait suivi son idée, et les hêtres qui m'arrivaient aux épaules, répandus à perte de vue, en témoignaient. Les chênes étaient drus et avaient dépassé l'âge où ils étaient à la merci des rongeurs; quant aux desseins de la Providence elle-même, pour détruire l'oeuvre créée, il lui faudrait avoir désormais recours aux cyclones. Il me montra d'admirables bosquets de bouleaux qui dataient de cinq ans, c'est-à-dire de 1915, de l'époque où je combattais à Verdun. Il leur avait fait occuper tous les fonds où il soupçonnait, avec juste raison, qu'il y avait de l'humidité presque à fleur de terre. Ils étaient tendres comme des adolescents et très décidés.
La création avait l'air, d'ailleurs, de s'opérer en chaînes. Il ne s'en souciait pas; il poursuivait obstinément sa tâche, très simple. Mais en redescendant par le village, je vis couler de l'eau dans des ruisseaux qui, de mémoire d'homme, avaient toujours été à sec. C'était la plus formidable opération de réaction qu'il m'ait été donné de voir. Ces ruisseaux secs avaient jadis porté de l'eau, dans des temps très anciens. Certains de ces villages tristes dont j'ai parlé au début de mon récit s'étaient construits sur les emplacements d'anciens villages gallo-romains dont il restait encore des traces, dans lesquelles les archéologues avaient fouillé et ils avaient trouvé des hameçons à des endroits où au vingtième siècle, on était obligé d'avoir recours à des citernes pour avoir un peu d'eau.
Le vent aussi dispersait certaines graines. En même temps que l'eau réapparut réapparaissaient les saules, les osiers, les prés, les jardins, les fleurs et une certaine raison de vivre.
Mais la transformation s'opérait si lentement qu'elle entrait dans l'habitude sans provoquer d'étonnement. Les chasseurs qui montaient dans les solitudes à la poursuite des lièvres ou des sangliers avaient bien constaté le foisonnement des petits arbres mais ils l'avaient mis sur le compte des malices naturelles de la terre. C'est pourquoi personne ne touchait à l'oeuvre de cet homme. Si on l'avait soupçonné, on l'aurait contrarié. Il était insoupçonnable. Qui aurait pu imaginer, dans les villages et dans les administrations, une telle obstination dans la générosité la plus magnifique ?
A partir de 1920, je ne suis jamais resté plus d'un an sans rendre visite à Elzéard Bouffier. Je ne l'ai jamais vu fléchir ni douter. Et pourtant, Dieu sait si Dieu même y pousse ! Je n'ai pas fait le compte de ses déboires. On imagine bien cependant que, pour une réussite semblable, il a fallu vaincre l'adversité; que, pour assurer la victoire d'une telle passion, il a fallu lutter avec le désespoir. Il avait, pendant un an, planté plus de dix mille érables. Ils moururent tous. L'an d'après, il abandonna les érables pour reprendre les hêtres qui réussirent encore mieux que les chênes.
Pour avoir une idée à peu près exacte de ce caractère exceptionnel, il ne faut pas oublier qu'il s'exerçait dans une solitude totale; si totale que, vers la fin de sa vie, il avait perdu l'habitude de parler. Ou, peut-être, n'en voyait-il pas la nécessité ?
En 1933, il reçut la visite d'un garde forestier éberlué. Ce fonctionnaire lui intima l'ordre de ne pas faire de feu dehors, de peur de mettre en danger la croissance de cette forêt naturelle. C'était la première fois, lui dit cet homme naïf, qu'on voyait une forêt pousser toute seule. A cette époque, il allait planter des hêtres à douze kilomètres de sa maison. Pour s'éviter le trajet d'aller-retour - car il avait alors soixante-quinze ans - il envisageait de construire une cabane de pierre sur les lieux mêmes de ses plantations. Ce qu'il fit l'année d'après.
En 1935, une véritable délégation administrative vint examiner la « forêt naturelle ». Il y avait un grand personnage des Eaux et Forêts, un député, des techniciens. On prononça beaucoup de paroles inutiles. On décida de faire quelque chose et, heureusement, on ne fit rien, sinon la seule chose utile : mettre la forêt sous la sauvegarde de l'Etat et interdire qu'on vienne y charbonner. Car il était impossible de n'être pas subjugué par la beauté de ces jeunes arbres en pleine santé. Et elle exerça son pouvoir de séduction sur le député lui-même.
J'avais un ami parmi les capitaines forestiers qui était de la délégation. Je lui expliquai le mystère. Un jour de la semaine d'après, nous allâmes tous les deux à la recherche d'Elzéard Bouffier. Nous le trouvâmes en plein travail, à vingt kilomètres de l'endroit où avait eu lieu l'inspection.
Ce capitaine forestier n'était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J'offris les quelques oeufs que j'avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.
Le côté d'où nous venions était couvert d'arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l'aspect du pays en 1913 : le désert... Le travail paisible et régulier, l'air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l'âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C'était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d'hectares il allait encore couvrir d'arbres.
Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d'ici paraissait devoir convenir. Il n'insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d'une heure de marche - l'idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d'être heureux ! »
C'est grâce à ce capitaine que, non seulement la forêt, mais le bonheur de cet homme furent protégés. Il fit nommer trois gardes-forestiers pour cette protection et il les terrorisa de telle façon qu'ils restèrent insensibles à tous les pots-de-vin que les bûcherons pouvaient proposer.
L'oeuvre ne courut un risque grave que pendant la guerre de 1939. Les automobiles marchant alors au gazogène, on n'avait jamais assez de bois. On commença à faire des coupes dans les chênes de 1910, mais ces quartiers sont si loin de tous réseaux routiers que l'entreprise se révéla très mauvaise au point de vue financier. On l'abandonna. Le berger n'avait rien vu. Il était à trente kilomètres de là, continuant paisiblement sa besogne, ignorant la guerre de 39 comme il avait ignoré la guerre de 14.
J'ai vu Elzéard Bouffier pour la dernière fois en juin 1945. Il avait alors quatre-vingt-sept ans. J'avais donc repris la route du désert, mais maintenant, malgré le délabrement dans lequel la guerre avait laissé le pays, il y avait un car qui faisait le service entre la vallée de la Durance et la montagne. Je mis sur le compte de ce moyen de transport relativement rapide le fait que je ne reconnaissais plus les lieux de mes dernières promenades. Il me semblait aussi que l'itinéraire me faisait passer par des endroits nouveaux. J'eus besoin d'un nom de village pour conclure que j'étais bien cependant dans cette région jadis en ruine et désolée. Le car me débarqua à Vergons.
En 1913, ce hameau de dix à douze maisons avait trois habitants. Ils étaient sauvages, se détestaient, vivaient de chasse au piège : à peu près dans l'état physique et moral des hommes de la préhistoire. Les orties dévoraient autour d'eux les maisons abandonnées. Leur condition était sans espoir. Il ne s'agissait pour eux que d'attendre la mort : situation qui ne prédispose guère aux vertus.
Tout était changé. L'air lui-même. Au lieu des bourrasques sèches et brutales qui m'accueillaient jadis, soufflait une brise souple chargée d'odeurs. Un bruit semblable à celui de l'eau venait des hauteurs : c'était celui du vent dans les forêts. Enfin, chose plus étonnante, j'entendis le vrai bruit de l'eau coulant dans un bassin. Je vis qu'on avait fait une fontaine, qu'elle était abondante et, ce qui me toucha le plus, on avait planté près d'elle un tilleul qui pouvait déjà avoir dans les quatre ans, déjà gras, symbole incontestable d'une résurrection.
Par ailleurs, Vergons portait les traces d'un travail pour l'entreprise duquel l'espoir était nécessaire. L'espoir était donc revenu. On avait déblayé les ruines, abattu les pans de murs délabrés et reconstruit cinq maisons. Le hameau comptait désormais vingt-huit habitants dont quatre jeunes ménages. Les maisons neuves, crépies de frais, étaient entourées de jardins potagers où poussaient, mélangés mais alignés, les légumes et les fleurs, les choux et les rosiers, les poireaux et les gueules-de-loup, les céleris et les anémones. C'était désormais un endroit où l'on avait envie d'habiter.
A partir de là, je fis mon chemin à pied. La guerre dont nous sortions à peine n'avait pas permis l'épanouissement complet de la vie, mais Lazare était hors du tombeau. Sur les flans abaissés de la montagne, je voyais de petits champs d'orge et de seigle en herbe; au fond des étroites vallées, quelques prairies verdissaient.
Il n'a fallu que les huit ans qui nous séparent de cette époque pour que tout le pays resplendisse de santé et d'aisance. Sur l'emplacement des ruines que j'avais vues en 1913, s'élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. A côté de chaque ferme, dans des bosquets d'érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu. Une population venue des plaines où la terre se vend cher s'est fixée dans le pays, y apportant de la jeunesse, du mouvement, de l'esprit d'aventure. On rencontre dans les chemins des hommes et des femmes bien nourris, des garçons et des filles qui savent rire et ont repris goût aux fêtes campagnardes. Si on compte l'ancienne population, méconnaissable depuis qu'elle vit avec douceur et les nouveaux venus, plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier.
Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette oeuvre digne de Dieu.
Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l'hospice de Banon.

dimanche 6 mai 2007

4 écrivains que je relirais encore

Jusqu'à l'âge de 35 ans, j'ai lu avec voracité, en anglais, en francais, tout ce qui me tombait sous la main.
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Le premier livre «d'adulte» que j'ai lu? Françoise Sagan (je devais bien avoir 12 ans!). Bonjour Tristesse et Un certain sourire demeurent des livres que je n'oublierai pas. Ses autres romans m'ont moins attirée mais ces 2 premiers romans... une auteure qui savait créer une atmosphère avec de simples mots comme outils. Je relirais (et j'ai relu).
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"Quelque chose monte alors en moi que j’accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse."
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Amatrice de polars, je relirais bien la série d'Agatha Christie mais j'aime tout autant Ruth Rendell, auteure prolifique (Live Flesh a été fait en film par Pedro Almodovar) et l'autre incontournable, P.D. James. La série de Ripley, de Patricia Highsmith. En français, Boileau-Narcejac et un autre dont l'humour noir était insurpassable, Hubert Monteilhet (Les pavés du diable est épatant ou Les mantes religieuses).
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Man and His Symbols, de Carl Jung et The Power of Myth de Joseph Campbell. Je les relis souvent. Par extension (et ne rigolez pas, surtout), les livres de James Redfield et sa série sur La prophétie des Andes (que j'ai lu en anglais) m'ont plu comme lecture rapide et pas trop exigeante mais riche en synthèse de la nouvelle physique et des courants de pensée nouvel âge.
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Et la poésie d'Aragon. Et les fables de la Fontaine. Et j'en oublie tellement...
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Lorsque j'ai étudié le droit, j'ai cessé de lire pour le plaisir... horrible, mais vrai. Nous devions nous taper un 8-9 heures de lecture préparatoire tout ce qu'il y a de plus aride pour un pauvre cours minable de 3 heures et cela, à tous les jours. J'ai vite appris le sentiment de culpabilité car je ne suivais pas le rythme. À la fin de mon cours de droit, j'avais la lecture en horreur car à chaque nouveau texte que j'abordais, je pensais : Encore un autre texte obscur écrit par quelqu'un qui brille par son manque de talent pour l'écriture ou qui désire tout simplement que le lecteur ne comprenne rien à ce qu'il raconte, pour se faire valoir. Durant plusieurs années ensuite, je n'ai pas pu lire de livre pour le simple plaisir de lire car j'avais toujours l'impression de 'perdre mon temps'.
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J'ai recommencé à lire en usant de compromis... s'il y avait du 'contenu', quelque chose à y apprendre, alors je m'autorisais la lecture. Livres sur l'Art, sur l'Histoire, sur les plantes, les herbes, les recettes, les cultures étrangères... il fallait que ce soit 'productif'. Heureusement que certaines écrivaines de talent, comme Jeanne Bourin par exemple dans La rose et la mandragore, ont écrit sur les jardins!
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J'y suis revenue à la lecture maintenant. J'ai en réserve le dernier P.D. James, le livre de Saramago sur le Portugal que je lis doucement. Mais je ne lis plus avec la même voracité qu'auparavant. Je savoure par petites bouchées, un petit peu à la fois, comme pour ralentir le temps. Je suis en convalescence...
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Je n'ai évidemment pas suivi les consignes du questionnaire. Le contraire vous aurait surpris?

Petit saut au jardin en attendant l'eau du café

Crosse de fougère à l'autruche
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Hier soir, en arrivant à la maison, j'ai remarqué que les fougères s'éveillent. Vous vous souvenez du menu de la Saint-Valentin? Cette semaine, ou la semaine prochaine, lorsqu'elles seront sur les étals, je vous les apprêterai comme il se doit (non, je ne cueille pas les crosses de fougères dans mon jardin - il est trop facile de se tromper sur la variété, ce qui aurait des conséquences fâcheuses).
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Regardez le fin détail des petites feuilles minuscules dans cette fronde. Ces fougères, lorsqu'elles se seront complètement déployées et qu'elles seront à maturité feront au delà d'un mètre de haut!
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Lorsqu'elles s'ouvrent, c'est très rapide...
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Celle-ci a attiré mon attention. Une variété différente? La membrane qui recouvre la crosse est différente, velue et épaisse, contrairement aux autres où la membrane ressemble à du papier... Nous verrons ce que cela donnera.
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Nous avions, auparavant, une allée cavalière bordant la route publique devant la maison. Or, il y a quelques années, il y a eu une tempête à briser tous les records. L'électricité a manqué pour certains pendant une dizaine de jours tant les arbres avaient été endommagés. Nos arbres, le long du chemin, étaient des trembles, une variété d'arbre qui devient gigantesquement haut mais qui a le net désavantage de ne vivre que pendant une centaine d'années. Lorsqu'ils meurent, ils constituent un véritable fléau car ils tombent facilement. La société d'état nous a offert de les couper (et pardi nous avons accepté!). L'équipe a pris une semaine complète pour couper ces arbres et, depuis, le micro-climat devant la maison a été altéré. Les fougères se sentent un peu moins en sous-bois. Seules les plus coriaces ont résisté. Dorénavant, le soleil de l'avant-midi innonde le devant de la maison. Ces myosotis sont une semaine à l'avance... Il faudra repenser l'aménagement, mais je penche du côté des rosiers rugosas.
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Enfin, un peu de vie...
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Quand ça repart, le rythme est très rapide.
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Hémérocales... Celles-ci fleuriront fin juin. C'est une variété indìgène au Québec, d'un orangé soutenu, elles poussent partout.
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Les pavots orientaux sont à la course cette année. Ce n'est pas un éveil langoureux...
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samedi 5 mai 2007

petite escapade américaine

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Ils ont besoin, il me semble, d'une bonne traductrice... petite faute d'accord de verbe...
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Il fut un temps où on passait les douanes américaines comme une lettre à la poste. Maintenant, seule la marchandise américaine en direction du Canada passe comme dans une passoire! D'une frontière ouverte que j'ai connue toute ma vie (ma très longue vie) nous devons maintenant fournir des pièces d'identité, le premier choix étant le passeport. Dès l'an prochain, passeport obligatoire.
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Il fait trop froid pour travailler au jardin (à peine un petit 12 C aujourd'hui en plein soleil d'après-midi) et tous les billets récents sur la pizza me hantaient. Or, à peine à une petite demi-heure de chez moi, aux États-Unis, il y a un restaurant qui sert une pizza exceptionellement bonne.
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Nous sommes donc parties en fin d'après-midi, direction PIZZA!
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Dans ce petit village frontalier des États-Unis, il y a une dizaine d'années, on a commencé à faire l'élevage du Wapiti (grand cerf du Canada et de Sibérie). Pourquoi diantre élever du Wapiti?
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Pour ses bois... les Japonais en raffolent... c'est fameux pour leur virilité! Donc, il faut obtempérer car Money talks. Par ailleurs, les Wapitis ne sont pas trop mal traités puisqu'ils perdent leur bois à chaque année. Aucune torture de ce côté-là.
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Inutile de vous dire que ce troupeau de Wapiti attire des foules (relatives) de curieux et les éleveurs ont aménagé un chemin qui contourne l'enclos (qui est immense). Le parc de Thoiry en quelque sorte ;-D
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Ce qui est tout à fait récent, c'est ce restaurant avec une arche des plus surprenantes, en bois de cerfs...

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Faudra aller jeter un coup d'oeil au menu. J'ai l'impression que la viande qu'on y sert est du cerf. La suite dans un prochain billet... Ce soir, c'est PIZZA!
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Voici le Pizza Palace. Ils ne font, malheureusement pas, la livraison.
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Nous commençons, invariablement, par une salade du chef partagée... Laitue Iceberg, oignons, julienne de carottes, tomates, concombre, poivron vert, jambon et saucisson, fromage et vinaigrette maison à l'origan.

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Et voilà la splendeur. Pizza napolitaine (sauce tomate et fromage).
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Pour le fromage, c'est du sérieux. Un mélange de mozzarella et de cheddar, en quantités généreuses. La sauce tomate est épicée à l'origan et à l'ail.
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La croûte est merveilleuse. Le secret? Cuite dans un four à bois, évidemment, mais aussi placée dans un moule à pizza dans lequel on saupoudre une infime quantité de farine de maïs. Croûte craquante et croustillante à souhait.
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De retour à la maison, ce magnifique coucher de soleil. Il fera, mardi prochain, 26 C. Et, en prime, en arrêtant prendre du lait à l'épicerie, j'ai vu une grande banderole sur laquelle était inscrit Festival du homard.

C'est parti, mon kiki!

k ;-D

vendredi 4 mai 2007

Shortcake aux fraises et petits fruits


Photos Gato Azul
Shortcake aux fraises et petits fruits
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Nous n'en sommes pas encore à nos fraises fraîches locales, ici au Québec. Dans un mois, si nous avons du beau temps, peut-être. Nous sommes donc encore tributaires des États-Unis pour nos fraises.
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N'en pouvant plus d'espérer le printemps, j'ai flanché et j'ai pris des fraises américaines. Il y avait aussi des framboises et des mûres. J'ai pris les trois, au cas où les fraises soient absolument insipides (elles ne l'étaient pas).
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O k
La recette que je vous propose me vient des Shakers et du merveilleux livre de recettes que je me suis procuré à Canterbury, au New Hampshire (voir le billet suivant pour connaître qui sont les Shakers). Le shortcake (gâteau) que j'utilise est le véritable shortcake, c'est-à-dire une pâte qui est faite rapidement (short), comme un soda bread ou des shortbreads (les fameux sablés écossais). Si on travaille trop la pâte, elle se fatigue et devient dure. D'où l'intérêt d'être bref (short). Mes compatriotes et les Américains, pour leur part, privilégient un gâteau éponge ou un gâteau des anges. Je préfère la texture du shortcake, presque moelleux sans trop l'être au centre et aux pourtours croustillants au bon goût salé de beurre. Cela ressemble davantage à un biscuit. À chacun ses préférences...
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k Prêt à être enfourné...
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Shortcake aux fraises à la manière des Shakers
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Ingrédients

  • Une bonne quantité de fraises fraîches, lavées, coupées si elles sont très grosses et saupoudrées de sucre, que vous ferez macérer quelques temps pour qu'elles deviennent très juteuses. Vous pouvez mélanger avec des petits fruits comme des mûres et des framboises
  • 5 ml de sel
  • 30 ml de sucre
  • 15 ml de poudre à pâte (levure chimique)
  • 240 ml de farine tout usage (j'ai utilisé une farine non blanchie)
  • 240 ml de farine à pâtisserie
  • 50 ml de beurre salé froid
  • 160 ml de crème légère
  • 50 ml de beurre salé mou
  • Suffisamment de crème chantilly pour recouvrir les 2 étages du gâteau (j'ai utilisé 500 ml de crème liquide, aromatisée à l'extrait d'amande et très légèrement sucrée).
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Méthode
  • Mélanger ensemble dans un bol le sel, le sucre, la poudre à pâte et les deux farines.
  • Ajouter le beurre froid et incorporer avec 2 couteaux que vous travaillez comme des ciseaux afin d'obtenir un mélange qui ressemble à une farine granuleuse.
  • Ajouter rapidement la crème, mélanger sommairement jusqu'à ce que le mélange se sépare des parois du bol à mélanger.
  • Diviser la pâte en deux et applatir sur une surface enfarinée, afin de faire une forme ronde d'environ 2 cm d'épaisseur.
  • Placer la première rondelle de pâte sur une plaque antiadhésive allant au four, beurrer de la moitié du beurre mou, puis répéter l'opération pour la deuxième rondelle que vous placerez sur le dessus de la première et que vous beurrerez (pour ma part, je déroge ici à la recette en plaçant chaque rondelle côte à côte... le gâteau est ainsi plus croustillant).
  • Enfourner à 425 F (210 C) pendant 7 minutes, puis réduire le feu à 375 F (190 C) pendant un autre 7-8 minutes.
  • Le shortcake est prêt lorsque les rebords sont dorés et croustillants.
  • Séparer et laisser refroidir avant d'assembler.
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Pour assembler, placer la première rondelle sur un plat à service, enduire généreusement de chantilly et disposer les fraises et les autres petits fruits si vous faites un mélange. Recouvrir de la deuxième rondelle, enduire généreusement de chantilly et décorer avec les fruits.
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Servir très frais.
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Photos Gato Azul

Qui étaient les Shakers?

Polly Collins, a Gift from Mother Ann to Eldress Eunice,
Août 1859
Collection of the Shaker Library, Sabbathday Lake, Maine
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Le samedi matin, il m'arrive quelquefois d'être prise par une envie irrésistible de partir, d'aller à l'aventure sans savoir quelle sera la destination, rien que pour connaître quelque chose de neuf. C'est ainsi qu'il y a quelques années, un samedi matin, j'ai sauté dans la voiture et j'ai pris la route, direction des États-Unis.
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J'ai conduit sur la 91 au Vermont jusqu'à St. Johnsbury puis j'ai bifurqué sur la 93, vers le New Hampshire. J'aime cette route qui emprunte les cols dans les Appalaches. On a l'impression d'être sur la cîme du monde, dans les nuages. Il n'est pas rare d'apercevoir des aigles qui dans les hauteurs, planent silencieusement, majestueux.
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À 2 heures de route de chez moi, j'ai aperçu un panneau indiquant Canterbury, Shaker Village. J'étais intriguée car je savais que le mot Shaker est synonyme d'objets de qualité, meubles ou accessoires. Je me dirigeai donc vers le village, empruntant des routes de campagne qui sillonaient une campagne verdoyante et paisible.
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Puis, j'aperçus, sur un petit monticule, un assemblage de bâtiments de bois, peints en blanc. Canterbury...
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J'y ai passé un après-midi fascinant, dans ce petit village musée qui avait pendant plus d'un siècle été habité par une communauté de Shakers. Les bâtiments qui abritaient les dortoirs, la maison de prière, les salles communes, l'école, les granges... tout y est préservé, la seule couleur tranchant le blanc, ce bleu délavé si particulier de la peinture au lait et aux bleuets (myrtilles). Puis, il y avait les jardins, toujours cultivés, remplis de légumes, d'arbres fruitiers, de fines herbes. Ces jardins approvisionnent le restaurant, où j'ai mangé un repas délicieux, simplement préparé, savoureux que j'ai terminé en dégustant ce shortcake aux fraises (voir le billet sur le shortcake aux petits fruits).
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J'y ai appris que les Shakers étaient une communauté novatrice en bien des égards. Par exemple, les petites enveloppes de semences que nous achetons tous, ce sont les Shakers qui ont lancé cette coutume de vendre les semences dans de petites enveloppes de papier. Ou bien notre balai moderne... ils ont remplacé le fagot attaché à un bout de bois. Ou encore, la machine à laver le linge... ils ont inventé la machine à laver le linge muni d'une essoreuse. Ou cette manière d'accrocher les chaises à des chevilles enfoncées dans le mur... ce sont les Shakers qui ont inventé cette manière de faire afin qu'il soit plus aisé de passer le ... balai!
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Canterbury fut le premier village entièrement électrifié au New Hampshire. Ce sont eux aussi qui se firent installer le téléphone en premier.
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Leur philosophie était simple... Hands to work, Hearts to God (mains à l'ouvrage, coeurs à Dieu). Si une chose valait la peine d'être faite, elle valait la peine d'être faite pour durer 1 000 ans, d'où l'association avec des meubles d'une qualité approchant la perfection.
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Célibat et simplicité ne voulaient pas dire qu'il faille user d'une gastronomie pauvre et sans goût. Bien au contraire, c'était pour les Shakers, une célébration, un bénédicité que de mettre autant de soin à préparer la nourriture qu'à la produire. D'ailleurs, les rangs de cette communauté furent grossis grâce à leur tradition d'hospitalité et de bonne chair. Si quelqu'un leur demandait asile, ils l'invitaient et ils partageaient leur table et leurs biens, de bon coeur.
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La table de Noël était particulièrement bien garnie car, selon eux, After all, it is Chrismas (c'est Noël, après tout).
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Je suis repartie de ce village, livre de cuisine à la main car j'y ai goûté là des mets particulièrement bien préparés et savoureux. Je me sers souvent de ce livre quand je veux préparer un plat qui est tout simplement délicieux.
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Pour ceux qui veulent en savoir davantage sur les Shakers, je reproduis un extrait d'un site Internet sur le sujet. Saviez-vous que les Shakers tirent leur origine des Camisards, en France?...
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Les origines de la «United Society of Believers in Christ’s Second Appearing», plus connue sous le nom de Shakers, remonterait au 17 siècle et aux Camisards. Ces premiers calvinistes français prospérèrent dans le sud de la France et prirent leur nom du mot provençal «camiso» pour chemise. Plus tard, ayant perdu leur guerre contre l’armée de Louis XIV en 1706, certains des survivants durent s’enfuir en Angleterre. Ces exiles continuèrent de prêcher leurs croyances, en influençant fortement certains groupes de Quakers, ou Société des Amis, fondes antérieurement par George Fox en 1652. A Manchester, Angleterre, l’un de ces groupes mené par James Wardley, abandonna les Quakers pour constituer son propre groupe, connus sous les nom de Wardley Société et «Shaking Quakers». Ainsi nommés en raison de la pratique extatique de leur culte, où lors d’une marche dansante, ils devaient trembler et se secouer, au point parfois de tomber en transe pour certains. Anne Lee joignit la société en 1758, devenant une des adeptes qui se faisait le plus entendre, et qui fut arrêtée à plusieurs reprises pour troubles de l’ordre public.
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Pendant l’une de ces incarcérations, elle eut des visions lui révélant comment l’humanité pouvait trouver le salut à travers la pureté. Elle fit part de ces révélations à la société ; c’est sans doute à la suite de cela, en 1770, qu’elle fut élue Leader de la Société, et connue sous le nom de Mère Ann.
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Suite à une nouvelle vision, 4 ans plus tard, elle quitta l’Angleterre pour l’Amérique, avec 7 disciples. Leur idée était d’établir une Société Utopiste Communautaire, une conception très en vogue à l’époque. Prônant les vertus de l’égalité des sexes, de la tolérance, du pacifisme, de la pureté, ils gagnèrent de nombreux adeptes enthousiastes, atteignant au début du 19 siècle le nombre d’environ 4000 membres. Malheureusement, mère Ann mourut en 1784, sans pouvoir assister à l’aboutissement de son œuvre.
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Le déclin s’amorça après la guerre civile américaine, et il ne restait plus en 1900 que 1000 disciples. Aujourd’hui, certaines des communautés d’origine ont été transformées en musées. La dernière communauté en exercice poursuit sa voie avec un nombre restreint de fidèles à Sabbathday Lake, Maine.
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La vie des Shakers était ordonnée de façon stricte par des lois englobant tous les aspects de la vie quotidienne. Ces lois étaient nommées ‘lois du millenium’.
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Cependant, celles-ci étaient révisées de temps en temps, reflétant la capacité d’adaptation des Shakers face à un monde en mouvement. Cela était nécessaire, car en raison de l’attachement des Shakers au célibat, la survie du mouvement ne dépendait que des recrues extérieures.
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En supprimant tout ornement inutile, en condamnant la beauté pour la beauté, les Shakers se sont quand même inscrits dans ce qui se faisait de plus beau en matière de mobilier.
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‘Toute beauté qui n’est pas basée sur son utilité, devient vite répugnante, et nécessite son remplacement continuel par quelque chose de différent’.
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En se concentrant sur la forme et la fonction, ils avaient certainement 150 ans d’avance sur leur époque ; ils étaient les précurseurs du mouvement moderne.

jeudi 3 mai 2007

4 livres de mon enfance

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- Que veux-tu pour (Noël... ton anniversaire... ...)?
- Un livre!
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J'ai toujours eu le bout du nez plongé dans un livre et même quelquefois (souvent) dans plusieurs livres en même temps!
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Cela a commencé avec les contes de Perrault... Mon premier livre...
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Charles Perrault, photo Wikipedia
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Histoires ou contes du temps passé

La Belle au bois dormant
Le Petit Chaperon rouge
La Barbe Bleue
Le Maître chat, ou le Chat botté
Les Fées
Cendrillon, ou la Petite pantoufle de verre (ou de vair)
Riquet à la houppe
Le Petit Poucet
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Comtesse de Ségur, photo Wikipedia
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Puis, j'ai enchaîné avec ces livres merveilleux...
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Les petites filles modèles
Les malheurs de Sophie
Les vacances
Mémoires d'un âne (ah! ce Cadichon!)
Pauvre Blaise
Les bons enfants
L'auberge de l'Ange gardien
Le Général Dourakine
Quel amour d'enfant!
Après la pluie, le beau temps
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J'ai toujours certains de ces livres que j'ai reçus, enfant, dans ma bibliothèque... D'autres, je les empruntais de la bibliothèque municipale que je visitais religieusement à chaque semaine, rapportant mon butin précieux à la maison.


Jean de la Fontaine, photo Wikipedia
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Éduquée par les religieuses de la Congrégation Notre-Dame, à Montréal, les classiques étaient au programme, dont Jean de la Fontaine...
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Plusieurs fois par année, nous avions des récitals où parents et notables étaient invités et où nous devions nous illustrer, en récitant quelque poème et j'ai dû réciter Le lion et le rat... Je m'en souviens toujours et je peux toujours le réciter par coeur.
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Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d’un Lion
Un Rat sortit de terre assez à l’étourdie.
Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu’il était, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu’un aurait-il jamais cru
Qu’un Lion d’un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu’au sortir des forêts
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

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Molière, photo Wikipedia
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Puis, un peu plus tard, vers l'âge de 11 ans, ce fut Les précieuses ridicules. Je jouais le rôle de Cathos et, grâce à ce billet, j'ai relu la scène que nous avions jouée. Je l'ai trouvée sur Internet, imaginez! Toute cette connaissance au bout des doigts, instantanément! Quel monde merveilleux!
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En relisant, le texte et mes répliques me sont revenues à la mémoire. Étonnant, tant d'années plus tard!
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Voici pour votre plaisir (et le mien!), cette scène...
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Scène IX
Magdelon, Cathos, Mascarille, Alzamor.

Mascarille, après avoir salué.
Mesdames, vous serez surprises, sans doute, de l’audace de ma visite ; mais votre réputation vous attire cette méchante affaire, et le mérite a pour moi des charmes si puissants que je cours partout après lui.
.
Magdelon
Si vous poursuivez le mérite, ce n’est pas sur nos terres que vous devez chasser.
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Cathos
Pour voir chez nous le mérite, il a fallu que vous l’y ayez amené.
.
Mascarille
Ah ! je m’inscris en faux contre vos paroles. La renommée accuse juste en contant ce que vous valez ; et vous allez faire pic, repic et capot tout ce qu’il y a de galant dans Paris.
.
Magdelon
Votre complaisance pousse un peu trop avant la libéralité de ses louanges ; et nous n’avons garde, ma cousine et moi, de donner de notre sérieux dans le doux de votre flatterie.
.
Cathos
Ma chère, il faudrait faire donner des sièges.
.
Magdelon
Holà ! Almanzor.
.
Almanzor
Madame.
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Magdelon
Vite, voiturez-nous ici les commodités de la conversation.
.
Mascarille
Mais, au moins, y a-t-il sûreté ici pour moi.
.
Cathos
Que craignez-vous ?
.
Mascarille
Quelque vol de mon cœur, quelque assassinat de ma franchise. Je vois ici des yeux qui ont la mine d’être de fort mauvais garçons, de faire insulte aux libertés et de traiter une âme de Turc à More. Comment diable ! d’abord qu’on les approche, ils se mettent sur leur garde meurtrière ? Ah ! par ma foi, je m’en défie ! et je m’en vais gagner au pied, ou je veux caution bourgeoise qu’ils ne me feront point de mal.
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Magdelon
Ma chère, c’est le caractère enjoué.
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Cathos
Je vois bien que c’est un Amilcar.
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Magdelon
Ne craignez rien : nos yeux n’ont point de mauvais desseins, et votre cœur peut dormir en assurance sur leur prud’homie.
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Cathos
Mais de grâce, Monsieur, ne soyez pas inexorable à ce fauteuil qui vous tend les bras il y a un quart d’heure ; contentez un peu l’envie qu’il a de vous embrasser.
.
Mascarille, après s’être peigné et avoir ajusté ses canons.
Eh bien ! Mesdames, que dites-vous de Paris ?
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Magdelon
Hélas ! qu’en pourrions-nous dire ? Il faudrait être l’antipode de la raison pour ne pas confesser que Paris est le grand bureau des merveilles, le centre du bon goût, du bel esprit et de la galanterie.
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Mascarille
Pour moi, je tiens que hors de Paris il n’y a point de salut pour les honnêtes gens.
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Cathos
C’est une vérité incontestable.
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Mascarille
Il y fait un peu crotté ; mais nous avons la chaise.
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Magdelon
Il est vrai que la chaise est un retranchement merveilleux contre les insultes de la boue et du mauvais temps.
.
Mascarille
Vous recevez beaucoup de visites ? quel bel esprit est des vôtres ?
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Magdelon
Hélas ! nous ne sommes pas encore connues ; mais nous sommes en passe de l’être, et nous avons une amie particulière qui nous a promis d’amener ici tous ces messieurs du Recueil des Pièces Choisies.
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Cathos
Et certains autres qu’on nous a nommés aussi pour être les arbitres souverains des belles choses.
.
Mascarille
C’est moi qui ferai votre affaire mieux que personne ; ils me rendent tous visite ; et je puis dire que je ne me lève jamais sans une demi-douzaine de beaux esprits.
.
Magdelon
Eh ! mon Dieu ! nous vous serons obligées de la dernière obligation si vous nous faites cette amitié ; car enfin il faut avoir la connaissance de tous ces Messieurs-là si l’on veut être du beau monde. Ce sont eux qui donnent le branle à la réputation dans Paris, et vous savez qu’il y en a tel dont il ne faut que la seule fréquentation pour vous donner bruit de connaisseuse, quand il n’y aurait rien autre chose que cela. Mais, pour moi, ce que je considère particulièrement, c’est que par le moyen de ces visites spirituelles, on est instruite de cent choses qu’il faut savoir de nécessité et qui sont de l’essence d’un bel esprit. On apprend par là chaque jour les petites nouvelles galantes, les jolis commerces de prose et de vers. On sait à point nommé : « Un tel a composé la plus jolie pièce du monde sur un tel sujet ; une telle a fait des paroles sur un tel air ; celui-ci a fait un madrigal sur une jouissance ; celui-là a composé des stances sur une infidélité ; Monsieur un tel écrivit hier au soir un sixain à Mademoiselle une telle, dont elle lui a envoyé la réponse ce matin sur les huit heures ; un tel auteur a fait un tel dessein ; celui-là en est à la troisième partie de son roman ; cet autre met ses ouvrages sous la presse. » C’est là ce qui vous fait valoir dans les compagnies, et si l’on ignore ces choses, je ne donnerais pas un clou de tout l’esprit qu’on peut avoir.
.
Cathos
En effet, je trouve que c’est renchérir sur le ridicule qu’une personne se pique d’esprit et ne sache pas jusqu’au moindre petit quatrain qui se fait chaque jour ; et pour moi, j’aurais toutes les hontes du monde s’il fallait qu’on vînt à me demander si j’aurais vu quelque chose de nouveau que je n’aurais pas vu.
.
Mascarille
Il est vrai qu’il est honteux de n’avoir pas des premiers tout ce qui se fait ; mais ne vous mettez pas en peine : je veux établir chez vous une académie de beaux esprits, et je vous promets qu’il ne se fera pas un bout de vers dans Paris que vous ne sachiez par cœur avant tous les autres. Pour moi, tel que vous me voyez, je m’en escrime un peu quand je veux, et vous verrez courir de ma façon dans les belles ruelles de Paris, deux cents chansons, autant de sonnets, quatre cents épigrammes, et plus de mille madrigaux, sans compter les énigmes et les portraits.
.
Mascarille
Les portraits sont difficiles et demandent un esprit profond. Vous en verrez de ma manière qui ne vous déplairont pas.
.
Cathos
Pour moi, j’aime terriblement les énigmes.
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Mascarille
Cela exerce l’esprit, et j’en ai fait quatre encore ce matin, que je vous donnerai à deviner.
.
Magdelon
Les madrigaux sont agréables, quand ils sont bien tournés.
.
Mascarille
C’est mon talent particulier ; et je travaille à mettre en madrigaux toute l’histoire romaine.
.
Magdelon
Ah ! certes, cela sera du dernier beau ; j’en retiens un exemplaire au moins, si vous le faites imprimer.
.
Mascarille
Je vous en promets à chacune un, et des mieux reliés. Cela est au-dessous de ma condition, mais je le fais seulement pour donner à gagner aux libraires, qui me persécutent.
.
Magdelon
Je m’imagine que le plaisir est grand de se voir imprimé.
.
Mascarille
Sans doute. Mais à propos, il faut que je vous dise un impromptu que je fis hier chez une duchesse de mes amies que je fus visiter ; car je suis diablement fort sur les impromptus.
.
Cathos
L’impromptu est justement la pierre de touche de l’esprit.
.
Mascarille
Écoutez donc.
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Magdelon
Nous y sommes de toutes nos oreilles.
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Mascarille
Oh ! oh ! je n’y prenais pas garde :
Tandis que, sans songer à mal, je vous regarde,
Votre œil en tapinois me dérobe mon cœur,
Au voleur ! au voleur ! au voleur ! au voleur !
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Cathos
Ah ! mon Dieu ! voilà qui est poussé dans le dernier galant.
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Mascarille
Tout ce que je fais a l’air cavalier, cela ne sent point le pédant.
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Magdelon
Il en est éloigné de plus de deux mille lieues.
.
Mascarille
Avez-vous remarqué ce commencement : oh ! oh ! Voilà qui est extraordinaire : oh ! oh ! Comme un homme qui s’avise tout d’un coup : oh ! oh ! La surprise : oh ! oh !
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Magdelon
Oui, je trouve ce oh ! oh ! admirable.
.
Mascarille
Il semble que cela ne soit rien.
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Cathos
Ah ! mon Dieu, que dites-vous ! Ce sont là de ces sortes de choses qui ne se peuvent payer.
.
Magdelon
Sans doute ; et j’aimerais mieux avoir fait ce oh ! oh ! qu’un poème épique.
.
Mascarille
Tudieu ! vous avez le goût bon.
.
Magdelon
Eh ! je ne l’ai pas tout à fait mauvais.
.
Mascarille
Mais n’admirez-vous pas aussi : Je n’y prenais pas garde ? Je n’y prenais pas garde, je ne m’apercevais pas de cela, façon de parler naturelle, je n’y prenais pas garde. Tandis que, sans songer à mal, tandis qu’innocemment, sans malice, comme un pauvre mouton, je vous regarde, c’est-à-dire je m’amuse à vous considérer, je vous observe, je vous contemple ; Votre œil en tapinois… Que vous semble de ce mot tapinois ? n’est-il pas bien choisi ?
.
Cathos
Tout à fait bien.
.
Mascarille
Tapinois, en cachette: il semble que ce soit un chat qui vienne de prendre une souris : Tapinois.
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Magdelon
Il ne se peut rien de mieux.
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Mascarille
Me dérobe mon cœur : me l’emporte, me le ravit. Au voleur ! au voleur ! au voleur, ! au voleur ! Ne diriez-vous pas que c’est un homme qui crie et court après un voleur pour le faire arrêter ? Au voleur ! au voleur ! au voleur, ! au voleur !
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Magdelon
Il faut avouer que cela a un tour spirituel et galant.
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Mascarille
Je veux vous dire l’air que j’ai fait dessus.
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Cathos
Vous avez appris la musique ?
Mascarille
Moi ? point du tout.
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Cathos
Et comment donc cela se peut-il ?
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Mascarille
Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris.
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Magdelon
Assurément, ma chère.
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Mascarille
Écoutez si vous trouverez l’air à votre goût : hem, hem, la, la, la, la, la. La brutalité de la saison a furieusement outragé la délicatesse de ma voix ; mais il n’importe, c’est à la cavalière. (Il chante.) Oh, oh, je n’y prenais pas…
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Cathos
Ah ! que voilà un air qui est passionné ! Est-ce qu’on n’en meurt point ?
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Magdelon
Il y a de la chromatique là dedans.
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Mascarille
Ne trouvez-vous pas la pensée bien exprimée dans le chant ? Au voleur… Et puis comme si l’on criait bien fort, au, au, au, au, au, au voleur ; et tout d’un coup comme une personne essoufflée, au voleur.
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Magdelon
C’est là savoir le fin des choses, le grand fin, le fin du fin. Tout est merveilleux, je vous assure ; je suis enthousiasmée de l’air et des paroles.
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Cathos
Je n’ai encore rien vu de cette force-là.
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Mascarille
Tout ce que je fais me vient naturellement, c’est sans étude.
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Magdelon
La nature vous a traité en vraie mère passionnée, et vous en êtes l’enfant gâté.
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Mascarille
À quoi donc passez-vous le temps ?
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Cathos
À rien du tout.
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Magdelon
Nous avons été jusqu’ici dans un jeûne effroyable de divertissements.
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Mascarille
Je m’offre à vous mener l’un de ces jours à la comédie, si vous voulez ; aussi bien on en doit jouer une nouvelle que je serai bien aise que nous voyions ensemble.
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Magdelon
Cela n’est pas de refus.
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Mascarille
Mais je vous demande d’applaudir comme il faut, quand nous serons là ; car je me suis engagé de faire valoir la pièce, et l’auteur m’en est venu prier encore ce matin. C’est la coutume ici qu’à nous autres gens de condition, les auteurs viennent lire leurs pièces nouvelles, pour nous engager à les trouver belles et leur donner de la réputation ; et je vous laisse à penser si, quand nous disons quelque chose, le parterre ose nous contredire. Pour moi, j’y suis fort exact ; et quand j’ai promis à quelque poète, je crie toujours : « Voilà qui est beau ! » devant que les chandelles soient allumées.
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Magdelon
Ne m’en parlez point : c’est un admirable lieu que Paris ; il s’y passe cent choses tous les jours qu’on ignore dans les provinces, quelque spirituelle qu’on puisse être.
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Cathos
C’est assez : puisque nous sommes instruites, nous ferons notre devoir de nous écrier comme il faut sur tout ce qu’on dira.
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Mascarille
Je ne sais si je me trompe ; mais vous avez toute la mine d’avoir fait quelque comédie.
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Magdelon
Eh ! il pourrait être quelque chose de ce que vous dites.
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Mascarille
Ah ! ma foi ! il faudra que nous la voyions. Entre nous, j’en ai composé une que je veux faire représenter.
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Cathos
Hé ! à quels comédiens la donnerez-vous ?
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Mascarille
Belle demande ! Aux grands comédiens ; il n’y a qu’eux qui soient capables de faire valoir les choses ; les autres sont des ignorants qui récitent comme l’on parle ; ils ne savent pas faire ronfler les vers et s’arrêter au bel endroit ; et le moyen de connaître où est le beau vers, si le comédien ne s’y arrête et ne vous avertit par là qu’il faut faire le brouhaha ?
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Cathos
En effet, il y a manière de faire sentir aux auditeurs les beautés d’un ouvrage : et les choses ne valent que ce qu’on les fait valoir.
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Mascarille
Que vous semble de ma petite-oie ? La trouvez-vous congruante à l’habit ?
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Cathos
Tout à fait.
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Mascarille
Le ruban est bien choisi.
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Magdelon
Furieusement bien. C’est Perdrigeon tout pur.
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Mascarille
Que dites-vous de mes canons ?
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Magdelon
Ils ont tout à fait bon air.
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Mascarille
Je puis me vanter au moins qu’ils ont un grand quartier plus que tous ceux qu’on fait.
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Magdelon
Il faut avouer que je n’ai jamais vu porter si haut l’élégance de l’ajustement.
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Mascarille
Attachez un peu sur ces gants la réflexion de votre odorat.
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Magdelon
Ils sentent terriblement bon.
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Cathos
Je n’ai jamais respiré une odeur mieux conditionnée.
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Mascarille
Et celle-là ?
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Magdelon
Elle est tout à fait de qualité ; le sublime en est touché délicieusement.
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Mascarille
Vous ne me dites rien de mes plumes ! comment les trouvez-vous ?
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Cathos
Effroyablement belles.
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Mascarille
Savez-vous que le brin me coûte un louis d’or ? Pour moi, j’ai cette manie de vouloir donner généralement sur tout ce qu’il y a de plus beau.
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Magdelon
Je vous assure, que nous sympathisons, vous et moi. J’ai une délicatesse furieuse pour tout ce que je porte ; et, jusqu’à mes chaussettes, je ne puis rien souffrir qui ne soit de la bonne ouvrière.
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Mascarille, s’écriant brusquement.
Ahi ! ahi ! ahi ! doucement. Dieu me damne ! Mesdames, c’est fort mal en user ; j’ai à me plaindre de votre procédé ; cela n’est pas honnête.
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Cathos
Qu’est-ce donc ? qu’avez-vous ?
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Mascarille
Quoi ! toutes deux contre mon cœur en même temps ! m’attaquer à droite et à gauche ! Ah ! c’est contre le droit des gens ; la partie n’est pas égale et je m’en vais crier au meurtre.
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Cathos
Il faut avouer qu’il dit les choses d’une manière particulière.
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Magdelon
Il a un tour admirable dans l’esprit.
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Cathos
Vous avez plus de peur que de mal, et votre cœur crie avant qu’on l’écorche.
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Mascarille
Comment diable ! il est écorché depuis la tête jusqu’aux pieds.
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Puis, au travers de tout ça, j'ai lu l'oeuvre complète d'Agatha Christie, d'Edgar Allan Poe, toute fascinée que j'étais par les énigmes ;-D
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Obrigada, querida Elvira, je me suis bien marrée. La suite, un autre jour...

mercredi 2 mai 2007

Mal faits d'épinards

Photo Gato Azul
Faïence, Coimbra au Portugal, motif du XVIIe siècle
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De ce livre dont je vous ai déjà parlé, Ma Toscane Gourmande de Lorenza De'Medici, voici une recette pour des croquettes d'épinards au fromage. En italien, elles se nomment des Malfatti di spinaci, ou des mal faits d'épinards, à cause de la forme brute des croquettes.
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Photo Gato Azul

MALFATTI DI SPINACI

Ingrédients (pour 6 personnes)


  • 1 kilo d'épinards frais avec leur queue
  • 500 g de ricotta (veiller à prendre de la ricotta fraîche et crémeuse et non pas sa variante, la ricotta salata - je n'avais pas accès à la ricotta fraîche et j'ai utilisé la ricotta salata - les croquettes auraient été plus moelleuses si j'avais utilisé de la ricotta fraîche)
  • 125 g de parmesan frais râpé
  • 1 gros oeuf
  • 1 grosse pincée de muscade fraîchement moulue
  • 150 g de farine
  • 100 g de beurre doux fondu
  • sel, poivre

Méthode

  1. Dans une casserole d'eau bouillante, jeter les épinards et laisser cuire quelques minutes. Égoutter, laisser refroidir et sécher avec un torchon.
  2. Hacher les épinards finement et verser dans un saladier. Ajouter la ricotta, la moitié du parmesan, l'oeuf, la muscade et la moitié de la farine. Bien mélanger, puis ajouter le sel et le poivre.
  3. Fariner vos mains et votre plan de travail. Former avec la pâthe obtenue des sauciesses de 2,5 cm d'épaisseur et les rouler dans la farine. Les couper ensuite en morceaux de 2,5 cm de longueur et leur donner une forme ovale.
  4. Faire bouillir une grande casserole d'eau. Y jeter les croquettes et les faire cuire jusqu'à ce qu'elles remontent à la surface. Les égoutter avec une écumoire et les disposer sur un plat de service tiède. Saupoudrer le reste de parmesan, arroser avec le beurre fondu et servir immédiatement.

J'ai servi ces croquettes en accompagnement avec de fines tranches de foie de veau sautées rapidement au beurre à la poêle, que j'ai ensuite déglacée avec un peu de vinaigre balsamique.



Photo Gato Azul

Mai

En mai, fais ce qu'il te plaît
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Après presque 10 000 mots traduits en 4 jours, j'avais besoin d'air. D'autant plus que j'avais appris qu'une boutique que je fréquente ferme ses portes. Ce commerce fait double emploi : un musée thématique sur la broderie et les travaux à l'aiguille, complet avec un centre de documentation exhaustif, et une boutique où on peut se procurer du lin fin, des fils de soie et de coton, des fournitures. C'était un trésor, ce bijou de boutique car comme celles qui brodent le savent, il n'est pas facile de trouver les matériaux de base, ni les ouvrages sur la broderie.
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Les propriétaires liquident donc leur centre de documentation. J'ai trouvé cet ouvrage sur les métiers d'arts qui m'a interpelé de suite à cause de l'image sur la gauche de la page couverture, un azulejaria (ensemble d'azulejos). J'ai fait le même! (voir dans l'album photo d'azulejos).
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La table des matières énumère les sujets traités (brièvement) dans le livre, tous aussi fascinants les uns que les autres...
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C'est un beau document qui me procurera beaucoup de plaisir.

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Puis, en feuilletant la section sur les azulejos, cet autre azulejaria... que j'ai également reproduit!

La fermeture de cet économusée/boutique me laisse triste. Les deux femmes qui avaient monté l'affaire sont des passionnées des arts de l'aiguille, des ressources irremplaçables sur tout ce qui touche le sujet.

Mais je sais aussi que c'est un métier d'art qui ne s'éteindra pas car j'étais accompagnée de mon contact chez mon client, une jeune femme qui est également passionnée par la broderie. Il y aura une relève.