mardi 27 février 2007

Variations sur quelques citrons

Photo Gato Azul

J'aime les citrons. J'aime beaucoup les citrons. J'aime énormément les citrons. Je raffole des citrons. C'est beau, c'est bon, c'est pimpant, c'est piquant, c'est joyeux et c'est joli avec le bleu. J'aime le bleu.
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J'avais un coquelet bien dodu, j'avais des linguini poivre et citron, un peu de crème, du parmesan, j'avais de la pâte à tarte, j'avais des oeufs et j'avais faim. J'avais aussi des citrons.

Coquelet au citron
Ingrédients
  • Un coquelet prêt à cuire
  • 3 dents d'ail
  • 2 citrons (si vous n'aimez pas la pointe d'amertume des pelures de citrons, retirez-les)
  • 1 c. à soupe d'herbes de Provence
  • 1 c. à soupe d'huile d'olive
  • Sel et poivre
Méthode
  • Rincer et éponger les citrons. En couper un en demi.
  • Assaisonner l'intérieur du coquelet de sel, de poivre et d'une pincée d'herbes de Provence, puis farcir d'un demi citron coupé en deux.
  • Frotter la peau du coquelet avec un demi-citron puis le ficeler.
  • Masser le coquelet avec du sel de mer et la moitié des herbes de Provence.
  • Laisser chauffer l'huile d'olive dans une cocotte. Faire revenir le coquelet de toutes parts pendant environ 10 minutes.
  • Entourer le coquelet d'un citron coupé en six morceaux et des dents d'ail non pelées. Parsemer du reste d'herbes.
  • Couvrir et cuire 25 minutes à feu doux (325 F) en retournant le coquelet plusieurs fois.
  • Ajouter au besoin 1 à 2 cuillerées d'eau.
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J'ai servi le coquelet avec des pâtes et des tomates cerises farcies de ratatouille.
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C'est une invention anglaise que ce fameux Lemon Curd et le problème est que, fait de la manière traditionnelle, il faut passer la tartinade au chinois afin d'éliminer toute trace d'oeuf cuit. Ce n'est pas amusant du tout et ça ralentit le procédé. Ou encore, on utilise un mélange commercial (Jell-O ou Shirriff). Le hic c'est que c'est bourré de sucre. En faisant la tartinade moi-même, je peux substituer le sucre par du Splenda, la rendant glucide-free. :-) Et j'ai également trouvé une technique qui permet de faire le Lemon Curd sans chinois. Il s'agit tout simplement de mélanger les ingrédients avant de les cuire. Cette technique utilise aussi les blancs d'oeufs, ce qui allège le mélange.
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Photo Gato Azul

Lemon Curd (tartinade au citron)

Ingrédients (mesures américaines)
  • 3 oz (6 c. à table) de beurre doux, à la température de la pièce
  • 1 tasse de sucre (ou Splenda)
  • 2 gros oeufs entiers
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 2/3 de tasse de jus de citron (frais)
  • 1 c. à table de zeste de citron râpé

Méthode

  • Dans un grand bol, mixer le beurre et le sucre (ou le Splenda) au malaxeur, environ 2 minutes. Ajouter lentement les oeufs entiers et les jaunes. Battre 1 minute. Ajouter le jus de citron. L'appareil aura des grumeaux mais il deviendra lisse durant la cuisson.
  • Dans une casserole épaisse moyenne, cuire le mélange sur feu doux jusqu'à ce qu'il soit homogène. Augmenter la chaleur à feu moyen et cuire, en mélangeant constamment, jusqu'à ce que l'appareil épaississe, environ 15 minutes (170 F). Ne pas laisser bouillir le mélange. Vous saurez que la tartinade est prête lorsqu'elle nappera la cuiller et que votre doigt laissera une trace sèche sur l'endos de la cuiller (consistance d'une hollandaise).
  • Retirer la tartinade du feu, ajouter le zeste de citron et transférer dans un bol. Couvrir la surface de pellicule plastique pour qu'une peau ne se forme pas et mettre au réfrigérateur. La tartinade épaissira davantage en refroidissant.
  • Conservée dans des bocaux hermétiques, la tartinade au citron se conserve au frigo pour une semaine et au congélateur pour 2 mois.

Photo Gato Azul

Tartelettes au citron meringuées
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Ingrédients
  • 12 fonds de tartelettes, presque cuits
  • Quantité nécessaire de Lemon Curd pour emplir les fonds de tartelette
  • Meringue (voir la recette ci-dessous)
  • Noix de coco sèche râpée
Méthode
  • Cuire aux trois-quarts les fonds de tartelettes, laisser refroidir
  • Les remplir de Lemon Curd
  • Étaler la meringue (voir ci-dessous pour la recette) sur la garniture au citron et saupoudrer de noix de coco sèche râpée (facultatif)
  • Enfourner (325 F) et cuire pendant 10-15 minutes ou jusqu'à ce que la meringue soit bien dorée
  • Refroidir les tartelettes au réfrigérateur avant de servir
Meringue
Ingrédients
  • 4 blancs d'oeufs
  • pincée de sel
  • sucre (ou Splenda)
Méthode


  • Battre ferme les blancs d'oeufs, le sel et le sucre
  • Étaler sur la garniture des tartelettes au citron
  • Cuire à four doux (325 F) pendant 10-15 minutes ou jusqu'à ce que la meringue soit bien dorée

Ahhhhhh... (soupir d'aise). Vous ai-je dit que j'aime les citrons?


When life gives you lemons, make lemonade!

Quand la vie vous sert des citrons, faites une citronnade!


Photo Gato Azul

dimanche 25 février 2007

Tarte au chèvre, ratatouille et anchois

Photos Gato Azul - assiette de service, faïence portugaise
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Depuis que j'avais lu la recette d'Elvira pour la tarte aux légumes d'hiver, la pâte à tarte à l'avoine me trottait dans la tête. Et j'avais envie d'une ratatouille. J'avais du chèvre et des anchois. Festival du sel!
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Deux petites aubergines, du sal do mar, des tomates cerises (ce sont les seules qui aient du goût parmi les produit en serre au Québec), de l'huile extra vierge du Portugal, du poivron rouge, un gros oignon doux blanc Vidalia et de l'ail.
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J'ai commencé par chauffer mon huile d'olive, j'y ai ajouté les aubergines coupées en dés, une dent d'ail hachée grossièrement, un peu de sel et j'ai laissé fondre, ajoutant l'oignon coupé en dés à mi-chemin. Lorsque l'oignon et l'aubergine étaient bien fondus et translucides, j'ai ajouté le poivron coupé en dés et 6 tomates cerises coupées en quartiers. J'ai continué la cuisson jusqu'à ce que cela soit fondu, puis j'ai ajouté 4 autres dents d'ail haché gros, une cuillère à thé d'origan de Crète, une pincée de lavande, deux feuilles de laurier, du persil plat ciselé et 1 tasse de jus de tomates.
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J'ai laissé mijoter jusqu'à ce que le jus de tomates ait été absorbé complètement par les légumes. La cuisine embaumait.
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J'ai fait le test du goût sur 2 tranches de pain de campagne avant de poursuivre. C'était à point.
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J'ai préparé la recette de pâte à tarte d'Elvira (que je ne reproduis pas ici - allez voir la recette sur son blog).
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J'ai précuit la pâte (20 minutes à 400F), j'ai laissé refroidir puis j'ai étendu une bonne couche de ratatouille à température de la pièce dans le fond de tarte, ajouté des rondelles de chèvre (paillot de chèvre et chèvre des neiges de Portneuf) et j'ai enfourné sous le grill pour faire dorer le fromage.
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J'ai décoré les portions de tarte avec quelques filets d'anchois et j'ai servi avec des radis et une salade de persil plat, oignon et poivron rouge arômatisée au vinaigre de kumquats et huile d'olive.
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Assiette série Flying Hearts peinte par ma soeur
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C'était... pas mal du tout. Un verre de vinho verde ou de Colares branco aurait été très agréable (obrigada Christina, j'accepte volontiers).
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Vous vous souvenez du chevreuil dans mon premier billet? Le voici, cauchemar blanc jusqu'au cou. Mais il fait doux et il fait soleil. On avance vers le printemps...
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Photos Gato Azul
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P.S. La croûte était DÉLICIEUSE! Le petit goût de noix si caractéristique de l'avoine se marie très bien avec les saveurs intenses de la ratatouille, des anchois et le moelleux du chèvre des neiges (je ne referai pas avec le paillot, il ne devient pas assez coulant). La prochaine fois, je ne me préoccuperai pas de mettre la pâte dans une assiette à tarte, je pense, mais je l'étendrai en rectangle, façonnant un rebord avec les doigts. Cela fait une croûte très rigide sans être dure ... biscuit craquant qui offre une bonne résistance sous la dent et tient la forme. Bonne description? Vous me le direz quand vous l'aurez essayée. Il m'est venu aussi l'idée de couper des formes à l'emporte pièce et de me servir des 'biscuits' comme fonds de hors-d'oeuvre pour l'apéritif. Ce serait, je le sais, tout aussi bon.

samedi 24 février 2007

Merveilleux livres

Est-il possible de tant savourer la vie sans se sentir coupable? Je me laisse aller au plaisir, le laisse m'envahir complètement, m'y installe, puis le «bon sens» me rappelle à l'ordre. Alors, un sentiment de culpabilité monte en moi, me faisant perdre pied l'espace d'un instant... je me ressaisis et je l'envoie... paître. Je peux! C'est samedi matin!


Étirer le petit déjeuner, laisser le temps au temps, sortir les livres, savourer le moment à petites gorgées, remarquer l'odeur de la jacinthe qui embaume, puis les yeux qui hésitent sur le plateau, voyagent sur le naperon en lin brodé, la porcelaine fleurie, goûter un peu de yaourt à l'érable, une bouchée de pain grillé aux raisins, de la confiture de framboises, une lampée de café au lait, oreilles caressées par le tempo rubato de la musique, les yeux qui s'attardent à la fenêtre et se perdent un instant dans l'activité aux mangeoires. Puis la page du livre qui murmure et m'appelle. Lecture de quelques paragraphes, puis... trahison... furetage dans le deuxième livre. Suis-je la seule à lire deux livres à la fois, en parallèle?
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Ce matin, c'est le Portugal qui prend la vedette. Livres bleus sur l'océan du jeté en laine bleue. Des petites histoires sur le Portugal par Saramago, qui raconte à la troisième personne. Des anecdotes et recettes du Portugal, par Carol Robertson.

Deux jolis livres qui incitent au voyage, des cadeaux d'anniversaire que j'avais cachés un moment. J'aime bien ne pas lire un livre de suite. J'aime le laisser là jusqu'à ce que l'envie s'éveille. Alors, je l'ouvre. J'ai, comme ça, une multitude de plaisirs en attente.

Chapitre de 4 pages sur Nazaré suivi d'un menu... Olives épicées en apéritif, soupe aux pommes de terre et au chou, broa, plateau froid de fruits de mer, mayonnaise à l'ail, poulet rôti au piri-piri. Nazaré... j'y avais dîné avec ma soeur, dans un restaurant, Adega Oceano, sur le bord de la plage immense. Il faisait nuit, mais nous pouvions apercevoir le blanc des moutons de l'océan qui se fracassaient longuement sur le sable. Le dîner avait ressemblé à ce menu proposé, moins la soupe et le poulet. Tout était délicieux et frais. Le chemin du retour vers Batalha avait été plus direct que le chemin vers Nazaré, lorsque nous avions tourné en rond pendant une heure, passant et repassant, dans un sens comme dans l'autre, devant la même maison. «Mais on l'a déjà vue, celle-là» m'avait dit ma soeur. Puis plus tard, c'était moi «... Encore? Et dans l'autre sens?» Nous la reconnaîtrions n'importe où, cette maison que nous avons aperçue au moins 4 fois.

Petit saut chez Saramago... il parle du restaurant Beira-Rio, à Tomar. Il y a mangé du steak. Nous, c'était Bela Vista, à côté du pont. Truite impeccablement grillée, savoureuse salade mixte, pommes de terre bouillies et beurre persillé, broa, puis retour à la nuit tombée sur Batalha, après un petit détour par Leiria (faut le faire!). Pourtant, le château éclairé surplombant la ville valait bien le détour.

Je me souviens des feux des vitraux de Batalha, illuminés par l'intérieur, que nous pouvions voir à la fenêtre entrouverte de notre chambre.


Merveilleux livres, qui nous font voyager. A-t-on le droit de ressentir autant de plaisir dans la vie?

C'est décidé, je ferai la pâte à tarte à l'avoine d'Elvira, mais je l'apprêterai à ma façon... ratatouille oblige.

jeudi 22 février 2007

Histoire de chat - Cat Story

Photo Gato Azul

Chroniques d'un chat bien-aimé

Chronicles of a Beloved Cat

Weekend Cat Blogging

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J'ai trouvé Feliz (Félichou pour ceux qui l'aiment) dans un refuge pour animaux. Un petit chaton de 4 mois, terré au fond d'une cage, au yeux énormes d'anxiété, j'ai entendu son cri silencieux. Je l'ai extirpé de la cage, l'ai pris dans mes bras et je n'ai plus jamais regardé en arrière. I found Feliz (Félichou for those who love him) in an animal shelter. A tiny 4 month-old kitten, cringing at the back of a cage, all wide-eyed terror, I heard his silent scream. I wrangled him out of the cage, held him in my arms and I've never looked backward since.

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On ne m'a jamais dit quel avait été son passé. C'était en janvier, il avait dû être l'objet de quelque cadeau de Noël qui n'avait pas été apprécié. Il avait été largué là, dans ce refuge, et ce fut un événement chargé de traumatisme pour lui. L'anxiété de l'abandon ne l'a jamais quitté depuis et, si nous nous absentons, il en souffre cruellement, épiant nos moindres préparatifs de sortie, yeux écarquillés d'angoisse comme au temps du refuge. I was never told what had been his past. It was in January, undoubtedly an unwanted Christmas gift. He had been dumped there, in that shelter, and it was a trauma-laden event in his life. Separation anxiety has plagued him ever since and, if we leave the house, he suffers still, spying our movements, eyes wide in terror like when he was in the shelter.
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L'arrivée à l'appartement - j'étais en ville à ce moment - fut particulière. Fuite et disparition sur le champ. Il se terrait. Arrival in the appartment - I was in the city at the time - was particular. Flight and disappearance on the spot. He was hunkering down.
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Le premier matin, je m'éveillais avec le sentiment d'être observée. J'ouvris les yeux et là, à côté de l'oreiller, Félichou m'observait, ronronnant doucement, assis juste hors de portée. Quand il a vu que j'ouvrais les yeux, il disparut de nouveau. On that first morning, I awoke with the feeling that I was being observed. I opened my eyes and there, next to the pillow, Félichou was staring at me, gently purring, sitting just out of reach. When he saw that my eyes were open, he disappeared, yet again.
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S'ensuivit une chasse qui devint un jeu pour les semaines qui suivirent... Je cherchais, je trouvais, je prenais dans mes bras, il se reposait quelques minutes puis, il disparaissait. Followed a chase which became a game over the next weeks ... I would seek, I would find, I would hold in my arms, He would rest a few moments then, he would disappear yet again.
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Ce jeu s'est prolongé jusqu'au jour où, arrivant à la maison, je n'ai pas cherché. Le dossier fut clos et plus jamais n'avons nous joué au chat et à la souris. This game went on until the day when, arriving home, I did not seek him out. The game was up and never again have we played at cat and mouse.
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En juin, je changeai d'appartement. Celui-ci avait un balcon et, dès le printemps, j'aménageai un petit jardin. Feliz se découvrit une passion pour les fleurs. Tous les matins, c'était un rituel... il fallait qu'il aille sentir les fleurs, jouer avec les abeilles, tout surpris lorsqu'il était piqué à la patte, la secouant vivement en la regardant curieusement. Il n'a jamais fait le lien entre l'abeille sous la patte et la sensation d'être piqué. Il attrape toujours les abeilles. In June, I moved. The new appartment had a balcony and I arranged a small garden. Feliz discovered a passion for flowers. Each morning, it was a ritual, he had to smell the flowers, play with the bees, surprised when he was stung on the paw, shaking it wildly while looking at it curiously. He has never connected the sting with the bee. He still catches bees.
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Photo Gato Azul

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Feliz m'a tout de suite montré qu'il aimait l'eau. Du moment qu'il entendait l'eau du bain, il se précipitait, s'asseoyait dans la baignoire en attendant que l'eau monte, moment où il consentait enfin d'en sortir. Ce jeu continua jusqu'au jour où il sauta dans la baignoire qui était presque pleine. Feliz soon showed me that he loved water. The moment he would hear the bathtub filling, he would run to sit in it, waiting for the water to rise when he would finally decide to get out of it. This game continued on until one day he jumped into the nearly-full bathtub.

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Orgueilleux, il s'improvisa une baignoire à sa mesure... Pride hurt, he soon improvised a fitting bathtub...
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Feliz est un marmiton. Feliz is a chef's help.
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Il se couche quelquefois dans la marmite (énorme) dont je me sers pour faire cuire le homard. J'y entrepose les sacs plastiques. C'est douillet. He sometimes rests in the enormous cooking pot I use to boil lobster dinners. I store my empty plastic bags in it. It's comfy.
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Ou encore, il dirige le rangement dans les armoires... Or again, he supervises while I put the dishes away...
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Avide de bains de soleil, il sait apprécier le farniente s'y abandonnant entièrement. An avid sun worshiper, he knows all about farniente, surrendering completely.
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L'ordinateur l'intéresse... Il aime regarder les informations. Fascinated by the computer screen, he loves to watch the news.
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Sa vraie passion demeure toutefois les ballades au jardin. C'est beaucoup mieux qu'un balcon dans une grande ville. Tous les matins, avant même de petit-déjeuner, il se précipite dehors... His real passion though is a visit in the garden. It's much better than a balcony in the city. Each morning, before breakfast, he rushes outside...
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Photos Gato Azul





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Il trouve l'hiver bien long et guette l'arrivée du printemps (presqu'autant que moi). À chaque matin, il faut lui ouvrir la porte pour qu'il hume l'air pour voir si le beau temps est revenu. Déçu, il rebrousse chemin. Patience et longueur de temps, Félichou, le printemps reviendra, promis! He finds that Winter is very long and watches out for Spring (nearly as eagerly as I do). Each morning, I have to open the door so that he can smell the breeze to see if warm weather is coming. Disappointed, he backs away. Patience, Feliz, Spring will return, I promise!
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Il y a, quelquefois, des visites félines qui trompent la solitude... Sometimes a feline friend drops by...

k Photo Gato Azul
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Et les sessions de prises de photo dont il raffole... And photo shoots which he adores ...
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k Photo Gato Azul
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Histoire à suivre... To be continued ...
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L'histoire de Feliz a été écrite pour participer au Weekend Cat Blogging qui se tient chez Kate cette fin de semaine. Allez faire un tour pour admirer d'autres félins ou pour participer en laissant un commentaire et un lien vers votre blog sur le site du blog de Kate. Et, si vous voulez connaître une chatte toute exceptionnelle, allez voir Nora qui joue du piano avec art et âme... Cliquer ICI pour voir et entendre Nora, une virtuose du piano. C'est un must!
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Feliz's story was written to participate in Weekend Cat Blogging which is hosted by Kate and her 2 lovely cats, Bustopher and El Grande Gato this weekend. Go admire lovely felines or participate by leaving a comment and a link to your blog at Kate's blogsite. And, if you want to meet an amazing animal, go see this cat who plays piano soulfully and artfully ... click HERE to see and hear Nora, a piano virtuoso. It's a must!

mercredi 21 février 2007

Déneigement, suite et fin

Il fallait terminer le déneigement. La sortie méritait un bon molleton, brodé, puisque c'était une occasion spéciale. (pour celles qui aimeraient avoir le patron, écrivez-moi).

Ça c'était hier.

Ça c'était en fin d'après-midi après avoir enfin parlé à l'entrepreneur. À croire qu'il s'est trouvé une pelle LCD. Notez le contour net de l'entrée de voiture. Il m'envoie quelqu'un demain pour parfaire le travail que j'ai fait sur le sentier et le perron. Ouf! C'était, après tout, 80 cm de neige.

Je devais me rendre là... où sont les mangeoires. J'avais, dans la malle de la voiture un 18 kg de graines d'oiseaux...

J'ai dû marcher dans de la neige jusqu'aux cuisses pour m'y rendre. Non... je n'ai pas pelleté! Je suis paresseuse!

Tout est rempli de graines. Ça devrait durer 10 jours. Ils sont voraces. Moi aussi, en plus d'avoir les joues rouges comme quand j'étais enfant et que je jouais dans la neige. Folle jeunesse!
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Restes de poulet poché, un peu de poivron et des champignons... des vol-au-vent poulet et champignons avec une petite pointe de cari.


Restes de haricots, un peu de sauce aux atocas...

Vol-au-vent au poulet et aux champignons

Ingrédients (pour 2 personnes)

  • 1 suprême de poulet, cuit et coupé en morceaux
  • 350 ml de bouillon de poulet
  • 150 ml de lait
  • 2 c. à soupe de beurre
  • 2 c. à soupe de farine
  • champignons tranchés
  • poivron rouge en dés
  • pointe de cari
  • sel et poivre
  • 2-4 vol-au vent

Méthode

  • Faire sauter les champignons et les poivrons dans un peu de beurre. Réserver.
  • Ajouter la pointe de cari et chauffer quelques instants pour que la saveur se développe.
  • Dans la même casserole, ajouter le beurre et la farine. Bien mélanger et cuire sur feu doux pendant une minute en mélangeant constamment.
  • Ajouter progressivement le bouillon de poulet en liant la sauce, puis le lait.
  • Chauffer jusqu'à ce que la sauce épaississe.
  • Ajouter les champignons, les poivrons et les morceaux de poulet.
  • Rectifier l'assaisonnement et bien réchauffer.
  • Servir sur des vol-au-vent chauds, accompagné de sauce aux atocas.
Astuce
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Saviez-vous qu'en utilisant du lait 2% votre béchamel a peu de chances d'épaissir? C'est l'absence de gras dans le lait écrémé qui fait que la chimie est altérée. Un truc, si vous voyez que votre béchamel n'épaissit pas à la consistance que vous désirez est de faire une petite quantité de beurre manié (quantité égale de beurre et de farine) que vous ajoutez peu à peu à la béchamel pour qu'elle épaississe. N'allez surtout pas ajouter, en neige, de la farine... grumeaux assurés!
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En fin de repas, des ananas du Costa Rica (nous n'en produisons pas au Canada, je n'ai donc aucun remords).

Alors, tout est bien qui finit bien. Le temps était doux, le soleil radieux, le fond de l'air sentait la fin de l'hiver.
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Si vous voulez voir des photos d'une bande endiablée en carnaval, allez faire un tour chez Brigitte (café créole). Des photos à couper le souffle! Un rythme endiablé à Cayenne.



dimanche 18 février 2007

Montée d'adrénaline

Photos Gato Azul
Feliz me donne des conseils judicieux
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Pour passer directement à la recette inavouable, allez au titre Étape no 3 - Le pain sandwich.
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J'avais de l'énergie à revendre. J'ai sûrement été stimulée par l'amoncellement de neige à pelleter. Ça m'a mis en forme... furieuse? Entre les fantasmes d'ouvrir un nouveau blog Je dénonce, à commencer par le déneigeur qui fait une «job de cochon», le travail acharné avec la pelle quand on est prisonnière jusqu'a la taille de ce cauchemar blanc, les courses, les échanges sur la sophistique troisième vague, le dîner chinois, la préparation des victuailles, un peu d'intendance, la lutte acharnée pour sortir le bac à ordures pris dans la glace, l'effort surhumain de se rappeler - ils prennent les ordures cette semaine ou le recyclage? - le tri des ordures, le lavage des contenants plastique pour le recyclage... ad infinitum, ad nauseam, nous voici dimanche soir. Mais où passe donc le temps?
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J'avais des asperges du Pérou (achetées avant ma prise de conscience qu'il vaudrait peut-être mieux pour la planète que j'achète du local, même si cultivé en serre). Je n'étais pas pour les larguer par principe. J'ai donc fait avec. J'avais une double poitrine de poulet (locale), des oignons (ceux de mon escapade au marché en ville). J'avais des oeufs, de la ciboulette de mon jardin (congelée cet été après avoir été lavée et ciselée), des tomates (États-Unis), un plant de basilic, du jambon blanc, un concombre (États-Unis), du pain de mie (nouveau machin truc qui fait blanc mais est fait avec du grain entier), un reste de céleri qui était en péril de geler sur l'étagère du bas du frigo (faudra y voir, ça fait du gaspillage), du fromage à la crème Philadelphia de Kraft (light), de la mayonnaise commerciale... et j'avais le goût d'un sandwich. Retour en enfance? Besoin de comfort food? Révolte gastronomique?
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Au risque d'être bannie à tout jamais de la blogosphère culinaire, je vous donne la recette pour ce pain sandwich (voir étape numéro 3).
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Mais, comme j'ai dit, je suis en forme ... furieuse. Alors là, mon bon sens prend la fuite. Donc, voici un long billet sur mon après-midi en cuisine.
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Nous commençons avec les poitrines de poulet, si vous le voulez bien. Combien d'entre vous pochez votre poulet? Est-ce que je suis la seule au monde à le cuire ainsi? Pourtant, un poulet poché sera savoureux, juteux, tendre et, en prime, vous aurez un bouillon de volaille tout ce qu'il y a de plus santé qui compensera pour l'écart important (que dis-je, le dérapage!) que je vous ferai faire à l'étape 3.
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Étape numéro 1 - Pocher le poulet
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Dans une casserole munie d'un couvercle, mettre le poulet, quelques oignons entiers, une ou deux branches de céleri, du sel de mer et du poivre frais. Remplir d'eau au tiers, porter à ébullition. Réduire le feu pour que le liquide frémisse tout simplement, couvrir et laisser pocher le poulet pendant environ 15-20 minutes. Fermer le feu et laisser refroidir, couvercle sur la casserole avant de désosser.
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Étape numéro 2 - Faire un délicieux velouté d'asperges

Si vos asperges sont très fines, comme celles que j'avais, il n'est pas nécessaire de trouver le point faible et de casser l'asperge à cet endroit. Je les ai donc tout simplement coupées à la base pour retirer le bout. J'ai ensuite coupé en tronçons et j'ai réservé les têtes.

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Dans une petite casserole, j'ai mis un peu du bouillon de poulet maison et j'y ai placé les pointes d'asperges. Dans la casserole qui contenait le bouillon, j'ai ajouté les tronçons d'asperges, ayant pris soin de retirer le céleri (que j'ai jeté). J'ai par contre gardé les oignons.
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J'ai porté à ébullition le contenu des 2 casseroles. Lorsque les pointes d'asperges ont été cuites, je les ai mises de côté dans une assiette - elles serviront de garniture. Lorsque les tronçons d'asperges ont été cuits, j'ai retiré du feu, laissé refroidir puis passé au robot culinaire pour en faire une belle purée de légume lisse, ajoutant le bouillon pour obtenir la consistance d'un potage crémeux. Si vos asperges sont ligneuses, songer à les passer au tamis.
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J'ai ensuite retourné le potage dans la casserole (comme j'avais bien calculé, tout le bouillon avait été utilisé pour le potage; sinon, j'aurais congelé le reste pour l'utiliser plus tard), ajouté une petite quantité de crème légère, rectifié l'assaisonnement et ajouté la garniture de pointes d'asperges.
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J'ai dégusté avec plaisir.
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Étape numéro 3 : Le pain sandwich (recette inavouable)


J'ai pris une jolie assiette de service rectangulaire en porcelaine et j'ai commencé l'assemblage.

J'ai ôté les croûtes des tranches de pain de mie. D'habitude, j'utilise 2 tranches de pain de mie, placées côte à côte. Ce nouveau pain a de plus petites tranches. J'ai donc utilisé 3 tranches.
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J'ai disposé ces 3 tranches sur le plat de service, beurré légèrement pour assurer l'étanchéité de l'assemblage, étendu un peu de moutarde douce, puis j'ai disposé des tranches de jambon blanc, m'assurant que je respectais le contour du pain.

J'ai recouvert de 3 tranches de pain de mie et j'ai réservé les croûtes dans un plat allant au four (voir étape 4 pour savoir pourquoi).

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J'ai étendu un peu de mayonnaise sur cet étage de pain, tranché le concombre finement que j'ai disposé sur le pain, salé, poivré et recouvert de 3 autres tranches de pain.
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J'avais préparé 2 oeufs que j'avais fait cuire dur, je les avais écalés, tranchés en rondelles puis j'y avais ajouté une bonne quantité de ciboulette ciselée. J'ai écrasé les oeufs en y ajoutant sel, poivre, un peu de mayonnaise pour lier. J'ai recouvert le pain de ce mélange puis j'y ai placé 3 autres tranches de pain de mie.
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Prochain étage, des tomates tranchées, salées, poivrées, des feuilles de basilic, puis 3 autres tranches de pain de mie sans croûte.

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J'ai coupé le céleri en dés fins, j'ai ajouté du blanc de poulet en petits morceaux, salé, poivré, lié avec un peu de mayonnaise et j'ai étendu sur le pain. J'ai recouvert de 3 tranches de pain de mie, sans croûte.
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J'ai alors préparé le glaçage car, vous le verrez, ça ressemble étrangement à un gâteau. J'ai pris 350 g de fromage à la crème léger que j'ai fouetté avec 2 cuillères à soupe de mayonnaise. J'ai glacé le dessus et les côtés du pain sandwich.
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J'ai ensuite décoré le pain de cerises au marasquin et de gherkins (cornichons) sucrés.
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Ce pain donne environ 8 portions. Idéal pour une fête d'enfants, ils seront étonnés par la nouveauté. À manger par petites bouchées aléatoires, tantôt un peu de sandwich au concombre, tantôt aux tomates, tantôt au poulet, tantôt au jambon, en alternant avec un peu de sucré, revenant aux oeufs. Bref, vous voyez le genre? Zizanie alimentaire totale.
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Il restait du potage aux asperges. Il n'en reste plus.
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Étape numéro 4 - Le pouding au pain
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Que faire avec toutes ces croûtes de pain de mie? Ou avec des restes de pain ou de brioche un peu rassis? Un pouding au pain.
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Pour la quantité de pain que j'avais en main, j'ai pris 4 oeufs que j'ai battus dans 600 ml de lait. J'ai sucré (au Splenda, mais vous pouvez utiliser du sucre blanc ou roux) au goût, ajouté un peu d'essence d'amandes, de la muscade et de la cannelle. J'avais un reste de mûres que j'ai éparpillées au travers des croûtes de pain que j'avais déchirées en petits morceaux. J'ai versé le mélange d'oeufs et de lait sur les croûtes de pain puis j'ai enfourné à 375F pendant environ 30 minutes. La recette traditionnelle spécifie des raisins secs, j'ai innové avec les mûres.
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Si vous avez une dent sucrée, ajoutez-y un filet de sirop d'érable. Servi avec un verre de lait glacé, le pouding au pain remplace agréablement le pain rôti-confitures comme petit déjeuner ou les sempiternels biscuits comme collation (expression d'un peu de dépit ... voir les biscuits chocolat-cajous de Mijo ... à faire damner!).
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Alors, que dire en résumé de cette fin de semaine d'émotions vives, de révolte, de frustration et quelquefois de colère impuissante? Peu importe le discours que l'on tient, politique ou philosophique, le bottom line est que l'ensemble de nos gestes individuels façonne une réalité collective. Pourquoi s'impliquer, pourquoi y réfléchir, pourquoi s'en inquiéter?

Comme le dirait la douce Catherine, parce qu'en fin de compte, tout se solde par l'amour.

Merci à mes compagnons blogueurs qui ont accepté d'échanger avec moi sur le sujet. Le calme est revenu.

samedi 17 février 2007

Le printemps reviendra?

Tulipes Grown in Canada, aussitôt rapportées à la maison...
Photos Gato Azul

Barbecues et chaises de jardin à la quincaillerie aujourd'hui...

Est-ce à dire que le printemps reviendra? Il faisait doux aujourd'hui et le fond de l'air sentait le mois de mars. Il me manquait des graines pour les oiseaux. Je suis donc sortie et j'ai flâné parce qu'il faisait si bon. Un baume sur l'hiver.

Tous ces billets sur la blogosphère à propos du Nouvel An chinois ont éveillé en moi une envie irrésistible de mets chinois. Manger ces mets à la maison est bien différent que de les manger au restaurant. En Amérique, il y a une quantité incroyable de produits chinois déjà préparés car l'engouement est fort.
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Un dîner chinois commence toujours par une soupe et la plus traditionnelle est la soupe won ton (en chinois cela veut dire avaler un nuage). Bouillon de poulet avec raviolis farcis au porc. Il existe déjà prêt congelé qui est excellent. C'est ce que j'ai choisi. Essentiel... les oignons verts tranchés. Saler à la sauce soya.

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Un repas chinois sans riz n'est simplement pas un repas chinois. L'Asie repousse la famine avec le riz car il est facile d'obtenir 2-3 récoltes par année.

Pour réussir un bon riz frit à la chinoise, il faut utiliser du riz cuit la veille afin qu'il ne colle pas lorsqu'on le frit au wok. Je n'en avais pas, j'ai donc utilisé du riz précuit du commerce, sachet d'assaisonnement inclus, auquel j'ai ajouté des oignons verts et des tomates-cerises coupées en quartiers.


Pour le sauté au boeuf et légumes, j'ai coupé des champignons de Paris en quartiers, des languettes de poivron rouge, des haricots verts et un oignon blanc en tranches épaisses.







Du boeuf coupé en languettes contre le grain, du gingembre frais et de l'ail. De la sauce soya...



Un peu d'huile dans le fond du wok et je commence avec les champignons...


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J'ajoute le boeuf, le gingembre et l'ail...




Puis les oignons...

kEnsuite les haricots et le poivron rouge...


kUne fois que tout est à point, j'ajoute la sauce soya.


Les Américains aiment les préparations sucrées et les restaurateurs chinois l'ont bien compris. Un plat usuel et essentiel au dîner chinois américain est fait avec des côtes de porc dans une sauce cassonade (sucre roux) et sauce soya. Voici la recette...

Côtes levées à l'ail

Ingrédients
  • 1 kilo de côtes levées (travers de porc)
  • 1 1/2 tasse d'eau froide
  • 3 c. à soupe de sauce soya
  • 1 1/2 tasse de cassonade (sucre roux)
  • 2 gousses d'ail
  • 1 c. à soupe de fécule de maïs
Méthode
  • Faire bouillir les côtes levées 15 minutes, jeter l'eau.
  • Ajouter la cassonade, l'eau, la sauce soya et l'ail.
  • Cuire à feu doux pendant 1 heure
  • Épaissir avec la fécule de maïs.
Pour ma part, j'ai utilisé des languettes de filet de porc et une sauce du commerce.
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Le dîner chinois traditionnel au restaurant prévoit aussi des egg rolls - qui ne sont pas les rouleaux de printemps - servis avec une sauce aux prunes. D'autres plats typiques : le poulet à l'ananas, le poulet Général Tao, le chop suey (sauté de poulet et de fèves germées), le chow mein (sauté de légumes et poulet), le poulet aux amandes, les crevettes panées sauce cerise, les won ton frits, la poitrine de poulet frit sauce citron... une liste sans fin!



Donc, à toutes et tous, bonne année du cochon (en espérant qu'il ne soit pas transgénique).


vendredi 16 février 2007

L'effet papillon

Photo Gato Azul
Morpho bleu

« La coïncidence est frappante », dit ce fermier américain. Nourri à la moulée provenant de grains transgéniques de Monsanto, le taux de fertilité de son troupeau de porcs de race baissait inexplicablement. Changement de moulée, recrudescence de la fertilité. (Source : Grands reportages, RDI, 15 février 2007).
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Qu'en est-il de la tentative de cette multinationale d'acheter les droits (et d'enregistrer des brevets) sur les porcs de la planète? Y a-t-il un lien? Aurons-nous des porcs transgéniques nourris à la moulée transgénique? Deviendrons-nous également transgéniques, si nous y survivons, évidemment? (cliquer ici pour voir un video européen sur les effets des OGMs sur la santé).
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Photo Wikipedia

Danaus Plexippus
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Il y a plusieurs années - oh, je dirais presqu'une vingtaine d'années - à l'automne, au début d'octobre, le champ que nous laissons en friche derrière la haie (au grand dam du voisin) était envahi de papillons Monarques (Danaus plexippus), un des plus gros en Amérique du Nord. Cet acre de terrain sauvage était le point de rassemblement pour ces papillons magnifiques qui entreprenaient un périple de plusieurs milliers de kilomètres pour aller hiverner au Mexique et en Californie, où le cycle de la vie recommençait, la prochaine génération faisant le trajet à rebours, magiquement, le printemps suivant. Lorsqu'ils partaient pour le Sud, il y en avait tellement que, circulant sur les routes, les voitures les heurtaient malgré elles et on pouvait ramasser leurs corps qui jonchaient le sol.k k

Photo Gato Azul
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J'ai ramassé ce Monarque sur le bord de la route il y a plus de 20 ans. Je le garde dans son cercueil de verre depuis.
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Puis, à toutes fins pratiques, il a disparu. La destruction des asclépiades, sa nourriture de prédilection et le berceau de ses larves, en est une cause majeure. La plupart des jardiniers considèrent que c'est une mauvaise herbe. Or, certains scientifiques (Losey et al ainsi que Jesse et Obrycki) disent que le pollen transgénique du mais Bt est nocif pour les larves du Monarque.
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Asclépiade commune
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Comment faire pour résister à la prolifération des OGMs ? (à lire absolument cet article sur l'OMC, les OGMs et et le spectre de la Domination Totale) Sommes-nous toutes et tous condamnés à subir le même sort que le Monarque?
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Certains adeptes de la théorie conspirationniste disent que les grands banquiers de la planète s'inquiètent... ils qualifieraient 80% de la population mondiale de «useless eaters» (des mangeurs inutiles).
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Frissons dans le dos.
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Pourquoi ne pas faire battre les ailes du Morpho bleu dans ce billet et initier une douce brise de prise de conscience sociale. Ensemble, ne pourrions-nous pas jouer d'ingéniosité pour mettre en oeuvre des solutions durables qui excluent la disparition des espèces? Si le battement d'ailes d'un papillon en Amazonie peut voyager autour de la terre en laissant des traces, le battement des ailes d'un papillon virtuel sur la blogosphère pourra sûrement en faire tout autant.

jeudi 15 février 2007

Un hiver ... de chien!

Photo : Gato Azul
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Commerce florissant à vendre. Stocks illimités.

Photo Gato Azul
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C'était hier. Voitures et routes sont enneigées.

Photo Gato Azul

Sur la route.

kImpossible de prendre un cliché sans flocons.

Photo Gato Azul
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Et il a neigé toute la nuit.
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Bientôt on ne retrouvera plus la mangeoire.

Photo Gato Azul
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Le vent a balayé la neige contre ma fenêtre.
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Photo Gato Azul

Le carillon est silencieux dans sa prison de neige


Photo Gato Azul
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Il faut pelleter maintenant.
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La lutte contre les bourrasques de vent commence.
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Post-scriptum du 17 février 2007 : Pour celles et ceux qui seraient tentés de trouver cet amas de neige féérique, enchanteur ou même charmant, ayez une pensée pour Alexandre Morin, ce jeune athlète prometteur d'une seizaine d'années, qui a disparu à Québec lorsqu'il est allé faire son jogging d'entraînement durant la tempête. Les chercheurs ont sondé les bancs de neige avec des bâtons depuis la tempête. Il fait un froid sibérien à Québec cette semaine. Il a été trouvé mort sous la neige aujourd'hui. Quelle perte, les mots n'arrivent pas à exprimer les condoléances à la famille et aux amis.

mercredi 14 février 2007

Bonne Saint-Valentin

Photos Gato Azul
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Dîner de la Saint-Valentin
Québec, 2007


Crème vichyssoise glacée
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Carpaccio de Saint-Jacques aux atocas
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Huîtres de Malpèque
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Saumon fumé sauvage de la Baie de Fundy
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Cailles aux bleuets
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Riz sauvage et pleurottes en casserole
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Photo des têtes-de-violon non disponible
(en mai, promis!)
Crosses de fougères ou asperges, beurre citronné
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Verdure mixte, sauce au bleu
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Fromages du Québec
kPaillot de chèvre et Saint-Honoré, de Portneuf
Oka, d'Oka
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Charlotte à l'érable
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Chocolats Laura Secord
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L'amour véritable ne se dépense point.
k
k
Plus tu donnes, plus il te reste.
k
Antoine de Saint-Exupéry

lundi 12 février 2007

Cieux d'hiver

The River Road, Cornelius Krieghoff, Galerie nationale du Canada
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Feliz m'a rappelé à l'ordre sans équivoque... Ma litière! miaulait-il. Ça tombait bien, j'avais besoin de prendre un peu de distance de la traduction en cours. Je suis donc partie au village - pardon, en ville - et regardez ce que j'ai trouvé sur la route...
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Photos Gato Azul
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Tout de suite, j'ai pensé à l'artiste du 19e, Cornelius Krieghoff, qui est synonyme avec les paysages d'hiver du Québec.
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C'était la Fête des neiges...
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Ce sont des percherons - chevaux de travail qui ont émigré au Québec avec les habitants de la région de Perche en France, au début 17e - regardez leurs bottes d'hiver en fourrure, et leurs grelots... Ils se trouvent beaux (et ils le sont). Nous ne devrions pas dire Orgueilleux comme un paon mais plutôt Orgueilleux comme un cheval.
k
Puis j'ai pensé à Gracianne et comment sa croix du Vexin m'avait fait me souvenir des croix de chemin en bois au Québec. J'ai donc traversé le village, passé derrière l'église en pierre des champs, typiquement québécoise...
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... longé la tête du lac...
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Ciel de fin d'après-midi d'hiver... le lac est enfin gelé. Ce n'est pas encore le coucher du soleil... attendez...
k
Voici une croix de chemin typique des croisées de chemin dans les villages et campagnes du Québec. Celle-ci a été faite, il y a bien bien bien des années, par mon grand-oncle, le frère de mon grand-père que vous avez déjà rencontré. Malgré les années, elle tient la route...
k
Ah, le soleil se couche sur la rivière...
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Alors? Vous croyiez que Krieghoff exagérait?

samedi 10 février 2007

Menu québécois pour la Saint-Valentin - Recette no 7

Photos Gato Azul
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Dans le langage des fleurs, l'Arum signifie panache ou beauté magnifique. Au Portugal, ces fleurs poussent librement, et on les trouve partout. Pays merveilleux.
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Voici quelques autres suggestions simples pour le menu de la Saint-Valentin. Les trois suggestions de poisson et fruits de mer - huîtres, pétoncles et saumon fumé - que j'ai faites sont des choix santé, contenant du bon cholestérol et peu de glucides.
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Si vous avez le bonheur d'aimer un presque végétarien, comme moi, il vous faudra étoffer le service de fruits de mer et de poisson. Votre coeur vous saura gré de servir du saumon fumé sauvage de la Baie de Fundy, dans l'Atlantique, parce que ses oméga-3 combattent le mauvais cholestérol. Servir avec des rondelles d'oignon doux, des quartiers de citron et des câpres. Un bon pain noir (pumpernickel), beurré ou non, est le complément idéal.
j
Les cailles proposées, quant à elles, sont un excellent choix pour mon autre amour (ma mère) qui est allergique à tout ce qui vient de l'eau, salée ou non.

Des huîtres de Malpèque, courues par les connaisseurs qui s'y connaissent à travers le monde. Agréablement iodées, à servir presque glacées sur un lit de sel de mer, agrémentées de quartiers de citron.

Plateau de fromages du Québec. D'Alexis de Portneuf, au Saguenay, un Saint-Honoré (brie triple crème) et un Paillot de chèvre (mon préféré). Des moines d'Oka, une pâte ferme, l'Oka, un classique depuis plus de 100 ans.
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Et si vous avez choisi de ne pas retenir ma suggestion un peu farfelue de Charlotte à l'érable, un carré de chocolat termine bien le repas.
k
Y

vendredi 9 février 2007

Menu québécois pour la Saint-Valentin - Recette no 6

Photos Gato Azul
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Je ne ferai pas ici de dissertation sur l'érable et son produit dérivé, le sirop. Ce sont les Amérindiens qui ont appris aux nouveaux arrivants l'utilité de la sève de l'érable à sucre (Acer saccharum Marsh.) dont l'aire de distribution géographique est assez restreinte en Amérique. Au printemps, quand les jours sont doux et les nuits fraîches, les Amérindiens la récoltaient pour la faire bouillir dans des contenants d'argile. Ils obtenaient alors le sirop qui était bu comme un breuvage sucré ou utilisé en cuisine. Le nom algonquin pour cette sève sucrée est sinzibuckwud, signifiant «tiré du bois». Il faut 40 litres d'eau d'érable pour produire un seul litre de sirop. Deux autres érables produisent également du sirop, l'érable argenté et l'érable rouge, mais leur sève contient moins de sucre.

Un des premiers tableaux peint par mon beau-frère de sa fille, ma filleule.
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La recette que je vous propose provient de l'Ambassade du Canada à Moscou et est tirée d'un livre de recettes canadiennes compilé par Laura Secord, entreprise chocolatière reconnue au pays. C'est une adaptation de la Charlotte russe qui met le sirop d'érable en vedette plutôt que des fruits.
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Charlotte à l'érable

Ingrédients (pour une armée)
  • 1 enveloppe de gélatine sans saveur
  • 1/4 tasse d'eau froide (mesure impériale - en mesure métrique, 55 ml)
  • 1 tasse de sirop d'érable du Québec, chaud
  • 1 pinte de crème épaisse, fouettée (mesure impériale - en mesure métrique, 1,136 litre)
  • doigts de dame
Méthode
  • Saupoudrer le gélatine sur l'eau et ajouter au sirop d'érable chaud dans une casserole
  • Cuire en mélangeant jusqu'à ce que la gélatine soit dissoute
  • Refroidir jusqu'à ce que la consistance soit celle d'un blanc d'oeuf non battu
  • Incorporer la crème fouettée
  • Disposer les doigts de dame sur les rebords d'un plat de service.
  • Ajouter le mélange de sirop d'érable et de crème.
  • Refroidir complètement avant de servir.

Cabane au Canada


Pour ceux qui comptent les glucides, voici quelques calculs rapides. 1 tasse contient 16 cuillères à soupe. La recette entière de la Charlotte contient donc approximativement 250 g de glucides. Intensément sucrée, elle sert facilement 10 personnes (et même plus!), vous donnant une valeur approximative de 25 g de glucides par portion normale. Vous pourriez songer à réduire votre portion à 15-20 g de glucides et être complètement rassasié, croyez-moi, car le sirop d'érable est très sucré. Le menu, jusqu'à maintenant n'a compris que les glucides du riz sauvage (environ 15 g pour 1/2 tasse), des bleuets dans la sauce pour les cailles (environ 7 g par personne) et de la pomme de terre dans la Vichyssoise (environ 4 g par personne). Le riz sauvage est un glucide à absorption très lente, ce qui contribuera à baisser l'indice glycémique du sirop d'érable, des bleuets et de la pomme de terre. Ne mangez qu'une caille, restreignez-vous à une demie Saint-Jacques, sautez le saumon fumé et les huîtres. Le compte de moité légumes, quart protéines et quart glucides devrait être bon (dixit ma diététiste). Buvez de l'eau Perrier plutôt que du Perrier Jouet et préparez des contenants pour envoyer les restes de la charlotte avec les convives. Quant aux lipides, traces d'huile d'olive dans le carpaccio, mauvais cholestérol du gras animal dans la Vichyssoise et les cailles et ne parlons pas de la sauce au bleu ni des fromages (sauf le chèvre, évidemment)! Ajoutez-y la chantilly et votre compte est bon pour le mois! Peut-être y aller du saumon fumé, des huîtres, de la pétoncle et laisser la caille de côté et vive le bon cholestérol?

Ouf! Rien n'est simple!


Après tout ce travail à la cuisine pour vous préparer des suggestions québécoises de dîner de la Saint-Valentin je fais relâche car j'ai été invitée à dîner ... au restaurant. Et non, pas chez McDo!

Un tendre merci à tous mes cobbayes-testeurs des recettes que je vous ai présentées. Ils ont été de bons joueurs. Petit avertissement... la sculpture Innue (anciennement appelées sculptures esquimaudes, du Nunavik) a été placée là comme gentil avertissement... cette recette mène droit à l'embonpoint.

k

L'amour véritable ne se dépense point.
Plus tu donnes, plus il te reste.

Antoine de Saint-Exupéry

Y

jeudi 8 février 2007

Charité bien ordonnée

Petites quantités de neige et il fait froid. On dirait que les saisons sont décalées d'un mois depuis quelques années. Un février qui m'a tout l'air d'un janvier. Même les oiseaux boudent les mangeoires.
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Malgré le froid, il m'a fallu sortir. Avec la sagesse des années, et l'expérience de la maladie, je fais plus attention. Jusqu'à récemment, les cache-cols étaient pour moi des objets venus d'autres planètes. Mais, maintenant, j'ai pris goût à la chaleur qu'ils me procurent et j'en ai une véritable collection. En plus de me garder au chaud, je m'en sers comme masque, respirant dedans comme tout à l'heure quand j'ai dû m'arrêter à l'hôpital.
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Et je porte des gants maintenant. Pas tant pour la chaleur qu'ils me donnent mais pour ne pas toucher les objets à l'extérieur. Nous n'avons pas d'épidémie de grippe sévère mais un autre sorte de microbe qui s'attaque au système digestif. Toutes les écoles de la commission scolaire ont été fermées pour qu'elles puissent être désinfectées. Ce n'est pas un microbe que je désire connaître! A faire spiraler dans une hypoglycémie sans fin.
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Les notions d'hygiène qui devraient sous-tendre la vie en collectivité se sont perdues dans la nuit des temps.
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Autres accoutrements qui sont venus s'ajouter au fil des années, le diffuseur et les huiles essentielles. L'hiver venu, j'étouffe et je respire difficilement. Le chauffage électrique assèche. Et j'ai ressorti les remèdes d'autrefois, le camphre de cette pommade analgésique, antitussive et décongestionnante. Au premier chatouillement dans le nez, j'en mets une touche à la naissance des narines. Décongestion immédiate. Si par malheur la grippe gagne sur moi, c'est le traitement choc. Le dos, la gorge y passent. En plus d'être bénéfique pour mes poumons, ça éloigne les microbes. Aucune possibilité pour moi de prendre quelque médicament que ce soit pour soulager les symptômes de la grippe. Ils provoquent tous de l'hyperglycémie qui vient s'ajouter à l'hyperglycémie déjà provoquée par la grippe. Et l'aspirine est proscrite. Vive l'acétaminophen.
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Et les vitamines, les protéines, les glucides et les soupçons de gras. J'ai trouvé des Vidalia. Ils remplaceront les oignons rouges pour la salade. Une russet de l'Ile-du-Prince-Édouard. Incomparable. Un contre-filet bien marbré. Un portobello (qui durera la semaine!).
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La sagesse veut que l'amour commence, tout simplement, par l'amour de soi.

mercredi 7 février 2007

Menu québécois pour la Saint-Valentin - Recette no 5


Les verdures
J'aime les verdures servies en fin de repas. Craquantes, vertes, fraîches, elles donnent bonne conscience que l'on fait attention à sa santé. Il n'y a aucun prana dans les légumes que l'on achète dans les grandes surfaces. Si vous avez déjà fait pousser des laitues dans votre jardin, des tomates sur votre balcon, des herbes à la fenêtre de votre cuisine, vous comprenez ce que je veux dire. Il y a une satisfaction indescriptible que de cueillir ce que l'on va manger, genre de communion. Et si l'immolation du légume est faite en toute reconnaissance du bienfait qui en découlera, cela devient presque sacré.
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Une laitue à feuilles tendres frisées fraîche du potager, une poignée de ciboulette se suffisent à elles-même. Ciseler les feuilles de laitue en julienne, ciseler la ciboulette, saupoudrer fleur de sel et poivre du moulin, arroser d'un filet de crème légère et bien mélanger. Voilà une recette de Maman qui n'a jamais été surpassée.k
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Mais, bon, c'est février.k
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J'aime faire un mélange dans la salade. Il y a, évidemment le mesclun ensaché mais il y a aussi d'autres alternatives. Une laitue Boston (laitue beurre) crémeuse, des épinards dans la force de l'âge, tout chiffonnés, une tomate jaune (la vraie pommo d'oro des origines), des tomates cerise pour leur rouge vibrant, un oignon rouge tranché en rondelles, voilà qui est appétissant!
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Comment habiller tout ce beau monde?
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Voici quelques idées, parmi les infinies possibilités, mis à par la méthode Lorenza De'Medici.

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Vinaigrette à la moutarde de Dijon
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Je trouve cette vinaigrette très bien adaptée pour les légumes qui ont du «corps» ou du «caractère». Avocats, endives, asperges blanches, tomates et basilic, coeurs d'artichaut, coeurs de palmiers...k

Il s'agit de faire une émulsion en utilisant une cuillère à soupe de moutarde de Dijon et de l'huile d'olive. Monter jusqu'à la consistance de la mayonnaise. En fonction du légume que l'on consommera, on peut aussi y ajouter une petite gousse d'ail réduite en purée. Saler, poivrer. Si votre moutarde est âcre, l'ajout d'une pincée de sucre ou d'une goutte de sirop d'érable ou encore d'une pointe de miel harmonisera le tout. Puis ajouter le vinaigre de votre choix. Vinaigre à l'estragon, au basilic pourpre, à la fleur de ciboulette ... toutes les déclinaisons sont réalisables.
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Une manière d'utiliser cette vinaigrette est de la verser sur de belles tomates bien mûres tranchées que l'on dispose alternativement avec de belles feuilles de basilic frais, de saupoudrer le tout de fleur de sel et de poivre noir du moulin. Bonheur.k

Je parle souvent de poivre noir du moulin. Voici le moulin à poivre que j'utilise, le tiroir est toujours plein de mignonette de poivre (je ne l'ai pas mis en lumière crue du jour... il faut ménager sa sensibilité... il a presque 100 ans).
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Il me vient de mon grand-père (l'auteur de Barbaro grandes oreilles). C'était son moulin à café. Mon beau-frère, lors d'une de ses premières visites chez nous et ne connaissant pas les airs de la cuisine, a moulu son café matinal dans mon moulin. Résultat prévisible, le café était poivré. Il m'en parle toujours aujourd'hui. Et j'en ris toujours.
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Vinaigrette au fromage bleu
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Lorsque je suis passée à Roquefort, on m'expliqua qu'il y a deux productions de fromage de Roquefort. Celle pour exportation aux États-Unis et la version domestique, la première étant nettement plus crémeuse, la seconde, plus friable. Il fut un temps aux États-Unis où presque chaque restaurant tenait un bar à salade. Une grande table où on assemble sa salade parmi un choix innombrable et quelquefois farfelu de légumes. Les Américains mangent leur verdure en entrée, à l'instar des Européens qui la consomment à la fin du repas. Dans ces bars à salade, une vinaigrette essentielle est la vinaigrette au fromage bleu. C'est plus une sauce qu'une vinaigrette et une seule cuillèrée (généreuse) de cette concoction sert à habiller toute l'assiette.
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Lorsque je fais cette sauce, je n'utilise pas du Roquefort mais, plutôt du Bleu danois, plus corsé.
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Ingrédients
  • 1 petite gousse d'ail, écrasée puis hachée menu
  • Vinaigre balsamique, 2 cuillers à café
  • Moutarde de Dijon, 1 cuiller à dessert
  • Crème fraîche, 250 ml (ou du yaourt nature?)
  • Bleu danois, 125 g
  • Vinaigre à l'estragon, 2-3 cuillers à dessert
Méthode

  • Mettre l'ail dans un bol à mélanger
  • Ajouter une bonne cuillère à dessert de moutarde de Dijon
  • Ajouter une 2 cuillères à café de vinaigre balsamique
  • Bien mélanger
  • Prendre une partie du fromage bleu (la plus moelleuse) et l'écraser dans le fond de sauce pour faire une pâte lisse
  • Ajouter la crème fraîche et bien mélanger
  • Ajouter le fromage bleu haché en morceaux généreux
  • Terminer la sauce en y ajoutant deux à trois cuillères à dessert de vinaigre d'estragon
Une belle laitue beurre, des oignons rouges en rondelles, des tomates cerise coupées en demies, un peu de vinaigrette au bleu pour remplacer les sempiternels antibiotiques, un steak de surlonge bien tendre de 2 cm d'épaisseur, bien croûté à la cuisson dans une poêle de fonte chauffée à blanc, intérieur bleu, tiède, saignant, chatouillé de fleur de sel et de poivre mignonette et une pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard en robe des champs, beurre salé fondant sur sa chair et brins de ciboulette ciselés fins parsemés ici et là, cuite à four très chaud pour que la peau soit bien craquante et croquante.
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Et l'Univers chante.

mardi 6 février 2007

Dialogue

Rosier de Mijo (voir le lien Je mijote pour connaître la jardinière)

Il y a eu de nombreux commentaires et, sans expérience, je ne sais pas tout à fait comment faire pour y répondre. Merci de votre participation. L'une des raisons pour lesquelles j'ai commencé ce blog c'est que je me sens isolée en travaillant à la maison et j'aime le contact humain. Donc, merci!


A Gabriella : les cailles devraient être délicieuses avec des myrtilles, ou des canneberges (ou des raisins). Je suis un peu chauvine quand il est question de bleuets... ;-)


A Catherine : oui, mon grand-père avait beaucoup de force de caractère et un bel humour aussi. Quand nous quittions la ville pour aller au chalet au début de l'été (3 heures de route) pour nous tenir tranquilles, il nous racontait des histoires dans la voiture. Sa série s'intitulait : Barbaro, grandes oreilles. C'était, en fait, du Rabelais qu'il nous racontait. L'azulejaria qui orne ma page est intitulé : Rabinocrobis car, enfant, je n'arrivais jamais à me souvenir qu'il s'appelait Raminagrobis (ou Rominagrobis quelquefois chez La Fontaine)... le Prince des chats.


A Elvira : nous sentons très bon, donc. ;-)


A JP : voici un lien au COAI (Affaires étrangères et Commerce Canada) vers une note sur les exportations à Bruxelles. Ils pourraient sûrement te mettre en communication pour te faire venir des spores. Si tu étais à côté, je te dirais : Arrête à la maison. La façade est bordée de ces fougères à l'autruche qui, au cours de l'été, atteignent facilement le 4 - 5 pieds (presque 2 mètres). C'est une de mes plantes préférées. Mais les plantes étrangères et les frontières...

A Rémi : en effet, l'origine et les influences importent peu... sauf que... je tiens toujours à indiquer lorsque la provenance est amérindienne car je trouve que trop peu de reconnaissance leur est faite pour leur accueil des «nouveaux arrivants» qui n'auraient pas survécu dans cet environnement sans eux.

Gracianne : j'adore ta recette de rillettes! (cliquer sur le lien Un dimanche à la campagne à droite) Lorsque je suis allée chez la diététiste plus tôt aujourd'hui, je suis arrêtée à la pâtisserie pour y prendre les doigts de dame dont j'ai besoin pour ma recette de dessert de la Saint-Valentin (une charlotte à l'érable). Ils y avaient des rillettes d'oie. J'en ai pris 50 g. Elles sentent BON!
Mijo : ton rosier est une absolue splendeur et le l'intègre dans mon billet. Si tu veux que je le retire, laisse-le moi savoir. Et j'ai ajouté ton blog en lien à droite. Tu as un beau sourire!

Menu québécois pour la Saint-Valentin - Recette no 4

Les accompagnements
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Le riz sauvage n'est pas du riz. Ceci dit, c'est une graine délicieuse et nourrissante au fin goût de noisette.
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L'histoire du riz sauvage en Amérique remonte très loin dans le temps. Les Algonquins et les Sioux l'appelaient manomen et le récoltaient déjà des centaines d'années avant l'arrivée des Européens. Les premiers explorateurs en dépendaient aussi pour se nourrir au cours de leurs voyages dans les terres sauvages plus au Nord.
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Plusieurs variétés de riz sauvage sont cultivées au Canada dont la zizanie des marais (Zizania palustris), la zizanie aquatique (zizania aquatica), la zizanie naine (brevis) et le riz sauvage du Texas. Le riz sauvage pousse principalement dans les eaux peu profondes en bordure des rivières et des ruisseaux et, dans une moindre mesure, dans les lacs, où le courant est relativement lent et constant.
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Voici une recette alliant le riz sauvage et des pleurottes (Pleurotus ostreatus) au goût de noisettes rôties, champignons qui poussent de la Gaspésie à l'Abitibi.
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Riz sauvage et pleurottes en casserole
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Vous pouvez utiliser du riz sauvage sec. Si c'est le cas, laisser tremper et cuire selon les instructions sur l'emballage. Il existe aussi du riz sauvage cuit à l'avance, en boîte de conserve. Cela réduit de beaucoup le temps de préparation et pour l'avoir essayé, je peux vous assurer qu'il est délicieux.
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Ingrédients (calculer 1/2 tasse de riz cuit par personne)
  • riz sauvage
  • huile d'olive et beurre
  • 180 g de pleurottes fraîches (pour 5 personnes)
  • 1 échalotte, hachée fin
  • sel marin et poivre du moulin
  • persil italien, ciselé
Méthode
  • Faire cuire le riz sauvage selon les instructions
  • Faire sauter l'échalotte puis les pleurottes dans l'huile et le beurre jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées
  • Mélanger avec le riz cuit, rectifier l'assaisonnement et mettre dans une casserole allant au four
  • Avant de servir, réchauffer la casserole puis terminer le plat en y ajoutant du persil italien (plat) ciselé
Crédit de photo www.passeportsante.net
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Les têtes-de-violon ne servent pas qu'aux musiciens. Ce sont les crosses de seulement deux variétés comestibles de fougères (Matteuccia struthiopteris et Osmunda cinnamomea). Vous ne seriez donc pas bien avisés d'aller cueillir les pousses de fougères dans vos jardins. Intéressant à savoir que dans le langage des plantes, la fougère symbolise la simplicité.
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Au début de la colonie, c'étaient les seuls légumes verts en début de printemps et ils étaient utilisés comme aliment tonique à la fin du long hiver rigoureux. Ils ont un goût délicieux qui allie celui des épinards et des asperges.
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La saison des crosses de fougères (têtes-de-violon est la traduction littérale de Fiddleheads, le nom que leur donnent les anglophones) est brève et survient au tout début du printemps. Durant le reste de l'année, il faut se les procurer surgelés et, en faisant des recherches sur Internet, j'ai trouvé que certains producteurs les exportent vers l'Europe.
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Crosses de fougères à l'autruche
(à défaut de têtes-de-violons, substituer par des asperges vertes fines)
  • Cuire les crosses de fougères à grande eau salée ou à l'étuvée pendant 8-10 minutes
  • Servir agrémenté d'un beurre salé fondu monté au jus de citron, ou avec une Hollandaise

Loin de moi l'idée de vous donner la recette pour la Hollandaise. D'ailleurs, lorsque je fais cette sauce onctueuse et citronnée, je ne mesure rien. Par contre, j'ai de l'aide à la cuisine. Voici mon instrument pour séparer le jaune du blanc.

L'hiver québécois ne sert qu'à une seule chose. Récupérer la Hollandaise ou la Béarnaise qui sont en train de tourner. La véranda enneigée à - 15 C est tout indiquée. Beaucoup mieux que le glaçon.

Et voilà, il ne reste plus qu'à ajouter un peu d'eau pour redresser le tout, et le tour est joué!


Troisième coeur k
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Elle : « Si tu étais un animal, lequel serais-tu? »
Lui : « Nao sou um animal. »
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La création de l'homme, Michel-Ange
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Dieu et Ève inspirant Adam

lundi 5 février 2007

Menu québécois pour la Saint-Valentin - Recette no 3

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Pour dissiper toute confusion sur ce que nous appelons ici, au Québec, le bleuet, il suffit de dire que son nom scientifique est Vaccinium angustifolium ou Vaccinium myrtilloides (encore une airelle - du mot portugais airella - comme l'atoca) et que c'est un fruit différent de la myrtille d'Europe (Vaccinium myrtillus). Les anglophones nord-américains l'appellent Blueberry. Notre bleuet n'a rien à voir non plus avec la centaurée bleue. Par ailleurs, à cause de la très grande présence de ces fruits dans la région du Lac St-Jean, ses habitants sont souvent nommés des «bleuets».
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C'est un petit fruit bleu foncé, mi-sucré, mi-aigre, très légèrement pâteux qui vit dans les tourbières et la taïga et qui était très prisé par les Amérindiens qui le préparaient d'innombrables façons. Cuit avec du maïs durant l'hiver, mangé avec des oeufs de saumon, en gâteau déshydraté ou converti en jus.
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Avec une réputation d'être très utile en médecine, il a fait l'objet de plusieurs études. Antidiarrhéique, anticolibacillaire, selon le dr Jean Valnet, il serait apte, comme l'atoca, à soigner la cystite provoquée par la présence accidentelle de E. coli dans l'appareil urinaire. Il semblerait qu'il pourrait également prévenir la dégénérescence maculaire, affection qui frappe 10 millions d'Américains et qui peut mener à la cécité. La feuille en décoction est réputée avoir une certaine activité antidiabétique, quoique cette dernière soit relativement faible et ne permette pas de se passer d'insuline ou des autres médicaments habituellement prescrits. Elle permettrait, toutefois, d'atténuer les troubles qui accompagnent cette maladie, notamment la rétinite et les angiopathies. Elle augmenterait, en outre, la résistance des capillaires sanguins.
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Source de vitamine C, de potassium, de sodium et de fibres, le bleuet renferme plusieurs acides tels l'acide oxalique, malique et citrique ainsi que des anthocyanides, ces derniers étant responsables de l'efficacité des bleuets à traiter les infections urinaires.
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Le bleuet est fragile. Le laver brièvement, si nécessaire, juste avant de le consommer.
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Enfants, à la saison des bleuets, nous raffolions des Grands-pères aux bleuets (cliquer ici pour la recette). Il serait totalement exclu pour moi d'en manger maintenant. Farine, sucre et bleuets, en quantités pantagruéliques, sont hors de question.
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Je vous propose donc, plutôt, une recette pour des cailles aux bleuets qui vous permettra de découvrir le goût exquis de ce petit fruit.
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Cailles aux bleuets
à défaut de bleuets, vous pouvez utiliser des Cranberries (atocas)
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Ingrédients (pour 4 personnes)

  • 8 cailles prêtes à cuire
  • 2. cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 25 g de beurre
  • 1 feuille de sauge fraîche ou 1/4 de cuillère à café de sauge séchée
  • sel marin et poivre fraîchement moulu
  • 2 cuillères à soupe de vin blanc
  • 250 g de bleuets
Méthode
  • Brider les cailles. Faire chauffer l'huile dans une cocotte et y ajouter le beurre. Faire dorer les cailles de toutes parts à feu moyen. Ajouter la sauge, le sel, le poivre et le vin blanc. Couvrir hermétiquement et laisser cuire pendant 30 minutes à feu très doux.
  • Après 30 minutes de cuisson, rincer les bleuets, ajouter aux cailles et laisser cuire encore 10 minutes.
  • Lorsque la cuisson est achevée, déposer les cailles sur un plat de service chaud après les avoir débridées et les arroser du jus de cuisson.

Deuxième coeur

Comme il arrive souvent dans la vie, j'ai mieux connu mon père après qu'il fut décédé. Homme grand, élancé, d'allure racée, il était peu loquace. Sa fleur préférée était le pavot rouge et, dans notre jardin, à tous les printemps, elle fleurit à profusion.


Je me souviens du jour à Lisbonne où, allant chercher ma soeur à l'aéroport, elle s'assit dans la voiture en me tendant un petit sac qui contenait un flacon de parfum transparent dont le bouchon était orné d'un pavot rouge. Instantanément, j'ai pensé : Tiens, Papa est là. Et nous sommes parties faire, toutes les deux, un bout de voyage merveilleux au Portugal, tout comme mon père nous l'aurait fait faire, tout comme il l'avait fait plusieurs fois en France quand il était vivant.
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Maintenant, il m'arrive souvent de trouver fortuitement sur le sol, aux alentours du Jour du Souvenir, ces petites fleurs rouges en feutre que l'on arbore pour commémorer les anciens combattants. À chaque fois, je souris en me redisant. Tiens, Papa est là.
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J'ai commencé à comprendre qui était mon père et quel était son code d'honneur - car s'il est un mot qui le définit bien c'est celui-là, honneur - en voyant le film Un hussard sur le toit, d'après le roman de Jean Giono. Tout comme Angelo, mon père était officier dans un régiment de hussards dont la devise était Honi soit qui mal y pense, la même que celle de l'Ordre de la Jarretière créée par Édouard III. Papa était éclaireur et, par le jeu du destin, il avait été retenu en Angleterre le 6 juin 1944, jour de débarquement en Normandie. Quand il débarqua, le lendemain, il dut passer par Caen. De ces années de guerre, rien ne fut jamais dit sauf de dire qu'il n'en parlerait jamais. Et jamais, bien qu'il fut en Europe maintes fois après la guerre, jamais n'a-t-il voulu remettre les pieds en Normandie, en Belgique, en Hollande ou en Allemagne.
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Comment un homme sensible, bon et droit, ayant vécu l'horreur et l'enfer que fut la seconde guerre mondiale, a-t-il pu vivre sa vie auprès de nous sans jamais trahir le serment qu'il s'était fait de nous protéger de ce cauchemar? Il n'en a tenu qu'à son sens de l'honneur et à sa très grande pudeur.
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Papa s'est éteint un 6 juin, quarante-cinq ans plus tard. Ce 6 juin 1944, le destin lui avait accordé un sursis et il l'utilisa pour revenir épouser la femme qu'il aimait, qui l'avait attendu patiemment durant toutes ces longues années de guerre, et pour fonder une famille qu'il a chéri et servi loyalement.
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Souvent quand nous, les enfants, étions impossibles et nous querellions, un soupçon de frustration s'éveillait en lui et il nous disait, sur un ton exaspéré : Mais Bon Dieu! Ne pouvez-vous donc pas vous entendre? Nous avons tout pour être heureux!
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Ni mon grand-père, ni mon père n'étaient des hommes qui se livraient facilement. Ils avaient, tous les deux, une pudeur et une réserve qui traduisaient leur sens de l'honneur et du respect de tous et de tout. Jamais n'auraient-ils été grossiers envers qui que ce soit et tout écart à cette règle était reçu dans un silence qui en disait long. Malgré l'infirmité et la douleur physique, et malgré la douleur morale, ni l'un, ni l'autre n'ont jamais sombré dans le cynisme qui aurait été la trahison suprême de ce qui les caractérisait le plus, leur force morale.
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Le jour du départ de ma soeur, avant de quitter le Castelo de Palmela, nous sommes entrées dans la chapelle. J'en suis ressortie sachant que si jamais je venais vivre au Portugal, je pourrais toujours le retrouver là, dans cette chapelle de Saint-Jacques, patron des chevaliers de l'Ordre de la Jarretière.
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Tapisserie de Portalegre, Pousada de Palmela
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If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In fields of Flanders

dimanche 4 février 2007

Menu québécois pour la Saint-Valentin, Recette no 2


La paternité de la Vichyssoise fait l'objet de discussions parmi les historiens de la gastronomie. La question de savoir si c'est une invention française ou si son origine est nord-américaine n'a pas encore été tranchée.
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Le chef Louis Diat, du Ritz-Carlton à New York, relate comment il a inventé ce superbe potage onctueux au goût suavement exquis que l'on sert glacé.
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Durant l'été de 1917, alors que j'étais au Ritz depuis sept années, je me suis rappelé du potage au poireau et à la pomme de terre de mon enfance, que ma mère et ma grand-mère préparaient. Je me suis souvenu comment, durant l'été, mon frère aîné et moi le rafraîchissions en y ajoutant du lait froid, et combien c'était bon. J'ai décidé de préparer quelque chose qui ressemblait à ce potage pour les clients du Ritz.
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A tout événement, l'innovation que constitue de servir ce potage froid revient à Louis Diat. Lorsqu'il est servi chaud, on l'appelle Potage Parmentier.
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Quand je pense à la Vichyssoise, il me vient souvenir de grandes sorties en famille lors de jours de fêtes où, inévitablement, elle figurait au menu.
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Ce qui étonne dans cette création culinaire est comment, avec quelques ingrédients de base usuels, on peut arriver à faire une chose si extrordinairement sublime.


Crème vichyssoise glacée


Ingrédients (pour 5 personnes)

  • 2 blancs de poireau, tranchés mince
  • 1 oignon blanc doux (Vidalia) émincé
  • 2 c. à soupe de beurre
  • 3/4 tasses de pommes de terre tranchées mince
  • 2 1/3 tasses de bouillon de volaille
  • Sel de mer et poivre blanc du moulin
  • 1 1/8 tasses de crème épaisse

Méthode

  • Faire revenir à feu doux les blancs de poireau et l'oignon émincé dans le beurre jusqu'à ce qu'ils soient ramollis (environ 8 minutes). Ne PAS les laisser dorer.
  • Ajouter les tranches de pommes de terre et le bouillon à la casserole. Saler et poivrer, au goût. Amener à ébullition et réduire le feu. Laisser mijoter 30 minutes.
  • Liquéfier au robot culinaire. Le mélange doit être absolument lisse et onctueux.
  • Rafraîchir et ajouter doucement la crème avant de servir.
  • Garnir de ciboulette ciselée et servir glacée.

Premier coeur

Mon grand-père maternel était fort et solide comme un chêne. C'est par lui que j'ai appris le bonheur de la musique classique et la sérénité des promenades en canot sur le miroir du lac, à la brunante, dans le silence de l'heure bleue.

Jeune, il s'était cassé la cheville qui avait mal été guérie. Toute sa vie, cette blessure le fit souffrir et craignant ne pouvoir travailler physiquement, il partit pour la ville étudier sa profession de pharmacien. Les longues journées debout au dispensaire le laissaient souffrant atrocement de la jambe et du dos. C'étaient les dimanche après-midis, lorsqu'il avait un moment de répit, que pour alléger sa souffrance, il s'allongeait sur le tapis de Perse, oreiller sous la tête, devant sa source de fierté, un radiophonographe Philips en acajou. Il écoutait de la musique classique. Alors, si je promettais d'être tout à fait tranquille, je pouvais écouter la musique avec lui. J'ai toujours le radiophonographe, que je chéris.

Il était travailleur et astucieux en affaire et, en plus de ses trois pharmacies, il menait une entreprise de distribution de médicaments. Ses pharmacies n'étaient pas dans des quartiers florissants et, lorsqu'il apprenait qu'une femme du quartier venait d'accoucher, il lui faisait livrer un colis de fournitures essentielles, de médicaments contre la douleur et, toujours, une boîte de chocolats, juste pour elle.

Cette belle sensibilité teintée de générosité, il la mettait à bon escient au service de tous les membres de la grande famille d'où il tenait ses origines. Il était toujours disponible et généreux, en toute discrétion, quel que soit le besoin.

Et il aimait voyager. Durant les années trente et cinquante, l'Amérique du Sud, l'Europe, les États-Unis, voyages d'où il rapportait des merveilles et durant lesquels il choyait ma grand-mère, celle-là même qui était l'esprit de fantaisie incarné.

Toute jeune mariée et non préparée pour les tâches ménagères, mon grand-père fit un jour une remarque à ma grand-mère sur la qualité de la viande qu'elle avait choisie. Elle lui répondit, sans équivoque, Si tu n'aimes pas comment je fais les courses, peut-être préférerais-tu les faire toi-même? Ce qu'il fit. À chaque semaine, c'était lui qui faisait les courses, beau prétexte pour rendre visite aux marchands du quartier. Elle, de son côté, se concentra sur la décoration de la maison et l'organisation des fêtes et de la vie sociale; elle se chargea aussi de l'éducation des enfants, aidée de sa mère et de sa tante qui vivaient avec eux. Mon grand-père aimait à relater (non sans un certain orgueil mal déguisé) comment elle l'avait rendu fou en exigeant de faire repeindre la salle à dîner trois fois de suite, parce que la teinte n'était pas exactement celle qu'elle désirait. Une fois achevée, c'était une merveille.

Un amour solide, respectueux, profond et loyal les unissait.

samedi 3 février 2007

Nourritures

Catalogue raisonné de l'exposition L'Art Gourmand,
Galerie du Crédit Communal, Bruxelles
(19 novembre 1996 au 23 février 1997)
ISBN 2-87193-242-5

Nature morte aux fruits et aux noix, avec mésange,
Jacob Samuel Beck, 1772
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Si vous pouvez mettre la main sur ce magnifique livre à propos de l'exposition L'Art Gourmand, ne ratez pas l'occasion. En prime, il y a de superbes recettes composées par des grands maîtres de la gastronomie (Bocuse, Troisgros, Guérard, etc.) spécifiquement en lien avec les tableaux de l'exposition. Quelques noms de recettes... Carpaccio de poulet de Bresse aux bégonias, Canard rôti à la purée d'olives vertes, Gelée de miel the thym citronnée aux fraises, Potage froid de homard...
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Tout ce que nous vivons, tout ce que nous regardons, tout ce que nous entendons, tout ce que nous lisons est de la nourriture et laisse des traces. À preuve, cette photo par Masaru Emoto d'une micromolécule d'eau. Il suffit de voir la photo d'un cristal d'eau d'un plan d'eau pollué, et la désintégration subséquente de son harmonie et de son équilibre, pour comprendre ce que j'avance.
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En parallèle, je pense toujours à mon jardin d'herbes. J'aime qu'il soit près d'une porte donnant accès à la cuisine car j'ai horreur de suivre un long parcours pour aller chercher de la ciboulette quand je suis aux fourneaux, quoique le petit sentier d'Olhar Feliz est charmant.
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Je n'aime pas non plus les jardins où on ne peut pas sentir l'herbe sous ses pieds, tout comme je n'aime pas avoir à sans cesse faire attention où je les pose.
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Partant du concept suivant, j'ai ma petite idée...
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Next... le choix des herbes...



Vous croyez que je pourrais faire appel à des extra-terrestres pour détourber? Ils font de si jolis agroglyphes.

vendredi 2 février 2007

Sans légende







jeudi 1 février 2007

Février


In Flanders fields the poppies blow
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If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
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John McCrae