jeudi 8 février 2007

Charité bien ordonnée

Petites quantités de neige et il fait froid. On dirait que les saisons sont décalées d'un mois depuis quelques années. Un février qui m'a tout l'air d'un janvier. Même les oiseaux boudent les mangeoires.
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Malgré le froid, il m'a fallu sortir. Avec la sagesse des années, et l'expérience de la maladie, je fais plus attention. Jusqu'à récemment, les cache-cols étaient pour moi des objets venus d'autres planètes. Mais, maintenant, j'ai pris goût à la chaleur qu'ils me procurent et j'en ai une véritable collection. En plus de me garder au chaud, je m'en sers comme masque, respirant dedans comme tout à l'heure quand j'ai dû m'arrêter à l'hôpital.
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Et je porte des gants maintenant. Pas tant pour la chaleur qu'ils me donnent mais pour ne pas toucher les objets à l'extérieur. Nous n'avons pas d'épidémie de grippe sévère mais un autre sorte de microbe qui s'attaque au système digestif. Toutes les écoles de la commission scolaire ont été fermées pour qu'elles puissent être désinfectées. Ce n'est pas un microbe que je désire connaître! A faire spiraler dans une hypoglycémie sans fin.
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Les notions d'hygiène qui devraient sous-tendre la vie en collectivité se sont perdues dans la nuit des temps.
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Autres accoutrements qui sont venus s'ajouter au fil des années, le diffuseur et les huiles essentielles. L'hiver venu, j'étouffe et je respire difficilement. Le chauffage électrique assèche. Et j'ai ressorti les remèdes d'autrefois, le camphre de cette pommade analgésique, antitussive et décongestionnante. Au premier chatouillement dans le nez, j'en mets une touche à la naissance des narines. Décongestion immédiate. Si par malheur la grippe gagne sur moi, c'est le traitement choc. Le dos, la gorge y passent. En plus d'être bénéfique pour mes poumons, ça éloigne les microbes. Aucune possibilité pour moi de prendre quelque médicament que ce soit pour soulager les symptômes de la grippe. Ils provoquent tous de l'hyperglycémie qui vient s'ajouter à l'hyperglycémie déjà provoquée par la grippe. Et l'aspirine est proscrite. Vive l'acétaminophen.
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Et les vitamines, les protéines, les glucides et les soupçons de gras. J'ai trouvé des Vidalia. Ils remplaceront les oignons rouges pour la salade. Une russet de l'Ile-du-Prince-Édouard. Incomparable. Un contre-filet bien marbré. Un portobello (qui durera la semaine!).
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La sagesse veut que l'amour commence, tout simplement, par l'amour de soi.

4 commentaires:

Mijo a dit...

Depuis 7 - 8 mois, je m'intéresse à l'aromathérapie. J'ai déjà éloigné une sinusite pour l'un de mes fils et je nettoie également cuisine et sols avec des huiles essentielles.
J'aimerais avoir un diffuseur électrique mais ça coûte cher. J'attends encore un peu.

Gato Azul a dit...

Certains praticiens affichent leur supériorité scientifique en disant que ce sont des remèdes granolas. Alors, si ce que l'on respire tient de l'effet plaçebo, quid de la fumée de cigarette, la pollution industrielle ou des grandes villes? Sûrement un effet plaçebo ;-)
Cette semaine, chez mon médecin, on m'a raconté comment un patient n'arrivait pas à contrôler son diabète et que c'était un mystère jusqu'à ce l'on sache qu'il prenait une tisane quotidienne d'herbes chinoises.Depuis qu'il a arrêté, ça s'est arrangé. Les plantes que l'on absorbe ont, elles aussi, un effet direct.
Il y a de la place pour aménager tout - pharmacologie moderne
Ton anniversaire approche? Ça fait un joli cadeau (individuel ou collectif).

Gato Azul a dit...

oops... je vois qu'il manquait un bout...
On peut aménager la pharmacologie moderne - qui a ses bienfaits indiscutables.N'oublions pas que les médicaments pharmaceutiques sont en fait, des remèdes dérivés des plantes - ce sont des produits de synthèse, c'est-à-dire que la qualité est contrôlée parce que les éléments actifs sont reproduits en laboratoire. Si mon sureau ou mon bouleau (qui produisent le même élément actif que l'aspirine) poussent dans un champs qui était un site d'enfouissement industriel, il y a peu de chances que ma tisane me fasse du bien.
Il y a un mouvement sur les blogues contre certaines entreprises pharmaceutiques qui tentent de bloquer la production en Inde de médicaments. J'ai vu un reportage sur les conditions dans lesquelles ces médicaments sont fabriqués et les ravages (décès) multiples causés en Afrique, leur 'dumping ground'. Je dis que la solution est dans le contrôle des prix. Le système de brevets n'est peut-être pas le meilleur dans le cas des médicaments.

Gracianne a dit...

C'est Mijo qui m'avait fait utiliser de l'huile essentielle de lavande pour soigner mes insomnies. Pour l'instant je regarde ca d'un oeil un peu lointain, mais il faut que je m'interesse un peu plus a la phytotherapie. Ne serait-ce qu'avec le thym, la sauge et le romarin du jardin, je pourrais attenuer la fatigue de ces rhinites hivernales persistantes. Je n'y pense jamais.